CPI - Les observations de l'équipe de Défense de Laurent Gbagbo sur

le mémoire remis par la Procureure

 

 

 

 

 

 
L'Association des Amis de Laurent GBAGBO
 
regroupe des personnes de toutes origines et sensibilités
souhaitant faire connaître la personnalité et l'oeuvre de Laurent GBAGBO
 

 

L'onde de choc qui a fait suite au dénouement violent de la crise postélectorale de 2010 en Côte d'Ivoire et le transfèrement tout aussi inattendu du Président Laurent GBAGBO à la Haye ont suscité une vague d'émotion qui s'est exprimée à travers de vives protestations en Côte d'Ivoire, en Afrique et quasiment partout dans le monde. Cela a donné lieu à des initiatives nombreuses et variées d'amis et d'associations patriotiques ou panafricaines.

Tous ceux qui se reconnaissent dans les idées et l'action de Laurent GBAGBO se sont organisés pour réclamer sa mise en liberté. Scandalisés par l'image sordide et volontairement haineuse véhiculée à son encontre, mais aussi par la négation éhontée et caricaturale des efforts inlassables qu'il a déployés pour maintenir la paix dans son pays dix années durant, ils ont décidé de mutualiser leur volonté d'agir pour faire découvrir ou redécouvrir l'homme, l'intellectuel et le dirigeant politique.

Cette volonté a donné naissance à l'Association des amis de Laurent GBAGBO. Elle se propose de sensibiliser l'opinion publique partout dans le monde sur le caractère injuste et infamant des accusations portées contre sa personne et de rétablir la réalité des faits sur son oeuvre, mais aussi sur son rôle, pour aboutir à sa réhabilitation par-delà sa libération.

Un examen, même rapide, de son action politique montre que rien n'a jamais été assez cher pour Laurent GBAGBO lorsqu'il s'est agi de faire triompher par la voie démocratique le respect de la pluralité des opinions dans son pays. De la même façon, rien n'a été trop cher à cet humaniste de conviction quand il s'est agi d'associer les Ivoiriens de toutes origines à la construction d'un destin national commun. Visionnaire dans une Afrique qu'il souhaite ne plus être, pour le monde, une simple variable d'ajustement politique et économique, il a proposé une intense coopération à l'échelle du continent pour intégrer les économies et accélérer l'émergence d'une identité africaine qui manque aujourd'hui.

L'Association, par la voix de son bureau, de son comité d'honneur et de l'ensemble de ses adhérents, agit pour que soit rétablie la vérité sur la personnalité et sur l'oeuvre de Laurent GBAGBO, fort éloignée de l'image qu'on a désespérément tenté d'imposer.

Au regard de ce qui précède, il est évident que la place de Laurent GBAGBO n'est pas à la Cour Pénale Internationale. Le maintenir en détention comme c'est actuellement le cas demeure le plus sûr moyen de faire obstacle à la réconciliation en Côte d'Ivoire. Celle-ci ne peut en effet se construire que sur la confiance mutuelle.

Laurent GBAGBO est sans doute la chance de la Côte d'Ivoire actuelle, mais aussi de l'Afrique. Pourquoi ? Parce qu'à l'évidence il semble être le seul anticonformiste qui croit à un apport typiquement africain dans ce monde qui s'interroge sur son futur.

Dès lors, atteindre nos objectifs, à savoir sa libération et sa réhabilitation, contribuera à défendre les idéaux de dignité humaine et de vérité.

 

Raphaël DAGBO
Président de l'Association des amis de Laurent GBAGBO

 

 
 

Adhérer à l'Association des Amis de Laurent Gbagbo

 
 
 
Par une décision du 9 février 2018, la Chambre de Première Instance I a ordonné à la Procureure de déposer un mémoire dans lequel elle précisera en quoi chaque témoignage et chaque document vidéo démontrent les différents chefs d’accusation.
La Procureure devra donc justifier de la pertinence des témoignages au regard des chefs d'accusation.
Le texte de la décision (en anglais) :
 
Voir aussi sur le sujet l'article de Fanny Pigeaud, Médiapart, 15 février 2017 :
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Extraits :
(...)
La procureure doit être bien embarrassée par la requête des juges : au fil des mois, les auditions de ses 82 témoins (elle en avait annoncé 138 au départ) se sont révélées désastreuses pour l’accusation, n’apportant aucun élément pertinent pour confirmer sa thèse et disculpant même bien souvent les deux accusés. Les juges semblent d’ailleurs proposer une porte de sortie à Fatou Bensouda : « Si la procureure a l’intention de retirer une partie ou toutes les charges (…),  elle devra soumettre une demande à la Chambre le plus rapidement possible », notent-ils.
 
Les trois magistrats indiquent en outre que la défense aura un mois pour faire part de ses observations, une fois que le mémoire actualisé de la procureure sera disponible. Là aussi, la Chambre, présidée par le juge italien Cuno Tarfusser, fait, entre les lignes, une suggestion : chaque équipe de défense, écrivent les juges, devra préciser si elle souhaite ou non présenter une requête pour un « no case to answer » – c’est-à-dire une demande de non-lieu au motif que la thèse de l’accusation est fragile et les preuves apportées insuffisantes – ou si elle souhaite présenter des preuves à son tour.
 
(...)
« On est arrivé à un tournant de ce procès, l’heure de vérité approche », commente une source à la CPI. La décision des juges constitue, en tout cas, un nouvel épisode inattendu dans cette procédure, qui a été l’objet de nombreuses manipulations et irrégularités avant même d’avoir été engagée. Et pour cause : comme l’a montré Mediapart, le dossier contre l’ancien président ivoirien est le fruit d’un montage politique, ayant impliqué, dès 2010, le procureur de la CPI de l’époque, Luis Moreno Ocampo, les autorités françaises et l’actuel chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara. C’est ce qui, en avril 2011, avait conduit Luis Moreno Ocampo à demander aux nouvelles autorités ivoiriennes de garder prisonnier Laurent Gbagbo alors qu’il n’avait aucune base légale pour agir de la sorte.
 
Deux ans plus tard, en 2013, l’ancien président aurait dû être libéré : deux des trois juges de la Chambre préliminaire de la CPI, Christine Van den Wyngaert et Hans Peter Klaus, avaient estimé que les éléments de preuve présentés par Fatou Bensouda ne pouvaient « en aucune façon être présentés comme le résultat d’une enquête complète et en bonne et due forme », et ne pouvaient justifier une inculpation. Mais, curieusement, la voix de la troisième juge, Silvia Fernandez de Gurmendi, ancienne collaboratrice de Moreno Ocampo, qui avait un avis opposé, avait primé. Au lieu de prononcer un non-lieu, la Chambre avait alors décidé, à la surprise générale, de donner une année supplémentaire à Fatou Bensouda pour qu’elle reprenne son enquête.
 
Une nouvelle anomalie avait marqué la suite de cette phase préliminaire : en 2014, alors que Christine Van den Wyngaert considérait les preuves apportées par la procureure toujours « insuffisantes », Hans Peter Klaus et Silvia Fernandez de Gurmendi avaient jugé qu’elles étaient devenues consistantes. Laurent Gbagbo avait été inculpé dans la foulée. Or, au moment de rendre sa décision, Hans Peter Klaus était gravement malade. À tel point qu’il avait démissionné quelques jours après l’annonce de l’inculpation de l’ex-chef d’État ivoirien. Il était décédé un mois plus tard.
(...)
 

Décès de Jean-Jacques Bechio Posté le 15/02/2018 - Par Admin 1 Actualités

Ancien ministre du Président Félix Houphouët Boigny, puis Conseiller d'Alassane Ouattara alors Premier ministre, Jean-Jacques Bechio a pris ses distances avec le RDR à partir de 2007. Il soutiendra dès lors le Président Laurent Gbagbo et sera à ses côtés lors du bombardement de la Résidence présidentielle en avril 2011. Violemment battu par les hommes de Ouattara, il est emprisonné pendant 20 mois.
Après une détérioration de sa santé, Jean-Jacques Béchio est décédé dans la nuit du 11 au 12 février 2018.
 

(Source photo : Abidjan.net)

 

MORT DIGNE et LIBRE !
 
Un autre serviteur de l'Etat, une autre grande voix qui a osé crier sa liberté, afficher ses convictions - et surtout pour cela je crois, vient de se taire définitivement.

Nous avons plus que le sentiment de plusieurs offensives contre tous ceux qui, depuis longtemps ou ces dernières années, ont revendiqué leur proximité avec le Président Laurent Gbagbo. Certains sont embastillés dans des conditions plus que crapuleuses, oubliés au fond de prisons insalubres au terme de décisions dignes d'une justice politicienne ; tout cela sous les yeux d'une certaine presse internationale jadis si loquace et donneuse de leçons d'humanisme ou de bonne gouvernance. D'autres sont inlassablement traqués. D'autres encore, comme Mamadou Ben Soumahoro, Paul-Antoine Bohoun Bouabré... et maintenant Jean-Jacques Béchio ont été condamnés quant à eux à mourir en "liberté", mais à mourir quand même. Il aura suffi de les paupériser impitoyablement, faute de ne les avoir pas éliminés physiquement au terme de tortures déshumanisantes.

Cette façon de faire de la politique devrait enfin réveiller la conscience de ceux qui attendent tout de rien dans la Côte d'Ivoire d'aujourd'hui. "Lorsqu'on est né, disait le philosophe, on est déjà trop vieux pour mourir." Mais il y a des morts dont les circonstances sont plus bruyantes que d'autres. Celle de Jean-Jacques Béchio en fait partie. Paix à son âme. L'association des amis de Laurent GBAGBO s'associe à la douleur de sa famille.

Raphaël Dagbo
Président de l'Association des amis de Laurent Gbagbo.
 

 


"Les yeux sur la balance", tel est le titre du nouveau livre de notre amie Sylvie Bocquet N'Guessan, auteur par ailleurs de : "Côte d'Ivoire, le pays déchiré de mon grand-père" (2012) et "Voyages croisés Lille-Abidjan : Agathe et Mathurin" (2014).
L'histoire se déroule dans l’ambiance d’une famille ordinaire où rien ne laisse présager les événements qui vont bousculer son quotidien.  Autour de cette famille, l'auteur met en scène des personnages d'origines diverses à l'image de la mosaïque culturelle de la région des Hauts de France. Elle évoque aussi le handicap et l'exil d'une ressortissante de la Côte d'Ivoire.
 
Le livre, publié aux Editions Nord Avril, est vendu 12 €.
 
 
 
Sylvie Bocquet a publié plusieurs nouvelles dans "Trait d'Union", le bulletin de notre association :
- "Octobre 2025" (Trait d'Union n° 1, p. 4)
- "Les tribulations du témoin Blébléba" (Trait d'Union n° 4, p. 6)
 
 
 
 

Sur "Le Media TV", Théophile Kouamouo revient sur un épisode tragique de l'histoire de la Côte d'Ivoire et un jalon dans sa lutte pour une réelle indépendance : du 6 au 9 novembre 2004, l'armée française a tiré sur des manifestants ivoiriens aux mains nues, faisant des dizaines de morts et de blessés.

Son intervention commence à 19.13 mn.
 

 

 

Journal du vendredi 9 février 2018
(https://youtu.be/QCD7YjQqWHA)

 

 

 


Par François Mattéi
 
L’épilogue du procès de Laurent Gbagbo à La Haye gravera dans le marbre l’échec annoncé du complot initié en Côte d’Ivoire en 2010 et 2011 par Nicolas Sarkozy, alors président de la République française, son ami Alassane Ouattara, actuel président de la Côte d’Ivoire, et Luis Moreno Ocampo, procureur à la Cour pénale internationale. Bien qu’il soit déjà écorné, le déclin du prestige de la France et de son influence, sur un continent où, depuis les conquêtes coloniales jusqu’aux années 90, elle régnait en maître, est déjà le véritable verdict prévisible du procès de La Haye.
 
Six ans après la première comparution de Gbagbo à La Haye, chronique d’une débâcle annoncée.
 
Lorsqu’il en percevra la dure réalité, et les conséquences probables, comment réagira Emmanuel Macron ? (...)
 
 
 
Le journaliste François Mattéi est co-auteur du livre "Pour la vérité et la justice" dans lequel il relate le fruit de ses entretiens avec le Président Laurent Gbagbo (Editions du Moment, 2014).