Maître Habiba Touré

Communiqué de presse du 12/10/2017

 

 

 

 

 

 
L'Association des Amis de Laurent GBAGBO
 
regroupe des personnes de toutes origines et sensibilités
souhaitant faire connaître la personnalité et l'oeuvre de Laurent GBAGBO
 

 

L'onde de choc qui a fait suite au dénouement violent de la crise postélectorale de 2010 en Côte d'Ivoire et le transfèrement tout aussi inattendu du Président Laurent GBAGBO à la Haye ont suscité une vague d'émotion qui s'est exprimée à travers de vives protestations en Côte d'Ivoire, en Afrique et quasiment partout dans le monde. Cela a donné lieu à des initiatives nombreuses et variées d'amis et d'associations patriotiques ou panafricaines.

Tous ceux qui se reconnaissent dans les idées et l'action de Laurent GBAGBO se sont organisés pour réclamer sa mise en liberté. Scandalisés par l'image sordide et volontairement haineuse véhiculée à son encontre, mais aussi par la négation éhontée et caricaturale des efforts inlassables qu'il a déployés pour maintenir la paix dans son pays dix années durant, ils ont décidé de mutualiser leur volonté d'agir pour faire découvrir ou redécouvrir l'homme, l'intellectuel et le dirigeant politique.

Cette volonté a donné naissance à l'Association des amis de Laurent GBAGBO. Elle se propose de sensibiliser l'opinion publique partout dans le monde sur le caractère injuste et infamant des accusations portées contre sa personne et de rétablir la réalité des faits sur son oeuvre, mais aussi sur son rôle, pour aboutir à sa réhabilitation par-delà sa libération.

Un examen, même rapide, de son action politique montre que rien n'a jamais été assez cher pour Laurent GBAGBO lorsqu'il s'est agi de faire triompher par la voie démocratique le respect de la pluralité des opinions dans son pays. De la même façon, rien n'a été trop cher à cet humaniste de conviction quand il s'est agi d'associer les Ivoiriens de toutes origines à la construction d'un destin national commun. Visionnaire dans une Afrique qu'il souhaite ne plus être, pour le monde, une simple variable d'ajustement politique et économique, il a proposé une intense coopération à l'échelle du continent pour intégrer les économies et accélérer l'émergence d'une identité africaine qui manque aujourd'hui.

L'Association, par la voix de son bureau, de son comité d'honneur et de l'ensemble de ses adhérents, agit pour que soit rétablie la vérité sur la personnalité et sur l'oeuvre de Laurent GBAGBO, fort éloignée de l'image qu'on a désespérément tenté d'imposer.

Au regard de ce qui précède, il est évident que la place de Laurent GBAGBO n'est pas à la Cour Pénale Internationale. Le maintenir en détention comme c'est actuellement le cas demeure le plus sûr moyen de faire obstacle à la réconciliation en Côte d'Ivoire. Celle-ci ne peut en effet se construire que sur la confiance mutuelle.

Laurent GBAGBO est sans doute la chance de la Côte d'Ivoire actuelle, mais aussi de l'Afrique. Pourquoi ? Parce qu'à l'évidence il semble être le seul anticonformiste qui croit à un apport typiquement africain dans ce monde qui s'interroge sur son futur.

Dès lors, atteindre nos objectifs, à savoir sa libération et sa réhabilitation, contribuera à défendre les idéaux de dignité humaine et de vérité.

 

Raphaël DAGBO
Président de l'Association des amis de Laurent GBAGBO

 

 
 

Adhérer à l'Association des Amis de Laurent Gbagbo

 
 
 

Compte rendu de la Conférence-Débat du 8 juillet 2017 à Montpellier

"Laurent Gbagbo, quelle place dans le processus de réconciliation en Côte d'Ivoire ?"

 

Conference-debat Montpellier 8 juillet 2017

De gauche à droite : Jérémie Ziri, Bernard Genet, Raphaël Dagbo, Jérôme Toto Balou Bi, Alain Cappeau

 

Lieu de la rencontre : "La Gerbe", 19 rue Chaptal, Montpellier

 
 
RESUME DES INTERVENTIONS
 
Jérémie Ziri (introduction)
Une autre manière de faire de la politique
Faire de la politique autrement, sans craindre de sacrifier sa vie pour son pays, voilà un des enseignements donnés par le Président Laurent Gbagbo aux Ivoiriens. Certains de nos aînés sont morts pour l'avenir de la Côte d'Ivoire. La politique, c'est trouver notre voie, quelque chose qui nous ressemble. Il y a une soixantaine d'ethnies en Côte d'Ivoire ; le problème majeur qui se pose à nous aujourd'hui c'est : comment faire pour qu'elles continuent à vivre ensemble paisiblement ?
 
Raphaël Dagbo (présentation de l'Association des Amis de Laurent Gbagbo)
Expliquer à l'intention de l'opinion internationale qui est vraiment le Président Laurent Gbagbo
Laurent Gbagbo a voulu donner un contenu à l'indépendance nominale de la Côte d'Ivoire proclamée en 1960 : la souveraineté. Il a voulu que son pays choisisse, légitimement, son type de développement, à quel rythme, avec quels partenaires, bref qu'il ait son identité propre. C'est ce projet qui a déplu à certaines personnes, à certains intérêts. On a voulu l'arrêter par la force, mais on n'emprisonne pas une idée, ni une conviction, cet idéal présent dans la tête de chaque Ivoirien.
Les convictions du Président Gbagbo ont trouvé un écho très fort chez des personnes qui n'ont pas voulu laisser prospérer cette injustice. Pour soutenir Laurent Gbagbo et restaurer son image piétinée, nous avons créé l'Association des Amis de Laurent Gbagbo qui mène des actions en vue d'expliquer auprès de toutes les opinions, ici et dans d'autres pays, qui il est vraiment : un père, un humaniste, un homme d'état, un historien, un panafricain. Nous participons aussi à des actions initiées par d'autres organisations dont les objectifs sont proches des nôtres. Avec elles, nous luttons pour que Laurent Gbagbo soit libre, qu'il retrouve la plénitude de ses mouvements.
 
Bernard Genet
L'enseignement des "Réflexions sur la Conférence de Brazzaville" de Laurent Gbagbo
A travers le livre "Réflexions sur la Conférence de Brazzaville", Bernard Genet a découvert Laurent Gbagbo historien. Cet ouvrage va aux sources, aux textes officiels dans lesquels la pensée du colonisateur s'exprime en toute liberté. Au cours des différentes conférences qui se sont tenues, l'apport des colonies à la France apparaît clairement. Au cours de celle de février 1944 (Brazzaville), on voit que c'est la France coloniale qui a libéré la France métropolitaine : "La France nouvelle, c'est nous !". Le gouverneur du Tchad, Félix Eboué, un Guyanais, a soutenu le général De Gaulle et la France libre dès les premières heures. De Gaulle, avec le ralliement de ce territoire, devenait de fait chef d'Etat. La situation exigeant de donner plus de droits aux "évolués" - selon les termes utilisés alors -, la France cherchait ce qu'elle pourrait leur vendre dans le cadre de cet échange.
La victoire de Laurent Gbagbo en octobre 2000 a inquiété le pouvoir français, mais Lionel Jospin a temporisé. Orchestré par Dominique de Villepin, le rouleau compresseur s'est mis en route à partir d'avril 2002.
 
Jérôme Toto Balou Bi
La libération de Laurent GBAGBO, atout et pierre angulaire pour la réconciliation et la paix en Côte d'Ivoire
Voila six ans que Laurent GBAGBO a été déporté à la prison de Scheveningen. Les propos des temoins à charge eux-mêmes démontrent que les vraies raisons de sa déportation sont à rechercher ailleurs que dans de prétendus "crimes contre l'humanité". Alors qu'il a toujours milité pour la paix, que lui reproche-t-on ? Pour rappel, on lui a imposé des accords qu'il a lui-même demandé d'accepter. C'est lui qui a introduit la décentralisation en Côte d'Ivoire pour donner davantage de pouvoir aux départements et aux régions. Or dès 2002, il ne gérait plus que la moitié du pays avec, au sein du gouvernement, ceux-là mêmes qui avaient mis à mal et continuaient de menacer l'intégrité du territoire. Il a mis à contribution les ressources propres de la Côte d'Ivoire lorsque cela s'avérait nécessaire pour assurer dans de telles conditions un minimum de cohésion sociale. Au début de son mandat, en organisant le Forum de la réconciliation nationale (oct. - déc. 2001), il a regroupé toutes les forces vives de la Nation dans un dialogue public et inclusif. Toute sa politique, toutes ses actions ont impacté positivement la vie socio-économique du pays. C'est pourquoi Laurent Gbagbo possède tous les atouts pour amener les Ivoiriens à se parler afin de réconcilier la Côte d'Ivoire avec elle-même.
Comme lui-même [Jérôme Toto Balou Bi], de nombreuses autres personnes ont été torturées parce que considérées comme partisans de Laurent Gbagbo. Mais on attend vainement les résultats concrets des deux commissions mises en place par Alassane Ouattara pour mettre en oeuvre la "réconciliation" !
Guillaume Soro - qui fut protégé par Laurent Gbagbo - peut venir aujourd'hui en France, alors que Michel, le fils franco-ivoirien de Laurent Gbagbo, est interdit de voyage !
L'archevêque et Prix Nobel de la Paix Desmond Tutu a dit : "Il n'y a pas que la justice punitive... il faut dialoguer, réhabiliter chacun dans sa dignité". La réconciliation nécessite
la participation de tous.

 
Alain Cappeau (Conseiller du Président Laurent Gbagbo)
Les conditions d’une réconciliation politique sont-elles aujourd’hui requises en Côte d’Ivoire pour envisager un début de dialogue ?
Intervention résumée à partir de quelques extraits :
[Se réconcilier, c'est avant tout revenir à une idée de concorde].
Pour s’engager dans une démarche de réconciliation il faut que s’instaure en Côte d'Ivoire ce qu’on appelle une « Justice transitionnelle », c’est-à-dire que se mette en place un ensemble de mesures judiciaires et non judiciaires ayant vocation :
1/ à assainir une situation socio-politique existante,
2/ à faire libérer tous les prisonniers politiques incarcérés arbitrairement dans des culs de basse fosse du pays,
3/ à réintégrer avec de la compassion et de l’humanisme tous les réfugiés politiques ivoiriens de par le monde et,
4/ (ce quatrième point étant la conséquence des 3 premiers), à faciliter le processus de démocratisation du pays.
[Quant à la situation spécifique de Laurent Gbagbo, elle est dépendante] d'une procédure judiciaire inquisitoire engagée à la CPI à son encontre dans le but politique de l'inculper pour crimes contre l’humanité.
[La révolte précède la réconciliation.]
Dénoncer l’inhumain c’est se révolter, dénoncer les tueries, les viols, les charniers, les incarcérations arbitraires, c’est se révolter. Laurent Gbagbo a construit sa vie sur une philosophie de révolte citoyenne, il a toujours été un moraliste plus qu’un moralisateur, un résistant plus qu’un obéissant, il faut donc lui faire place nette pour que la seule réconciliation qui vaille se fasse, avec lui, devant le peuple, avec le peuple et pour un peuple expurgé de ses miasmes autoritaristes, c’est-à-dire de ceux qui aujourd’hui en lieu et place bradent le pays à la découpe.
Comment peut-on un instant croire que des individus qui se nourrissent de haine, de règlements de comptes, de rapine et de luxure, puissent être concernés par une idée de réconciliation, dont ils ne comprennent même pas, ni le sens, ni le besoin ? (...)
En son temps Soro lors d’une session parlementaire ne disait-il pas : «  la réconciliation doit se fonder sur le pardon, sur l’humilité, sur la repentance et l’acceptation des uns et des autres. Reconnaître une faute n’est pas un aveu de faiblesse (pourquoi ne le fait-il pas !) et demander pardon est plutôt une qualité », mais à qui s’adressait-il ? De qui parlait-il ? Avait-il été touché par la grâce ? Le pardon est une idée abstraite que seuls les utopistes réclament, il est l’instinct de défense des faibles ou des machiavéliques, c’est selon ! L’âme supérieure, disait Chateaubriand, n’est pas celle qui pardonne, c’est celle qui n’a pas besoin de pardon, et dans un processus de réconciliation on n’est pas là pour pardonner, on est là pour comprendre et réhabiliter autant que faire se peut. Le pardon n’efface rien, il ne supprime rien, il ne fait que stocker de l’amertume.
Une démarche de réconciliation suppose un dialogue politique inclusif et, si nous laissions Laurent Gbagbo en marge de cette opération, ça n’aurait aucun sens, pire ça serait contre-productif.
Je me souviens du Forum de la réconciliation engagé à la demande du Président Gbagbo en novembre 2001, j’y étais, et il y manquait un homme, pourtant invité au même titre que les autres, cet homme c’était Ouattara, où était-il pendant que se déroulait ce forum de la réconciliation ! Probablement au Burkina, en train d’enfanter un coup de Jarnac, en effet, 9 mois après nous étions en septembre 2002, et la suite, vous la connaissez.
Laurent Gbagbo n’était pas dupe de cette absence et voilà ce qu’il dira au terme de son discours de clôture : « J’aimerais dire à ceux qui peuvent encore penser à un coup d’Etat, ici ou là, que leur temps est passé. Celui qui tente un coup d’Etat ne sera jamais Président de République » ; dans ces propos prémonitoires, il faut comprendre ce que sous-entendait Laurent Gbagbo, celui qui tente un coup d’Etat ne pourra jamais être Président de la République car sitôt le coup d’Etat avéré, la République disparaît au profit d’une dictature, avec ses déviances comportementales, et il avait bien raison, ce qui devait arriver arriva. L’absent à ce forum de la réconciliation savait pourquoi il était absent et Laurent Gbagbo savait qu’il savait. (...)
En conclusion... ne soyons ni défaitistes, ni fatalistes, ni dupes de folles espérances, restons ancrés dans le présent en étant lucides sur ce que nous pouvons attendre des autres, même de ceux qui nous sont les plus chers.

 
DEBAT, PRINCIPAUX THEMES
 
- L'importance du devoir de mémoire dans le processus de réconciliation
- La nécessité de mobiliser toutes les forces, sans sectarisme, pour obtenir la libération de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et tous les prisonniers politiques, même si le concept de réconciliation (utilisé surtout dans le cas des pays africains) ne fait pas l'unanimité, en tant qu'objectif.
- Avec la CPI, on est en présence d'une procédure voulant écarter la question des élections de 2010
- Les suites de la pétition demandant la libération de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ; ses soutiens en Afrique
- Le rôle possible de la France et celui du Secrétariat Général des Nations Unies dans l'évolution de la situation du Président Gbagbo
- Comment le régime de Ouattara a essayé de faire obstacle à toutes les demandes de mise en liberté provisoire.

 
EN CONCLUSION
 
La réflexion sur la place de Laurent Gbagbo dans le processus de réconcilitation a été menée sous les angles suivants :
- L'apport de Laurent Gbagbo à la construction d'une Côte d'Ivoire démocratique le rend incontournable dans l'oeuvre de rétablissement de la cohésion sociale ;
- Laurent Gbagbo est un acteur essentiel pour la cause de la souveraineté des peuples et pays africains;
- Compte tenu par ailleurs du fait que le caractère chimérique de sa culpabilité a été largement démontré, un processus de réconciliation ne peut être qu'inclusif.
 
 
 

 


Asseyons-nous et Discutons :

Citations, Analyses, Réflexions et Paroles Fortes du Président GBAGBO

 

 

Découvrons en avant-goût la Préface, l’Avant-propos, la Critique de l’éditeur

Communiqué par l'auteur et son éditrice
 
Asseyons-nous et Discutons n’est pas un simple déroulé de citations, d’analyses, de réflexions, et de paroles fortes du président Gbagbo. Il est plus que ça. Il révèle sa pensée philosophique et politique. Ce qui a fait dire à Nadine Orego, éditrice à La Doxa Editions, que ce livre "a les allures d’une biographie." Analysant le contenu de cet ouvrage, Dr. Ahoué Djié écrit que Asseyons-nous et Discutons est le "fruit de la pensée" du président Gbagbo. Poursuivant, il explique. Ce livre "éclaire le lecteur sur la vision, les convictions et les ambitions de Laurent Gbagbo pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique autour des sujets majeurs que sont la santé, l’éducation, la solidarité et la démocratie."
 
Asseyons-nous et Discutons est un livre poignant. On y découvre "le parcours d'un homme aux mains nues mais au cœur armé de courage et de conviction, un homme qui, depuis sa jeunesse, a mené sans jamais faillir la lutte pour l'instauration de l'état de droit en Côte d'Ivoire et sur le Continent noir ; un homme qui a largement aidé son pays à entrer dans la modernité démocratique, mais aussi et surtout, un homme qui une fois élu et installé au pouvoir comme Président de la République, a été en butte à des forces rebelles appuyées par des intérêts étrangers." Analyse Me. Joseph Kokou Koffigoh.
 
Bien ficelé, Asseyons-nous et Discutons est "un instrument de VERITE, de COMBAT et de CRITIQUE.", analyse Dr. Ahoué. L’approche de cet ouvrage étudie, décrit, et explique l’homme Gbagbo par lui-même.
Livre pionnier dans ce type d’analyse politique en Afrique, il révèle plusieurs facettes de Laurent Gbagbo : sa pensée et sa philosophie politique, non seulement à travers son discours, mais aussi à partir de la perception que des penseurs, politiques, journalistes, chercheurs, intellectuels… ont de lui.
Asseyons-nous et Discutons est un livre dense en information. Il "pourrait servir de réservoir aux chercheurs pour agrémenter leurs travaux, quelle que soit la discipline. Les idées politiques référencées ont également l’avantage de canaliser l’utilisateur dans le tuyau de sa recherche ou de l’aider dans la construction des objectifs ou des hypothèses constituant la charpente des thèses à développer. Cet ouvrage représente donc pour les chercheurs et autres férus de l’écriture et de la philosophie politique une banque de données."
 
 Avant-Propos
 
"Gbagbo est un criminel", Médisance ! "Il  a perdu les élections", Mensonge ! Comme le dit un proverbe Africain "le mensonge donne des fleurs mais pas de fruits." Le mensonge, disait Maxime Gorki, "est la religion des esclaves et des patrons." L’écran de fumée s’est peu à peu dissipé. Les langues de plus en plus se délient. Elles critiquent la partialité et l’acharnement de la CPI. Qui l’eût cru, il y a à peine quelques années, quand, comme sous le colonat, le président Gbagbo était déporté nuitamment à La Haye ?
 
Pourquoi ce livre ?
Le discours de l’orateur étant sa pensée, ce sont "les mots" qui décrivent le mieux, l’état d’esprit d’un Homme. Ce livre est une compilation sélective des discours du président Laurent Gbagbo. Ce que son auteur avoue vouloir montrer, c’est le "fruit de sa pensée." Il éclaire le lecteur sur la vision, les convictions et les ambitions de Laurent Gbagbo pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique autour des sujets majeurs que sont la santé, l’éducation, la solidarité et la démocratie. Ces sujets sont, selon le président Gbagbo, les conditions du développement économique, politique et social durable de l’Afrique. L’entrée choisie par l’auteur est la force des mots, c’est-à-dire ses discours.
 
Quelle est la référence de ces discours ?
Les discours en apparence, sont peu de chose. Or les prohibitions, les rites et rituels qui les frappent, les circonstances dans lesquelles ils sont prononcés, les pensées autour desquelles ils s’articulent agissent comme un lien social. Leurs relations avec l’attente sociale et avec le pouvoir montrent qu’ils sont des éléments médiateurs entre sacré et profane, entre fusion et profusion d’un homme avec son auditoire. Dans L’Ordre du discours qui est la leçon inaugurale prononcée le 2 Décembre 1970 au Collège de France, Michel Foucault1 pose l’hypothèse selon laquelle "dans toutes les sociétés, la production du discours est à la fois contrôlée, sélectionnée, organisée et redistribuée par un certain nombre de procédures qui ont pour rôle d’en conjurer les pouvoirs et les dangers, et d’en maitriser les événements aléatoires, d’en esquiver (…) la matérialité." Pour Foucault en effet, les idées fortes du discours sont leur réalité matérielle, leur durée qui nous échappe, les pouvoirs et les luttes dont elles sont porteuses. Et à cela, quoi d’étonnant, puisque le discours, la philosophie l’a montré, tient son pouvoir d’une norme valable à un moment donné. Il est pour ce faire distingué et contrôlé. Le discours selon la psychanalyse n’est pas seulement un ensemble de significations contraignantes mais un vecteur d’instauration du lien social. L’histoire nous enseigne que le discours ce n’est pas seulement ce qui traduit les luttes ou les systèmes de domination, mais ce pour quoi on lutte, le pouvoir dont on cherche à s’emparer. Il faut donc prendre au sérieux la "force des mots."2
 
Dans l’Essai pour introduire en philosophie le concept de grandeur négative, Kant imagine un homme de dix degrés d’avarice qui s’efforce de douze degrés vers l’amour du prochain tandis qu’un autre, avare de trois degrés, et capable d’une intention conforme de sept degrés, produit une action généreuse de quatre degrés. Kant conclut que le premier est moralement supérieur au second. Peut-être devrait-on se soumettre à une semblable arithmétique des mérites pour juger la portée de Asseyons-nous et Discutons. Ce livre se situe, de toute évidence du côté de l’avare de dix degrés, et l’on aurait sans doute une appréciation plus juste de son mérite si l’on savait prendre en compte les intérêts économiques, politiques, militaires et diplomatiques dont il doit triompher. Ceci n’est jamais aussi vrai que lorsqu’un "petit rien" tente de battre en brèche un "grand tout," c’est-à-dire toutes les vilenies, les propagandes, les tartufferies médiatiques que les forces impérialistes ont imposées et imposent encore, dans le traitement de ce qu’elles ont appelé "la crise postélectorale en Côte-d’Ivoire."
Comme le disait le philosophe Michel Terestchenko, "Il n’est rien qui soit digne chez les grands esprits que la liberté qu’ils s’autorisent de prendre avec les opinions dominantes, nous perturbant jusque dans nos certitudes les plus assurées."
 
En tant qu’intellectuel, l’auteur de cet ouvrage proclame l’innocence du président Gbagbo et défend sa probité, mais qu’on ne lui dise pas qu’il critique la Communauté dite internationale. Tout au contraire, en discréditant le prestige de la CPI et de "l’impérialisme pénal," il se rend comptable de la vérité. Il ne met pas en péril la sécurité collective, mais réprouve l’injustice faite au président Gbagbo.
Le syntagme, "Asseyons-nous et Discutons" est une formule que Laurent Gbagbo n’a de cesse [de] répéter dans son combat pour l’avènement du multipartisme en Côte-d’Ivoire. Il fait le panégyrique de Laurent Gbagbo à travers son amour du dialogue, de la tolérance et de la paix. En effet, homme du terroir, Laurent Gbagbo depuis son combat pour les libertés, s’est inspiré du cadre anthropologique de l’arbre à palabre. Il s’agit à la fois, d’un lieu de discussions longues et houleuses, d’un lieu de la parole et de l’écoute. Comme le sablier n’existe pas en Afrique, l’arbre à palabre est le lieu privilégié des joutes oratoires, de la liberté d’expression, du respect et de la résolution des conflits. Asseyons-nous et Discutons, renvoie ainsi l’Homme au cœur du dialogue, de la tolérance, de la paix et de la concorde :
"C’est parce que nous sommes convaincus que la parole libère l’homme et qu’elle guérit que nous avons organisé le forum de la réconciliation en lançant à l’ouverture “dites seulement une parole et la Côte d’Ivoire sera guérie“."
Il renvoie ainsi à la passion indispensable à l’homme politique habité par une "vision" et des "convictions," faute desquelles il ne serait qu’un opportuniste, l’un de ces "hommes politiques professionnels sans vocation." C’est pourquoi "Séplou Gbagbo" agit toujours de telle sorte qu’il considère l’humanité dans la personne d’autrui toujours comme une fin et jamais comme un moyen. La "compilation" de ces discours n’est pas seulement un message destiné à être déchiffré, c’est aussi et surtout un produit, "une banque de données" que l’auteur livre à la fois à l’appréciation des intellectuels et du grand public, dont la valeur se définira dans sa relation avec d’autres produits moins rares, plus opposés. L’auteur offre ainsi à la postérité, avec une prodigalité infinie, la magnificence du "Woody de Mama." Sous ce rapport, ce livre est le point de cristallisation de la VERITE, du COMBAT et de la CRITIQUE.
 
Ce livre est un instrument de VERITE
Instrument de VERITE, c’est-à-dire, un outil qui exprime la conformité ou la fidélité d’une idée ou d’un jugement avec son objet, Asseyons-nous et Discutons, montre comment la conformité de ce que le président Laurent Gbagbo dit ou pense avec ses actes et ses actions politiques est irréfragable. C’est la "vérité des mots (…) tenus par lui-même." Mais les mots ne suffiraient pas pour exalter l’altruisme et l’humanisme du président Laurent Gbagbo, aussi l’auteur leur adjoint-il ses actes, la relation fusionnelle et quasi-charnelle qu’il entretient avec le peuple de Côte d’Ivoire. Il a fait passer le souci des Ivoiriennes et des Ivoiriens avant le souci de soi. En fait, malgré les menaces, les turpitudes, les humiliations, les pressions internationales ou son transfèrement à "Scheveningen–le camp de déportation des nègres insoumis," ce qui n’a pas changé chez le président Gbagbo, c’est son objectif ultime d’Homme d’Etat: la défense des intérêts de son pays.
 
Embastillé à Scheveningen, il a réussi par son charisme, par ses convictions et par l’esprit qui l’animent à fédérer une foule d’hommes et de femmes, de jeunes et de moins jeunes au-delà de la Côte d’Ivoire, en Afrique et dans le monde autour des idéaux qui l’animent et de son combat pour la dignité de l’Homme Africain. Comme le rappelle la formule de Richard Nixon, "le politicien suit le peuple alors que le peuple suit l’homme d’Etat." En effet, ce qui distingue l’Homme d’Etat qu’est Laurent Gbagbo des hommes politiques en terre d’Eburnie, c’est qu’il s’inscrit en permanence dans l’action et dans la responsabilité. Aussi, c’est parce que Laurent Gbagbo est un Homme d’Etat que l’Afrique digne le suit. Il est en outre, "un enfant des élections." N’étant ni héritier, ni coopté, c’est par le suffrage universel qu’il a conquis ses postes de responsabilité. Doté de l’arme de "la tranquillité," des ressources qu’il tire de "la lecture de la Bible" et de "la vigueur dans la résistance," c’est en combattant de la liberté et avec piété que Laurent Gbagbo affirme avec assurance : "nous irons jusqu’au bout."
 
Ce livre est ainsi un instrument de COMBAT
 
Comme instrument de COMBAT, ce livre à travers les discours de Laurent Gbagbo lève un coin de voile sur les travers de l’impérialisme pénal. En effet, c’est en Afrique, au début de ce siècle lors du "procès Procureur CPI contre Laurent Gbagbo" que l’impérialisme pénal a fait son entrée sur la scène mondiale. Voici venu le temps de l’expansion pénale internationale comme moyen sournois de pressions et de menaces, de la croissance économique comme principe d’accumulation, de domination économique et politique. Aucune considération éthique n’est autorisée à entraver la progression de la domination de l’idéologie libérale. Les principales égéries de ce capitalisme débridé ont fait leurs armes au FMI ou à la Banque mondiale. Mépris de la loi, justification de l’illégalité, éclatement des structures sociales sont leur mot d’ordre. Au contraire d’Alassane Ouattara ou de Nicéphore Soglo porteurs de la langue bifide, issue des institutions de la haute finance, "Gbagbo n’est pas sorti du pré-système-professionnel-politique du genre FMI." Il n’a pas été coopté par les loges. Il ne leur doit rien. La légitimité de son pouvoir procède de la volonté des Ivoiriens et des Ivoiriennes. Sa parole est "pure de tout mensonge (…) et limpide comme l’eau de pluie." Son Manifeste est taxé de révolutionnaire à tort alors qu’il est avant tout humaniste. Il proclame qu’il est venu le temps, que le Peuple Africain, longtemps bafoué dans son intégrité et dans sa dignité, manifeste sa volonté de progrès, pour que la pauvreté et la misère soient anéanties. Qu’il proclame sa souveraineté et son indépendance dans la gestion de ses ressources. Il sait que le chemin est rude, qu’il y aura des gens exténués ou résignés, mais il proclame que c’est à partir de la CPI que l’Afrique digne rompra "les chaînes de l’esclavage." Asseyons-nous et Discutons est ainsi un instrument de communication qui exalte la richesse intérieure et l’humanisme du prisonnier politique le plus célèbre de Scheveningen et une Ode à la Rédemption, c’est-à-dire un chant qui met l’accent sur le mystère du Salut du président Gbagbo : humilié et incarcéré injustement par la "justice" de l’Homme, mais racheté par Dieu qui lui rend la Liberté divine. "Séchez vos larmes" dit-il, et poursuivons le combat !
 
Ce livre est, par ailleurs, un instrument de CRITIQUE
 
Critique de la vilénie et de la tartufferie des politiques sans aucune consistance morale ! Critique de l’impérialisme sauvage et amoral qui presse, broie, aliène l’Homme et le transforme en objet!
Critique de l’injustice des institutions censées être de justice qui transforment l’innocent en meurtrier alors qu’elles flirtent avec les scélérats !
Critique du recours abusif à la guerre contre les dirigeants antisystèmes des petits pays.
En privilégiant les constances linguistiquement pertinentes de la pensée que sont les discours du Président Gbagbo, l’auteur déconstruit les artefacts, les narrations qui ont transformé de façon performative les réserves de la population occidentale en mouvement d’adhésion tous azimuts. En réalité, l’impérialisme est monté crescendo, de la diabolisation médiatique du président Laurent Gbagbo à la rationalité de l’intervention de la coalition économique, militaire, politique, diplomatique et pénale (rebelles-France-ONUCI) contre le régime de la Refondation. Il a commis une bassesse dans l’arrestation du président élu démocratiquement et dans son transfèrement à La Haye.
A tous les Ivoiriens et à tous les Africains, l’auteur de ce livre leur dit, "séchez vos larmes" car il y a lieu d’espérer dans ce présent qui pleure en des lendemains qui chantent. En effet, la flamme de l’espérance que le président Gbagbo a plantée dans leur cœur éclaire et éclairera encore de grands pans de leur vie et de celle des générations futures de sa lumière éternelle. Il est fondé sur un acquis de la conscience que rien, sauf le désastre de notre propre abjuration, ne pourra éteindre, la flamme de l’espérance qui éclaire nos cœurs.
Docteur Ahoué Djié
 
Préface

J'ai accepté de bon cœur de préfacer cet ouvrage de Monsieur Samen Feumba pour une seule et unique raison : c'est à cause et pour la cause de l'ex Président Laurent Gbagbo de Côte d'Ivoire dont des milliers de citations, analyses et prises de position, constituent le fil conducteur du livre de l'auteur.

On y découvre le parcours d'un homme aux mains nues mais au cœur armé de courage et de conviction, un homme qui, depuis sa jeunesse, a mené sans jamais faillir la lutte pour l'instauration de l'état de droit en Côte d'Ivoire et sur le Continent noir ; un homme qui a largement aidé son pays à entrer dans la modernité démocratique, mais aussi et surtout un homme qui une fois élu et installé au pouvoir comme Président de la République, a été en butte à des forces rebelles appuyées par des intérêts étrangers ; ils ont semé la guerre dans son pays, et l'ont divisé ; ce Laurent Gbagbo a, malgré ces courants contraires, œuvré de toutes ses forces pour réunifier son pays et ramener la paix, au point de faire diriger son gouvernement par l'un des chefs rebelles.

C'est hélas cet homme-là qui, après les élections présidentielles contestées de 2010 qu'il avait remportées suivant une décision motivée du Conseil Constitutionnel de son pays, a appelé à recompter les bulletins sortis des urnes pour éviter que ne se prolonge la contestation porteuse de tous les dangers.

Je peux en témoigner, puisque j'étais le Chef de la Mission d'Observation Électorale de l'Union Africaine.
Hélas, l'ONU dont la raison d'être est de promouvoir la paix dans le monde, a appuyé par des résolutions et par les armes l'ancienne puissance coloniale et les forces de la rébellion pour lancer un assaut final et meurtrier sur Abidjan. Les forces armées nationales ont résisté, mais ont été débordées par l'ampleur et la puissance de feu de la coalition. Il y eut des milliers de morts et le Chef de l'État, dont la résidence a été bombardée pendant qu'il s'y était retranché avec sa femme Simone, des membres de sa famille et des collaborateurs, fut capturé et déporté au nord du pays puis finalement livré à la Cour Pénale Internationale (CPI) où se déroule son procès interminable.

"Le temps est l'autre nom de Dieu," disait Laurent Gbagbo quand il était au pouvoir. Le temps aidant, des milliers de voix s'élèvent dans le monde pour sa libération, pour la libération du Ministre Blé Goudé, son jeune compagnon de lutte, celle de sa femme Simone Ehivet Gbagbo en prison elle aussi, mais en Côte d'Ivoire, et la libération des centaines de prisonniers encore détenus dans le cadre de ce qu'il est convenu d'appeler la crise post-électorale. Je fais partie de ceux qui mènent cette lutte de libération même si le combat ressemble à celui de David contre Goliath. Mais l'histoire nous enseigne que malgré ses petits moyens, la victoire est revenue à David. C'est toujours dans ce but que le célèbre et centenaire écrivain Ivoirien Bernard Dadié et moi-même avons lancé une pétition internationale que des millions de gens dans le monde se dépêchent de signer pour marquer leur solidarité envers Laurent Gbagbo, comme ils l'ont fait jadis en exigeant la libération de Nelson Mandela.

Le livre de Monsieur Samen Feumba, "Asseyons-nous et discutons," devient par là même un outil précieux pour connaître les pensées profondes de ce grand patriote panafricain qu'est le Président Laurent Gbagbo. Les mots forts et de sagesse qu'il prononçait tout au long de son parcours, comme opposant ou comme Chef d'État figurent largement ici, et témoignent de la hauteur et de la vision de cet homme que des forces obscures ont traîné et traînent dans la boue en l'accusant de crime contre l'humanité. L'humanité n'accepte pas ce procès partial unilatéral et injuste commandité par ceux qui ont bafoué les droits d'un peuple à vivre dans la paix.

"Asseyons-nous et discutons" est justement le slogan favori de Laurent Gbagbo, même confronté aux pires adversités. C'est un appel permanent au dialogue, qui démontre, s'il en était encore besoin, que l'accusé a toujours préféré le dialogue à la confrontation armée, la paix à la violence.

J'adresse mes plus vives félicitations à l'auteur le Docteur Samen Feumba et recommande son livre à tous ceux qui recherchent la vérité sur Laurent Gbagbo, au-delà des clichés colportés par l'ignorance ou les forces obscures.
 
Joseph Kokou Koffigoh
Avocat, ancien Bâtonnier,
Ancien Premier Ministre du Togo,
Président d’honneur de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme,
Ancien chef de la Mission d’Observation de l’Union Africaine
pour les Présidentielles 2010 en Côte d’Ivoire,
Ecrivain-poète.
 
Avis critique de l’Editeur
 
Le sens du dialogue est mis en avant dans cet ouvrage pour montrer toutes les phases de conciliations, des ratés, de dialogue et de contre-dialogue que la Côte d’Ivoire a tentés pendant de longues années jusqu’au soir de la crise post-électorale de 2011, qui s’est soldée par l’un des échecs sans précédents de la démocratie imposée en Afrique.
 
Asseyons-nous et Discutons est le choix qu’avait fait un homme, l’ancien président de la République de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, pour garder la nation unie et forte. Ce livre c’est aussi l’occasion d’analyser le jeu des acteurs : locaux, régionaux et internationaux.
 
Il a les allures d’une biographie.
 
Nadine Orego
Points de vente
 
Ce livre est commercialisé en France et à l’étranger à travers les réseaux de distribution de La Doxa Editions. En France, il est/sera disponible à Amalivre, Librairie L’harmattan, Librairie Présence Africaine, Librairie Terra Nova... A l'étranger vous trouverez ce merveilleux livre en Suisse, au Canada, dans les Dom-Tom, au Gabon, au Cameroun, au Congo,... Et dans le monde, vous pouvez vous en procurer via la vente en ligne sur le site internet de l’Editeur : ladoxa-editions.com, ou sur amazon.com, libraire.com, et fnac.com. Enfin, grâce aux réseaux Dilicom, vous pouvez commander Asseyons-nous et Discutons à tout moment chez les libraires.
 
Prix: €20 - $22 - FCFA13,000
La Doxa Editions
 
 
Conseils pour vos achats
 
Nous vous conseillons de compléter votre achat de ‘"Asseyons-nous et Discutons" avec l’ouvrage intitulé ‘"Les guerres secrètes antiGbagbo." Partant des postulats différents, et donc des angles d’attaque ou d’analyse distincts, ces ouvrages exploités ensemble donnent au lecteur une meilleure compréhension et une vue plus large de la ‘"uerre antiGbagbo" déclenchée dès l’accession au pouvoir en 2000 de ce souverainiste Africain de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle
 
Cet essai que nous vous recommandons, est pour certains, un livre de prédilection. Pour d’autres, ‘Les guerres secrètes antiGbagbo,’ qui par anticipation a abordé la catastrophe qui se produit en ce moment à la CPI, est l’un des meilleurs livres non pas descriptif, mais analytique de la crise Ivoirienne.
Extrait de la Préface de ‘Les guerres secrètes antiGbagbo,’
 
‘"Les guerres secrètes antiGbagbo’" a le mérite de mettre en évidence tout le mécanisme de la francafrique qui agit comme une entreprise de bandits de grand chemin avec un conseil d’administration présidé par le président Français, seul membre permanent.
 
Les détails croustillants des divers récits du livre constituent un vrai site web de la francafrique et révèle au monde entier les raisons profonde de la souffrance du peuple de Côte d’ivoire symbolisé par l’intraitable Laurent Gbagbo, nouvelle incarnation de l’espérance promise à l’humanité.
 
Dr. Ahoua Don Melo, ex-ministre et ex-Directeur général du BNETD,
Porte-parole du Gouvernement du Pr. Gilbert Aké N’Gbo
 
Autres Ouvrages
 
Vous pouvez aussi vous procurez sur Amazon.com, les deux dernières publications en Anglais de Dr. Samen. Exposing the evil deeds of darkness : Prosperity Gospel Churches in Africa dont la première édition a été publiée le 13 Mai 2016 et la seconde le 1er Avril 2017. Et Restoring Trust : What happened and what can be done, édité le 17 Mars 2017. Ces deux livres ont des fondements anthropologique, historique, et politique.
 
Exposing the evil deeds of darkness, pose de nouvelles bases d’analyse aux critiques très souvent faites aux églises de prospérité/de réveil. Il déconstruit ce "commerces spirituels’"en mettant en exergue la fibre magico-satanique sur laquelle ces "échoppes" s’appuient pour attirer des ouailles qu’ils aveuglent et appauvrissent culturellement, intellectuellement et spirituellement. Cet ouvrage montre que ce business dont Christ est le seul produit sur les étals, contribue au tassement mental des intellectuels (?), dorénavant incapables de produire une réflexion soutenue sur les questions de développement du Continent. Toutes leurs connaissances se résumant à quelques versets bibliques qu’ils psalmodient sans comprendre leur portée spirituelle, politique, juridique ou morale.
 
Le second, Restoring Trust, met en avant la destructuration des valeurs spirituelle, religieuse, politique, culturelle, sociale, de l’Afrique précoloniale, par les administrateurs/missionnaires esclavagistes-colonialistes. Pillage spirituel et culturel qui a vidé l’Afrique de sa spiritualité, introduit sur le Continent d’une part les fondements d’un faux Christianisme dont les excroissances sont la prolifération des églises satanistes ruineuses et d’autre part construit le soubassement du système de domination qu’ils perpétuent à travers les guerres et coups d’Etat, qui accélèrent les mécanismes d’exploitation du Continent.
 
Ces livres sont référencés dans certains think tank Américains comme Christian Research Institute. Ils font aussi partie des bases de données de certaines organisations comme Xenos, et sont exploités comme sources documentaires en Intercultural studies et en contextualization par des professeurs de certaines universités Américaines. Des pasteurs et des journalistes se sont aussi saisis de ces ouvrages. Certains Magazine comme World Magazine Group a publié un pan entier du premier livre comme lead article.
 
Ces livres seront-ils traduits en Français ? Sûrement. Pour répondre aux attentes de certains journalistes et lecteurs.
 
En collaboration avec
Me. Joseph Kokou Koffigoh
Dr. Ahoué Djié
Dr. Ahoua Don Melo
Nadia Orego
La Doxa Editions
 
1 Michel Foucault, L’Ordre du discours, Flammarion, Paris, 1971, p.11.
2 Reinhart Koselleck, "Histoire des concepts et histoire sociale," in, Reinhart Koselleck, Le futur passé. Contribution à la sémantique des temps historiques, Paris, EHESS, p.99.
 
 
 
  

Moi Habiba Touré, avocate de Laurent Gbagbo

Extraits d'une interview que nous vous invitons vivement à lire en entier sur NOFI
 
Par SK, pour NOFI
 
À seulement 34 ans, Maître Habiba Touré est une femme de tempérament. Depuis 2011, elle est l’avocate de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. Panafricaniste convaincue, éprise de justice et de vérité, elle assure également la défense de l’ex-première dame et de milliers de victimes de la crise post-électorale. Six ans après l’incarcération à la CPI de l’ancien chef de l’état, elle a accepté de revenir sur les circonstances de l’affaire politico-judiciaire françafricaine la plus sensible du XXIème siècle. Que s’est-il passé en Côte d’ivoire et quelles répercussions sur la situation actuelle du pays ?
Dans cet entretien, Maître Habiba Touré met fin aux spéculations et nous raconte les faits.
 
Avez-vous des craintes lorsque vous décidez de prendre cette affaire ?
Aucune. Je crois qu’il ne faut pas travestir sa lâcheté en prudence en faisant état de raisons X ou Y. Il faut être à la hauteur de ce qu’on dit. Plus jeune, j’ai fait pas mal de militantisme à travers plusieurs mouvements noirs. C’était toujours la même chose, on refait le monde dans un salon mais concrètement il n’y a rien. Ça m’a toujours posé problème parce que je suis une femme d’action. C’est bien de théoriser mais l’idéologie qui n’est pas suivie d’effets ne sert à rien. Le dossier du président Laurent Gbagbo était une occasion de montrer qu’on pouvait agir. Je me suis dit que si je ne le faisais pas, je ne pourrais plus me regarder dans une glace. Lorsqu’on est confronté à sa propre responsabilité d’agir et qu’on ne fait rien alors on est un panafricain en carton.
 
Comment la famille Gbagbo entre-t-elle en contact avec vous ?
J’avais déjà rencontré le président Laurent Gbagbo bien avant. Au moment de la crise post électorale, très peu de gens acceptaient de participer à des conférences pour expliquer ce qui se passait en Côte d’Ivoire. Il s’agissait de démontrer qu’il n’était pas quelqu’un qui s’accrochait au pouvoir. Il fallait expliquer juridiquement, avec des arguments que dans les faits il n’a pas perdu. C’était très compliqué car dans ces rencontres nous étions face à des sympathisants de monsieur Ouattara. Ils voulaient de toute façon qu’il soit le vainqueur, quoiqu’on en dise. Certaines conférences ont été annulées, c’était très violent. Malgré cela j’ai continué de le faire, c’était important. L’entourage du président à pu le constater et lorsqu’il a fallu constituer une équipe d’avocats, nous n’étions pas nombreux de toute façon, le choix était naturel.
 
Avec Lucie Bourthoumieux on vous a surnommé les « Gbagbo girls », quels rapports entretenez-vous ?
Je ne connais pas cette dame. Je n’ai jamais travaillé avec elle sur aucun des dossiers concernant la Côte d’Ivoire. Je pense que c’est plutôt une appellation qui émane de journalistes, mais qui ne correspond pas à grand-chose. Peut-être parce que nous sommes deux femmes, deux avocates, considérées comme pro-Gbagbo. Sinon, mon principal associé, dans le cadre de tous mes dossiers ivoiriens, est Maître Rodrigue Dadjé, qui est également l’avocat principal de madame Gbagbo. Nous essayons tous deux de mener le combat comme nous le pouvons.
 
« Pro-Gbagbo », est-ce un terme que vous assumez ?
Je pense que quand on veut dire « Pro-Gbagbo », c’est qu’il y a autre chose derrière. Parce que finalement, ce nom a tellement été sali que quelque part on vous y réduit. Mais je n’en ai pas honte. Si les gens veulent me considérer comme telle, ça ne me pose pas de problème. Tous ceux qui se revendiquent idéologiquement de Gbagbo sont panafricains, veulent mener un combat pour l’indépendance de l’Afrique et de la Côte d’Ivoire en particulier. J’ai toujours été, même en dehors du cas ivoirien, quelqu’un de panafricain. J’ai toujours été tournée vers tout ce qui concerne la conscience noire, c’est mon identité propre. Etant moi-même en partie originaire de la Côte d’Ivoire, je m’intéressais à ce qui s’y passait. Donc on nous attribue cette appellation comme ça alors que ce n’est pas tant l’homme, que l’ingérence française qui est condamnée. C’est en ce sens que je trouve le terme un peu galvaudé, bien qu’il n’enlève rien à ce grand homme. Laurent Gbagbo est un très grand personnage et je suis convaincue que l’Histoire le réhabilitera.
 
Avoir cette « conscience noire » vous a-t-il desservi dans votre exercice d’avocat ?
Etre une femme noire est difficile en France. Quel que soit le métier. Il faut être clair sur ce point. Mais je pense en même temps que ce n’est pas une raison pour ne pas se battre et réussir. Réussir pour nous mais aussi pour montrer aux plus jeunes que c’est possible. On n’est pas condamné à être footballeur ou chanteuse, on peut aussi être avocat, médecin ou ingénieur. Oui c’est difficile. J’exerce une profession où les jeunes afro-descendants issus de la diaspora sont rares. Les quelques confrères noirs que j’ai sont majoritairement originaires d’Afrique et sont venus poursuivre leurs études. Il faut reconnaître que les jeunes de la diaspora sont très peu endurants face aux difficultés. L’échec, en soi, n’est pas condamnable, c’est la renonciation, la résignation qui l’est. C’est dommage parce nous qui sommes d’ici connaissons les codes, ce qui se cache derrière des expressions ou des regards. Et c’est important de donner une autre image de nous. Surtout que lorsque vous retournez, en Côte d’Ivoire dans mon cas, les gens sont extrêmement fiers de voir des jeunes d’ici se battre pour le pays, pour le continent.
 
En tant qu’ivoirienne, comment votre entourage a pris votre implication dans cette affaire ?
Pour moi c’est d’autant plus compliqué que je fais partie du groupe ethnique qui est censé soutenir Ouattara. Les gens sont surpris et voient ça comme une trahison. Alors qu’en réalité, les vrais traîtres sont justement ceux qui s’étonnent de mon engagement, qui lui n’a jamais été ethnique. Je trouve que c’est bien le drame de nos communautés et de nos peuples. Je ne peux pas être panafricaine et tribaliste. C’est à mon sens contradictoire.
 
L’appartenance ethnique supposée est-elle marquée aujourd’hui en Côte d’Ivoire ? Oui. On part du principe que le nom révèle le parti politique que vous soutenez. En fonction de votre nom, on suppose que vous soutenez Bédié, Gbagbo ou Ouattara. La Côte d’Ivoire connaît actuellement un repli tribaliste. Pour un pays aussi métissé, c’est un rétropédalage, c’est n’importe quoi. Parce que ce n’est pas ça la Côte d’Ivoire, ça ne l’était pas avant les crises du moins. Mais cela est dû aux souffrances, aux violences, aux massacres qui sont intervenus. Il serait malhonnête de ne pas l’indiquer. Certaines personnes, en toute bonne foi, me disaient ne pas comprendre ce que je fais parce que Ouattara a gagné. Que Gbagbo s’accroche, et qu’il doit « dégager ». Face à ceux-là, si on réplique avec emportement, dans l’invective, on n’avance pas. Donc je pense qu’il y a cette pédagogie à faire.
 
Que se passe-t-il le 30 novembre 2011 ?
Pour comprendre cette date, il faut remonter un peu avant. En 2000, le président Gbagbo arrive au pouvoir à l’issue des élections présidentielles. En 2002, il y a la tentative de coup d’état avec les rebelles qui occupent la moitié du pays. De cela vont découler un certain nombre d’accords en vue des élections. La seule condition concernant les rebelles était leur désarmement. Car on ne peut pas aller aux urnes si la situation est instable. A chaque fois, le scrutin a été reporté parce qu’ils s’y refusaient. Première clarification : Gbagbo ne s’est pas cramponné au pouvoir. Mais les élections ne pouvaient pas se tenir avec la moitié du pays occupé par les forces rebelles. Pourtant, la communauté internationale, la France en tête, indiquait que le président Gbagbo repoussait volontairement l’élection par désir de se maintenir au pouvoir. Finalement, on va le contraindre à organiser le scrutin, alors que les armes circulent toujours. Un rapport émanant des Nations-Unies indiquent d’ailleurs que les rebelles se sont lourdement armés en vue des élections présidentielles. Un certain nombre de rapports ont également dénoncé que des partisans de Laurent Gbagbo originaires du Nord étaient maltraités, violés, agressés ou tués durant les élections de 2010. Deuxième clarification : Il n’y a jamais eu de résultats provisoires proclamant Monsieur Ouattara vainqueur. En effet, en principe, c’est la commission électorale indépendante (CEI) qui doit proclamer les résultats provisoires. Ces résultats doivent ensuite être confirmés par le Conseil constitutionnel qui proclame les résultats définitifs. Mais la CEI qui est majoritairement pro-Ouattara ne proclamera jamais de résultats provisoires. En effet, les commissaires centraux qui la composent ne sont pas parvenus à se mettre d’accord de façon consensuelle sur les résultats du 2nd tour. Certains souhaitaient intégrer des résultats régionaux qui donnaient Alassane Ouattara vainqueur avec 150 % des voix, tandis que d’autres trouvaient cela aberrant car c’était prendre en considération des résultats manifestement truqués issus du bourrage d’urne. Certains commissaires centraux, qui n’étaient pas acquis à Monsieur Ouattara, relèvent le problème. On ne peut décemment pas intégrer au décompte un procès-verbal avec plus de de votants que d’inscrits. Ils demandent le recomptage. Les autres maintiennent que ce n’est pas grave et refusent, en dépit du bourrage d’urnes évident. Gagner à 110% c’est scandaleux, gagner à 150% c’est aberrant. C’est ce qui va bloquer la CEI qui ne proclamera jamais de résultats provisoires. Bien des gens pensent qu’en 2010, la Commission Electorale Indépendante a proclamé des résultats alors que c’est faux. Cela n’a jamais été le cas, car du fait du blocage, les procès-verbaux ont été transmis au Conseil Constitutionnel qui devait proclamer les résultats définitifs après avoir examiné les recours des candidats.
 
Le mandat précédent du président Gbagbo s’est-il déroulé dans un climat stable ?
Laurent Gbagbo n’a présidé la Côte d’Ivoire que 18 mois puis, suite à la tentative de coup d’état de 2002, le pays a été divisé en deux. Il s’est retrouvé avec des gouvernements d’union nationale avec un premier ministre qu’il n’avait pas choisi. Il y a ainsi eu près de 8 ans de cohabitation avec les rebelles. Dans quel Etat normalement constitué fait-on ça ? C’est n’importe quoi. Donc quand on le présente comme un dictateur, il s’agit soit de mauvaise foi, soit d’ignorance. D’abord, le terme dictateur en lui-même m’insupporte car il est réservé aux africains. Pourtant, dans l’actualité française, on a des députés qui sont restés en fonction pendant 30 ans, est-ce qu’on les présente comme des tyrans ? Non. On doit nous-mêmes apprendre à se respecter dans le choix de nos mots. C’est aussi pour ça que j’ai horreur de parler de « régimes » lorsqu’on évoque la situation de pays d’Afrique. Ils ne sont pas plus des régimes que les pouvoirs français, américains ou britanniques. En l’occurrence, lorsqu’on parle du président Laurent Gbagbo, il ne s’agit pas de dire qu’il est irréprochable, mais c’est quelqu’un qui est arrivé au pouvoir démocratiquement, sans jamais prendre aucune arme. Il est le père du multipartisme en Côte d’Ivoire, on n’a jamais vu un dictateur se battre pour ça. Il est arrivé par la voix du peuple et il veut repartir de la même manière. Voilà quelle était la position du président Laurent Gbagbo et la nôtre également.
 
Peut-on justement parler de « coup d’état institutionnel » ?
Oui. Si on revient à la crise post-électorale de 2010-2011, l’un des commissaires centraux, qui n’en est pas le président, prend des résultats régionaux non consolidés de provenance douteuse et vient devant les caméras de télévisions françaises dans l’intention de les dévoiler. D’autres commissaires centraux arrivent et s’opposent, car ces documents n’avaient pas été consolidés par la Commission Electorale Indépendante (CEI). Par ailleurs, cette manière de fonctionner ne correspondait pas au processus électoral qui avait été validé. Il était donc hors de question de faire croire à l’opinion publique que ces documents étaient les résultats de l’élection présidentielle puisque ce n’était pas le cas. C’est la fameuse scène où on voit un homme arracher des documents de la main de ce monsieur. Cette scène sera interprétée comme une énième tentative du président Gbagbo de confisquer le pouvoir. Mais ce qu’on ne dit pas, c’est que le monsieur qui s’apprêtait à lire de manière irrégulière des résultats non vérifiés et non consolidés, était un rebelle issu des rangs de Monsieur Guillaume SORO (Chef rebelle à l’époque).
En tout état de cause, la CEI avait jusqu’à minuit pour statuer après quoi elle était automatiquement dessaisie au profit du Conseil Constitutionnel. Ce qui est intéressant c’est que le président de la commission confirmera lui-même, à ces médias français que la CEI n‘avait pas encore arrêté les résultats de l’élection présidentielle. Ce qui désavoue l’initiative du précédent commissaire issu des rangs de la rébellion.
Finalement, n’arrivant pas à s’accorder sur les résultats provisoires, ils décident de rentrer et de revenir le lendemain pour rédiger le procès-verbal de difficulté. Sauf que le lendemain, le président de la CEI a disparu. On le retrouve finalement, tout seul, au QG de campagne d’Alassane Ouattara, avec des ambassadeurs occidentaux, en train d’annoncer la victoire de ce dernier et devant France 24 de surcroît. Si vous apprenez qui est le président de la république française via la télévision américaine vous allez y croire sincèrement ? Face à cela, le Conseil constitutionnel réagit en rappelant qu’il est en plein travail et que le nom du vainqueur ne peut encore être connu.
Je précise que normalement, le président de la CEI ne peut pas proclamer les résultats seul/ Tout d’abord il faut un procès-verbal contenant lesdits résultats. Deuxièmement, il faut que la commission centrale soit au complet et que chacun ait signé le procès-verbal. Ces conditions n’ont jamais été réunies. Il n’y a jamais eu de procès-verbal actant les résultats provisoires. Ce procès-verbal n’a pas pu être signés par les commissaires centraux puis qu’il n’existait pas. Donc on voit bien qu’il s’agit d’un hold-up électoral. C’est à partir de là qu’on entre concrètement dans la crise post-électorale.
 
Le spectre de la Françafrique apparaît précisément à ce moment là ?                                     Quand le conseil constitutionnel, après examen de tous les procès-verbaux, a proclamé le président Laurent Gbagbo vainqueur, on a vraiment vu le jeu et la puissance des médias français. A ce moment là, la françafrique a commencé à tomber sur le président en l’accusant d’être un dictateur, de s’accrocher au pouvoir et d’entériner qu’elle reconnaissait Ouattara. Donc maintenant en Afrique, c’est France 24 qui proclame les résultats des élections et non plus la commission électorale ou le Conseil constitutionnel ?Le président Gbagbo avait prêté serment et se préparait à poursuivre un autre mandat. Les pressions viennent de toutes parts. C’est à ce moment qu’il propose le recomptage des voix, afin de clarifier la situation pacifiquement, et sortir de cette situation de quasi-guerre. Les procès verbaux sont des triplicatas, la présidence en a un exemplaire, Alassane Ouattara également, ainsi que les Nations Unies. Pour prouver sa bonne foi, Laurent Gbagbo propose même de s’en référer aux exemplaires des Nations Unies. Toutes les instances refusent au prétexte qu’il serait injuste de recompter. Donc lorsque beaucoup de médias disent que la crise postélectorale est née du refus du président Laurent Gbagbo de laisser le pouvoir au profit de Ouattara, c’est faux. Il était prêt à s’en aller si on établissait qu’il avait réellement perdu l’élection mais ce n’est pas le cas. Cette crise a occasionné des milliers de morts du fait du refus catégorique de monsieur Ouattara de recompter les voix. Les armes auraient pu être évitées si on avait procédé au recomptage.
(...)
 

Comment et pourquoi Laurent Gbagbo se retrouve à la CPI ?

 

La CPI ouvre une enquête en octobre 2011. Elle affirme qu’il a massacré son peuple et qu’il doit en répondre. Après un mois et demi d’enquête, le 29 novembre de la même année, on transfere le président Laurent Gbagbo à la CPI. En 2013, l’audience de confirmation de charge débute. Le procès de Laurent Gbagbo commence en 2016. On lui impute la responsabilité d’environ 300 victimes, dont une centaine de morts mais pas les 3000 énoncés. C’est là qu’on s’indigne contre le bureau du procureur. Ils se moquent du monde ! S’ils sont véritablement animés par la volonté de rendre justice, la logique voudrait qu’on commence par les victimes des crimes les plus graves, les plus de 2700 morts. Comment se fait-il qu’ils laissent ça de côté pour prendre le président Laurent Gabgbo et l’emmener à La Haye à cause de 300 victimes pour lesquelles ils peinent à faire le lien avec le président Gbagbo ? Il y a un problème. Les familles des massacrés accusent pourtant les forces pro-Ouattara.

 
Pouvez-vous affirmer que de la destitution du président Gbagbo à son incarcération à la CPI, il n’y a aucun élément fiable pouvant le retenir en détention ?
Rien d’un point de vue judiciaire. Ce qui est intéressant c’est qu’on dit que la crise post-électorale a fait au moins 3000 morts – en toute honnêteté il faut multiplier ce chiffre au moins par cinq- donc dans l’esprit de tous, le président Laurent Gbagbo est transféré à la CPI pour répondre de ces 3000 morts. Or, le président Gbagbo n’a jamais été poursuivi pour cela. On lui reproche uniquement 4 évènements qui auraient occasionné 300 victimes. Et là encore, le Bureau du Procureur a les plus grandes difficultés du monde à démontrer un quelconque comportement criminel du président Gbagbo. En tout état de cause, les 300 victimes que le Bureau du Procureur tente d’imputer au Président Gbagbo ne représente que 10 % des victimes de la crise ivoirienne. On s’attendait à ce que la CPI poursuive les auteurs des massacres les plus importants. Il y a eu près de 1000 morts en une seule journée dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire ! Je suis forcée de constater que les auteurs des crimes les plus graves survenus durant la crise ne sont pas poursuivis. Il y a des vidéos, des photos, des rapports, et aucun mandat d’arrêt délivré. Il y a encore des milliers d’ivoiriens qui survivent dans des camps de réfugiés au Ghana, au Togo, au Bénin etc. C’est un constat affligeant et extrêmement grave parce qu’il n’y a rien de pire pour une victime que de ne plus croire en la justice. Lorsque vous n’y croyez plus, vous la rendez vous-même.
 
Dans ce cas pourquoi est-ce si long ?
C’est toute la question ! D’un point de vue factuel c’est absurde. Le procureur [Luis Moreno Ocampo] débute l’enquête en octobre 2011, en novembre 2011 il estime qu’il a suffisamment d’éléments pour délivrer un mandat contre le président Gbagbo. De l’autre côté, vous avez plus de 4000 victimes, qui accusent nommément Ouattara et ses forces armées, et qui réclament justice. Six ans plus tard, vous n’avez toujours pas délivré un seul mandat d’arrêt contre les personnes accusées. C’est énorme, c’est inhumain ! Mais quel média va en parler ? Pour la plupart des gens, l’affaire a été réglée le 11 avril 2011. En résumé vous avez le président Gbagbo, transféré à la CPI dans la précipitation en novembre 2011, qui a vu son procès débuter en janvier 2016, sans qu’aucune preuve sérieuse n’apparaisse. De l’autre côté, vous avez des milliers de victimes qui ont saisi la CPI pour dénoncer les crimes contre l’Humanité dont elles ont été victimes par les forces pro-Ouattara, et le Bureau du Procureur reste taisant. Un journaliste qui serait de bonne foi et qui aurait suivi tant la crise ivoirienne que le procès depuis le début, ne pourrait que s’interroger. Parce que le procès prend l’eau, ça na pas de sens. Et de l’autre côté vous avez des victimes qui développent une haine vindicative car le Bureau du Procureur de la CPI ne les prend pas en considération. C’est comme si pour être pris en considération il fallait accuser Gbagbo, sinon on ne vous écoute pas. On ne vous regarde pas. On ne vous voit pas. Voilà l’hypocrisie de ce système.
 
Quelle est la position de madame Bensouda ?                                                                             Elle nous dit de la laisser travailler. Il ne faut pas oublier le calendrier personnel de chacun. Le président Laurent Gabgbo est transféré quand Luis Moreno Ocampo termine son mandat de Procureur. Peut-être qu’il voulait partir en étant celui qui a transféré le président ivoirien à CPI. Dans le cas de madame Bensouda, je ne sais pas mais je suppose qu’elle aimerait peut-être terminer son mandat sur la condamnation de Gbagbo. Quand vous voyez dans quelle précipitation on l’a transféré, vous vous interrogez. Au-delà de la défense du président Laurent Gbagbo dont je suis l’avocate personnelle, de celle de son épouse Simone Gbagbo dont je suis également l’avocate, des autres membres de la famille dont le fils Michel Gbagbo ; je suis aussi l’avocat de près de 4000 victimes de la crise post électorale. Ces dernières ont clairement donné des noms et demandé à la CPI d’enquêter, mais le bureau du procureur gagne du temps.
(...)
 

 

(Surtitre de la Rédaction)

 
 

PROCES DE LA RECOLONISATION
Me Habiba Touré : « Le président Gbagbo n’a pas à subir les conséquences des moyens limités de la CPI »
 
Par Serge A. Badet
 
Maître Habiba Touré, l’une des avocats du président Laurent Gbagbo a craché ses vérités à la Cour Pénale Internationale (CPI) qui bafoue les droits du président Laurent Gbagbo qu’elle détient illégalement depuis plus de 6 ans déjà. « (…) La difficulté réside dans le fait que cela fait plus de 6 ans qu’il subit une détention provisoire alors qu’il est présumé innocent. Je vous rappelle que son procès fait l’objet régulièrement de suspension d’audience eu égard aux moyens limités de la cour. Lors de chaque suspension d’audiences, chacun retourne chez soi. Mais le président Laurent Gbagbo, lui, retourne dans son lieu de détention. Or, le président Laurent Gbagbo n’a pas à subir les conséquences des moyens limités de cette juridiction. Cela devrait donc aboutir à ce qu’on lui octroie une mise en liberté provisoire », a déclaré Me Habiba. Le conseil de Laurent Gbagbo s’est prononcé sur la récente sortie hasardeuse, synonyme de pleurs et lamentations des avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire. Dans une interview accordée à un confrère de la place, Me Habiba Touré a démonté les incohérences des avocats d’Alassane Ouattara qui disent et se dédisent face à l’évidence de la libération imminente du président Laurent Gbagbo, détenu injustement à la Cour Pénale Internationale. « Les avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire disent ce qu’ils veulent. Il ne leur revient pas de décider des modalités de la mise en liberté provisoire du président Laurent Gbagbo… On ne se mobilise pas pour quelqu’un que l’on croit coupable ! Cette mobilisation traduit le profond respect que bien des chefs d’Etat, d’anciens chefs d’Etat et des personnalités ont pour le président Laurent Gbagbo. Il n’est donc pas étonnant qu’elle déplaise à certains », a-t-elle asséné. Elle n’a pas manqué de lancer des piques au régime Ouattara qui a déployé de gros moyens et une grande débauche d’énergie pour le faire condamner. « Les traces de la rébellion et de la violence, et donc des troubles ne sont pas et n’ont jamais été celles du président Laurent Gbagbo. Je précise à mes confrères que sous la présidence de Laurent Gbagbo qu’ils se plaisent à salir, il n’y a jamais eu un seul camp de réfugiés ivoiriens dans toute la sous-région. Comment expliquent-ils que sous Ouattara, il y a des milliers de femmes, d’enfants et de personnes d’un certain âge qui vivent dans des conditions inhumaines dans des camps de réfugiés un peu partout en Afrique de l’Ouest. Qui donc contraint ces personnes à vivre en exil ? Les dernières mutineries ne sont-elles pas des troubles ? Quelle en est la cause ? », s’est-elle interrogée en guise de conclusion.
 
In : Le Quotidien d'Abidjan n° 2084, 8 juillet 2017
Via Abidjan.net, 8 juillet 2017
(Surtitre de la Rédaction)

 

 

Le Président Laurent Gbagbo

 

 

La Procureure Fatou Bensouda

 

 

 
Lu sur Facebook, le 1er juillet 2017 :
CPI. PROCÈS GBAGBO ET BLÉ. IL N'Y A PAS DE PREUVES, ET QUAND IL N'Y A PAS DE PREUVES...
 
" Si on m'accuse, je pense que c'est parce qu'on a des éléments de preuves pour m'accuser. J'attends donc de voir ces éléments de preuves pour les confronter à ma propre vérité, et vous jugerez.", disait le président Gbagbo le 05 décembre 2011 aux juges de la CPI (Cour Pénale Internationale) où il a été déporté le 29 novembre 2011.
Cela fait bientôt six ans que le président Laurent Gbagbo, la Côte d'Ivoire, l'Afrique et tous ceux qui s'intéressent à cette affaire kafkaïenne, attendent de voir les fameux éléments de preuves qui justifieraient le procès auquel nous assistons en ce moment.
Depuis le début de ce procès qui n'aurait jamais dû avoir lieu , nous assistons à un défilé de témoins présumés à charge, mais dont certains comme Sam l'Africain crient à la face de la cour que " cet homme n'est pas un criminel", quand d'autres comme Coulibaly Sinafê réclament ouvertement la libération du prisonnier, demandant aux juges l'autorisation de serrer la main de l'otage de Schevenigen, cette prison pour nègres indociles.
Bien entendu, nous sommes passés par les généraux des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) dont les témoignages plus courageux les uns que les autres, sont totalement à décharge. Il n'y a jamais eu de plan commun.
Les experts, ceux qui devaient venir clouer le bec à la défense et sceller le sort des deux prisonniers, le président Gbagbo et Charles Blé Goudé, n'ont rien eu d'autre à faire que de les innocenter car le mensonge ne peut prospérer dès lors qu'il s'agit de prouver scientifiquement ce qui été vendu à l'opinion pour justifier une guerre absurde.
Même Joël Nguessan, le secrétaire général adjoint et porte-parole du RDR, le parti d'Alassane Dramane Ouattara, a été mis à contribution mais n'a pas été en mesure, comme tous ceux qui sont passés avant et après lui, d'apporter le moindre élément de preuve, au-delà des incantations. C'est pourtant cet homme, Alassane Dramane Ouattara qui, instrumentalisé par ses maîtres français, a fait déporter le président Gbagbo dans cette cour coloniale de la Haye.
Où sont les preuves que le président Gbagbo attend toujours de voir ? Il n'y a pas de preuves, et quand il n'y a pas de preuves pour lesquelles la chambre préliminaire avait pourtant accordé six mois supplémentaires au procureur Fatou Bensouda en juin 2013 alors que les charges avaient été jugées insuffisantes, on libère les accusés. Il n'y a pas de preuves,
Alors, nous disons qu'il est temps de mettre fin à ce procès inique et d'aider plutôt les Ivoiriens à se réconcilier.
 
LIBÉREZ LE PRÉSIDENT GBAGBO ET CHARLES BLÉ GOUDÉ !

 

 

 

 


Le Président Laurent Gbagbo sème la désillusion dans le camp ennemi
 
Contribution de Feumba Samen
 
Ces dernières années, tout se passe dans les milieux "antiGbagbo" comme si on avait une armée de fourmis magnans à l’offensive. Une armée désorganisée ou défaite qui s’apprêterait à déplacer son nid et migrer en de longues colonnes serrées à défaut de reprendre le contrôle du territoire perdu. Cette image renvoie aux "antiGbagbo" qui semblent a posteriori faire une analyse intelligente de l’engagement de Gbagbo qui se battait pour restaurer la souveraineté de l’Etat de Côte d’Ivoire. Déjouant les plans néocoloniaux, infligeant "camouflet" aux rebelles et à tous ceux qui rêvaient [de] priver son pays de son indépendance.
 
Vaines prédictions
 
Perdant sur le plan militaire le 11 Avril 2011, le temps a rattrapé ceux qui avaient prédit sans craindre ni Dieu, ni le ridicule, la perte de Gbagbo d’une part, et l’"émergence" — empruntons leur mot fétiche — d’autre part, de la Côte d’Ivoire sous la houlette de Ouattara. L’un et l’autre point devraient être atteints avec la déportation de Woody. C’est ce que croyaient les Ivoiriens du bord colonial. Comme leur maitre, l’éloignement de Gbagbo devait permettre à Ouattara de gouverner sans guerre, ni grève, et sans mutinerie.
Mieux, la réconciliation nationale selon eux, devait se faire sans anicroche avec l’isolement de Gbagbo de sa terre natale et son bannissement de la Côte d’Ivoire. Cette perception du retour de la paix en Côte d’Ivoire cadrait avec ce qu’ils avaient annoncé lorsqu’ils avaient décidé de "sortir" le président Gbagbo selon Nicolas Sarkozy, pour le remplacer par Ouattara. A leur entendement, le départ de Gbagbo du pouvoir était un "préalable" à la solution de la crise.
 
La Haye, lieu de grâce
 
Faux pronostic. Puisqu’en dépit de la déportation de Laurent Gbagbo qui avait décidé malgré les menaces, le chantage et la corruption, de demeurer auprès du peuple qui l’avait élu, presque tous les indicateurs socio-économiques sont au rouge. Le pillage des fonds publics et des ressources naturelles institué en norme de gouvernement. La réconciliation au point mort. Et La Haye, devenue un lieu de pardon pour ses adversaires politiques ne désemplit pas. Ils y défilent depuis plusieurs années à la recherche de son onction et ses bénédictions.
Les imprudents qui s’étaient déclarés ennemis du président Gbagbo par peur du maître, abandonnant leur fonction institutionnelle pour certains, écumant les plateaux de télévision à l’international pour enfoncer ouvertement ou à demi-mot leur ex-patron, ont reconnu avec le temps qui est un "autre nom de Dieu" que Gbagbo est le dernier des grands souverainistes de l’Afrique du 20e siècle et le révolutionnaire des esprits Africains du début du 21e siècle. Certains ont même signé la pétition pour sa libération.
 
Redéfinition de la stratégie antiGbagbo
 
Constat que les officines de propagande de la cellule Africaine des "think tank" géostratégiques occidentaux ont fini par intégré[r] comme paramètres dans leurs analyses sur la Côte d’Ivoire. De la phase de la propagande "antiGbagbo" destinée à le dénigrer, les "chercheurs (?)" de ces boutiques à idées sont passés à l’élaboration d’un ensemble d’actions et stratégies pour influencer la pensée des Ivoiriens pour qu’ils adhèrent au plan anti-souverainiste de l’Afrique confié à Ouattara.
A cet effet, les média impérialistes ont axé leurs lignes éditoriales [sur] la diffusion des reportages dithyrambiques afin d’alimenter cet endoctrinement dévastateur. Mais leur tam-tam a sonné creux. De gigantesques manifestations et rassemblements populaires en faveur du président Gbagbo bien que incarcéré dans les geôles coloniales de Scheveningen sont organisés. Des panafricanistes lors de ces manifestations clament leur attachement au déporté. Ces actions qui ébranlent le monde, font réfléchir et changent les positions, sont néanmoins censurées par les journalistes des media aux ordres payés pas au résultat, mais au mensonge.
Ces tâcherons des rédactions, aujourd’hui comme hier, privent leur boîte à images [de] ces moments forts. Leurs plumes ne narrent pas les faits tels qu’ils se passent. Leurs micros plus que muet[s] ne donnent pas de la voix pour présenter les faits.
Malgré ce mutisme, rien n’a détérioré la détermination du combat des panafricains alignés derrière les idées politiques de Gbagbo. Des actions qui confirment que la thèse du tyran rejeté par le peuple n’a jamais prospéré. Et n’a convaincu que ceux qui se mentaient à eux-mêmes, construisant des mensonges sur des enlèvements inexistants, des charniers factices, des morts sans mort d’homme, une armée parallèle sans hommes de troupe ni officiers…
 
Le mythe Ouattara brisé
 
Heureusement pour ces journalistes qu’ils ne se relisent pas. La réalité de terrain en Côte d’Ivoire, la guerre des clans au RHDP, la guerre du trône, les vérités venant de la CPI, qui ont commencé à dissiper les mensonges les plus cruels et abominables entretenus depuis plus d’une décennie par l’occident en Côte d’Ivoire contredisent toutes les thèses et analyses erronées colportées par leurs medias et relais en Afrique. Ainsi, la mesure de l’arrogance de leur ton a baissé. Leur auto-reniement confirmé. Et le mythe du super-supra-économiste-démocrate Ouattara qu’ils ont vendu à ceux qui se laissent bercer d’illusion s’est brisé.
 
Berthold Brecht l’avait prédit
 
Seuls certains journaux Ivoiriens sanguinaires de l’extrême droite, Le Nouveau Reveil, Le Patriote, l’Expression, Le Mandat, l’Intelligent d’Abidjan… et accessoirement l’Inter et Soir Info, croient encore au miracle-Ouattara et aux contes "antiGbagbo" propagés depuis son accession au pouvoir en 2000.
De ce point de vue, tous ceux, Ivoiriens ou non, qui sont encore sous l’effet du "Bandji" intoxicateur de l’occident, correspondent parfaitement à la description du poète et dramaturge Allemand, Eugen Berthold Friedrich Brecht dit Bertolt Brecht (1898-1956) qui écrivait, "Le pire des analphabètes, c’est l’analphabète politique." Car "il n’écoute pas, ne parle pas… Il ne sait pas que le coût de la vie, le prix de haricots et du poisson, le prix de la farine, le loyer, le prix des souliers et des médicaments dépendent des décisions politiques… Il ne sait pas, l’imbécile, que c’est son ignorance politique qui produit la prostituée, l’enfant de la rue, le voleur, le pire de tous les bandits et surtout le politicien malhonnête, menteur et corrompu, qui lèche les pieds des entreprises nationales et multinationales."
 
Gbagbo enfonce le camp ennemi
 
Va-t-on dire que Bertolt Brecht, de sa tombe, ne voit pas ce qui ne se passe pas en Côte d’Ivoire ou ne l’a-t-il pas prédit ? En attendant d’y répondre, Gbagbo sème la désillusion dans le camp ennemi.
 
Source : Le Combattant, 26 juin 2017
(Surtitre de la Rédaction)