Maître Habiba Touré

Communiqué de presse du 12/10/2017

 

 

 

 

 

 
L'Association des Amis de Laurent GBAGBO
 
regroupe des personnes de toutes origines et sensibilités
souhaitant faire connaître la personnalité et l'oeuvre de Laurent GBAGBO
 

 

L'onde de choc qui a fait suite au dénouement violent de la crise postélectorale de 2010 en Côte d'Ivoire et le transfèrement tout aussi inattendu du Président Laurent GBAGBO à la Haye ont suscité une vague d'émotion qui s'est exprimée à travers de vives protestations en Côte d'Ivoire, en Afrique et quasiment partout dans le monde. Cela a donné lieu à des initiatives nombreuses et variées d'amis et d'associations patriotiques ou panafricaines.

Tous ceux qui se reconnaissent dans les idées et l'action de Laurent GBAGBO se sont organisés pour réclamer sa mise en liberté. Scandalisés par l'image sordide et volontairement haineuse véhiculée à son encontre, mais aussi par la négation éhontée et caricaturale des efforts inlassables qu'il a déployés pour maintenir la paix dans son pays dix années durant, ils ont décidé de mutualiser leur volonté d'agir pour faire découvrir ou redécouvrir l'homme, l'intellectuel et le dirigeant politique.

Cette volonté a donné naissance à l'Association des amis de Laurent GBAGBO. Elle se propose de sensibiliser l'opinion publique partout dans le monde sur le caractère injuste et infamant des accusations portées contre sa personne et de rétablir la réalité des faits sur son oeuvre, mais aussi sur son rôle, pour aboutir à sa réhabilitation par-delà sa libération.

Un examen, même rapide, de son action politique montre que rien n'a jamais été assez cher pour Laurent GBAGBO lorsqu'il s'est agi de faire triompher par la voie démocratique le respect de la pluralité des opinions dans son pays. De la même façon, rien n'a été trop cher à cet humaniste de conviction quand il s'est agi d'associer les Ivoiriens de toutes origines à la construction d'un destin national commun. Visionnaire dans une Afrique qu'il souhaite ne plus être, pour le monde, une simple variable d'ajustement politique et économique, il a proposé une intense coopération à l'échelle du continent pour intégrer les économies et accélérer l'émergence d'une identité africaine qui manque aujourd'hui.

L'Association, par la voix de son bureau, de son comité d'honneur et de l'ensemble de ses adhérents, agit pour que soit rétablie la vérité sur la personnalité et sur l'oeuvre de Laurent GBAGBO, fort éloignée de l'image qu'on a désespérément tenté d'imposer.

Au regard de ce qui précède, il est évident que la place de Laurent GBAGBO n'est pas à la Cour Pénale Internationale. Le maintenir en détention comme c'est actuellement le cas demeure le plus sûr moyen de faire obstacle à la réconciliation en Côte d'Ivoire. Celle-ci ne peut en effet se construire que sur la confiance mutuelle.

Laurent GBAGBO est sans doute la chance de la Côte d'Ivoire actuelle, mais aussi de l'Afrique. Pourquoi ? Parce qu'à l'évidence il semble être le seul anticonformiste qui croit à un apport typiquement africain dans ce monde qui s'interroge sur son futur.

Dès lors, atteindre nos objectifs, à savoir sa libération et sa réhabilitation, contribuera à défendre les idéaux de dignité humaine et de vérité.

 

Raphaël DAGBO
Président de l'Association des amis de Laurent GBAGBO

 

 
 

Adhérer à l'Association des Amis de Laurent Gbagbo

 
 
 
Sans relâche et depuis longtemps, le photographe Souley parcourt les manifestations et rassemblements de la diaspora ivoirienne et africaine d'où il a rapporté des milliers de clichés de "manifestantes et manifestants" en pleine action, saisissant leurs gestes sans même qu'ils s'en aperçoivent (ou bien trop tard !), donc sans apprêt ni pose.
Le livre "La déchirure" constitue une sélection présentée dans l'ordre chronologique (2010-2016) de tous ces moments dont le souvenir pourra être ainsi conservé par les générations futures.
Michel Galy, dans la préface intitulée "Paris sur lagune : cinq ans de chronique d'une insurrection panafricaine", retient tout ce qui fait l'unité de ces photos pourtant si disparates : "Comme dans les lignes de fuite des tableaux anciens, ce n'est pas le photographe que voient ces regards africains, mais bien la terre natale ivoirienne d'un côté, leur président exilé, embastillé à La Haye, mais indomptable".

 

 

 

 

 

 

 

Un exemple, à travers le détail d'une photo :

 

 

Détail de "Hommage à la Nation", de Souley

 

 

 


Evariste Méambly, député de Facobly, répond aux questions de Jean-Paul Oro et Blaise Bonsié, sur EventNews TV


Evariste Méambly dirige le groupe parlementaire "Agir pour le peuple" qui propose, pour apaiser les tensions en Côte d'Ivoire et contribuer à faire de l'objectif de la réconciliation une réalité, le vote d'une loi d'amnistie générale pour tous les prisonniers politiques de la crise postélectorale.

Pour plus de détails, voir notre article du 21 avril 2017 :
Rencontre entre le député de Facobly Evariste Méambly et des représentants de la CPI
 
Vidéo mise en ligne par Eventnewtv presse le 26 juillet 2017
Emission : "Les grandes questions d'actualité"
Durée : 36 mn


 





 

 


Interview de Maître Habiba Touré par Ben Zahoui-Degbou

Emission "Schéma directeur", chaîne de télévision internet BZD-tv

 

 
"Libération provisoire du Président Laurent Gbagbo avec maître Abiba Touré"
Mise en ligne le 28 juillet 2017 par Agence Glouzilet : bzd-tv
Durée :  50 mn
 
 

Suite au jugement de la Chambre d'Appel de la CPI du 19 juillet 2017 demandant à la Chambre de Première Instance de réexaminer la demande de mise en liberté provisoire formulée par la défense de Laurent Gbagbo, il a été demandé aux différentes parties de déposer leurs observations avant le 23 août 2017.
La date du réexamen n'a pas encore été annoncée.
(Source : presse)
 
 
  • Relation des faits, par Fanny Pigeaud
La question du maintien en détention de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo vient de donner lieu à une décision inédite à la Cour pénale internationale : la chambre d’appel de la Cour demande aux magistrats, qui avaient refusé en mars de le libérer, de réexaminer la situation.
(...)
Dans sa décision, la chambre d’appel ne remet pas en cause l’idée avancée par la chambre de première instance, selon laquelle Laurent Gbagbo disposerait d’un « réseau de supporteurs » susceptible de l’aider à échapper à la justice s’il était libéré. Mais elle note que la chambre de première instance a fait « un certain nombre d’erreurs » qui ont « entaché sérieusement » sa décision. Elle a ainsi commis une faute en considérant le fait que Laurent Gbagbo plaide non coupable comme une raison valable pour le maintenir en détention. « Nul ne devrait être contraint d’accepter sa responsabilité pour obtenir une mise en liberté provisoire », a souligné la chambre d’appel. La chambre de première instance n’a par ailleurs pas pris en compte le temps déjà passé par Laurent Gbagbo en prison, non plus que son état de santé. Enfin, elle a eu tort de voir l’âge de Laurent Gbagbo, 72 ans, comme « un facteur qui pourrait renforcer son désir de fuir ». « Des exemples dans la jurisprudence internationale montrent qu’un âge avancé peut être considéré comme un facteur potentiellement favorable à une libération », écrit la chambre d’appel.
 
Ces arguments font écho à ceux défendus par le juge Cuno Tarfusser, président de la chambre de première instance : contrairement aux deux autres juges qui la composent, il s’était prononcé, en mars, pour une libération de Laurent Gbagbo, rappelant que l’ancien président bénéficiait toujours de la présomption d’innocence et notant la durée anormalement longue de la procédure engagée contre lui, du fait des insuffisances de l’accusation.
 
Aucune date n’a encore été avancée pour le réexamen demandé par la chambre d’appel. Cette dernière a curieusement précisé qu’elle ne faisait « aucune suggestion » quant à son issue. En attendant qu’il ait lieu, Laurent Gbagbo reste bien sûr en détention. Pendant les prochaines semaines, il ne sortira pas de sa prison de Scheveningen pour se rendre au tribunal : son procès, qui n’a jusqu’ici apporté aucune preuve de sa culpabilité, a été suspendu jusqu’à la fin du mois d’août.
 
Dans un entretien avec Mediapart réalisé en mai, l’ex-président avait déclaré : « Je ne suis pas en prison, je suis otage », accusant la France de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy d’avoir tout fait pendant dix ans pour l’écarter du pouvoir. « Je suis là pour permettre » à Alassane Ouattara « d’être à la présidence », avait-il précisé. De nombreuses voix en Afrique et en Côte d’Ivoire réclament de plus en plus ouvertement sa libération. En mai, l’ancien premier ministre ivoirien Charles Konan Banny, qui n’est pas de son bord politique, a par exemple déclaré à l’hebdomadaire Jeune Afrique : « Selon moi, tant que Laurent Gbagbo sera détenu à La Haye dans ces conditions, nous aurons beaucoup de mal à faire avancer la réconciliation en Côte d’Ivoire. Si Laurent Gbagbo bénéficiait d’une remise en liberté provisoire, cela ferait bouger les lignes. »
(...)
Extraits de : "Petite victoire pour Laurent Gbagbo à la CPI". Médiapart, 20 juillet 2017
(En lecture complète pour les abonnés)

 
 
  • Ce qu'il faut retenir, par Claude Koudou
(...) Il faut retenir au total qu'on ne combat pas une idée avec des armes. On combat une idée avec une idée. Ainsi donc, l'idée du Président Laurent Gbagbo sera toujours là. Il faut se rendre à l’évidence et libérer Laurent Gbagbo pour que les Ivoiriens aillent à la réconciliation nationale. On ne doit pas maintenir une personne en prison du fait de sa popularité. Risque de troubles ou pas, que ceux qui ont trompé l’opinion s’organisent à donner à Laurent Gbagbo sa liberté. Car en droit, la détention est l’exception. Elle ne doit pas devenir la règle pour Laurent Gbagbo du fait de sa popularité. Devant la présomption d’innocence, la CPI – justice internationale – doit montrer que la politique n’a pas sa place dans le prétoire.
 
 
 
  • Et si le refus persistait ? par Boga Sako Gervais
(...) Si, à l’issue du réexamen de la requête, la Chambre de première instance persistait dans sa décision de refuser la liberté provisoire au Président Laurent GBAGBO ;
Ce refus confirmerait les analyses suivantes ; avec de lourdes conséquences pour l’institution CPI.
– Un autre refus serait un désaveu public d’une décision d’une Chambre d’appel de la part d’une Chambre de première instance ; ce qui serait une grave faute de Droit, indigne de juges de la plus haute juridiction mondiale !
– Un autre refus pourrait être considéré telle une mauvaise foi de la part des juges hostiles de la CPI ; ou l’expression de la volonté manifeste de garder le prévenu en prison, en violation du Statut de Rome, dans l’unique but de servir les intérêts de la Communauté internationale : ce serait donc la confirmation de la prise en otage de M. GBAGBO !
– Un autre refus risquerait de faire imploser la CPI : le juge-président de la Chambre 1 pourrait être amené à rendre sa démission ; ou alors ses deux autres collègues pourraient se voir révoqués, puisque ces derniers sont les principaux responsables des critiques d’erreurs de Droit relevées par la Chambre d’appel.
La décision la plus logique et la plus juste que le Président Laurent GBAGBO est donc en droit d’attendre de la CPI, prochainement, est sa mise en liberté provisoire ou conditionnelle !
 
 
 


 

La Chambre d'Appel de la CPI s'est réunie le mercredi 19 juillet 2017 en audience publique pour faire part de son Jugement relatif à l'Appel de la défense du Président Laurent Gbagbo formulé le 20 mars 2017 contre la décision de la Chambre de 1e Instance du 10 mars 2017 de lui refuser pour la 11e fois la mise en liberté provisoire.

 

En conclusion de son jugement, la Chambre d'Appel demande à la Chambre de 1e Instance de réexaminer la question du maintien ou non en détention de Laurent Gbagbo (avec ou sans conditions), en prenant en compte les éléments qu'elle avait omis ou mal interprétés dans sa décision, à savoir :
- la durée de détention déjà effectuée, Laurent Gbagbo ayant été transféré à la CPI le 30 novembre 2011 et le procès ayant débuté le 28 janvier 2016.
- la présomption d'innocence qui implique de ne pas prendre pour base d'une décision de maintien en détention le fait que l'accusé plaide non coupable pour des charges considérées comme très lourdes.
 
Le résumé de la décision sur le site de la CPI :
Le texte du jugement (en anglais) :
La transcription de l'audience (en français)
https://www.icc-cpi.int/Transcripts/CR2017_04688.PDF

 
 
 

 

La vidéo de l'audience mise en ligne par RtiBengue le 19 juillet 2017
Durée : 21:15 mn