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Georges-Armand Ouégnin, président de la plate-forme d'opposition EDS (Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté), a rencontré le Président Laurent Gbagbo le 4 août 2017, au centre de détention de Scheveningen.

 

 

 

Vidéo mise en ligne le 6 août 2017 par Ye News Video, sous le titre :
Georges-Armand Ouégnin, président EDS : "Ce que Gbagbo m'a dit à La Haye"
Durée : 4:45 mn
 
 

 

 

 

 


Evariste Méambly, député de Facobly, répond aux questions de Jean-Paul Oro et Blaise Bonsié, sur EventNews TV


Evariste Méambly dirige le groupe parlementaire "Agir pour le peuple" qui propose, pour apaiser les tensions en Côte d'Ivoire et contribuer à faire de l'objectif de la réconciliation une réalité, le vote d'une loi d'amnistie générale pour tous les prisonniers politiques de la crise postélectorale.

Pour plus de détails, voir notre article du 21 avril 2017 :
Rencontre entre le député de Facobly Evariste Méambly et des représentants de la CPI
 
Vidéo mise en ligne par Eventnewtv presse le 26 juillet 2017
Emission : "Les grandes questions d'actualité"
Durée : 36 mn


 





 

 


Abidjan, le 20 avril 2017, lors du lancement officiel de la nouvelle plateforme politique « Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté » (EDS), un message du Président Gbagbo a été lu par Philippe Henry Dacoury-Tabley.
 
"C’est avec beaucoup de joie que j’ai appris l’heureuse initiative que vous avez prise de regrouper au sein d’une plateforme politique active toutes celles et tous ceux de nos compatriotes qui partagent notre vision et notre idéal politique.
 
Je salue cette initiative que j’appuie sans réserve. J’en remercie tous les initiateurs ainsi que les organisateurs. Je marque une attention particulière au professeur Armand Ouégnin qui a accepté d’assurer la présidence de cette nouvelle plateforme « Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté » dans un contexte particulièrement difficile, exprimant ainsi la constance de son engagement à nos côtés. A travers lui, j’entends toucher toutes les femmes et tous les hommes connus ou non qui, parce qu’ils ont cru en nous et en la justesse de notre combat politique, continuent de partager avec dignité, la souffrance et les pires formes d’humiliation que l’on nous inflige pendant plus d’un tiers de siècle depuis notre engagement dans la politique.

Toutes ces personnes occupent l’essentiel de mes pensées et sont régulièrement portées dans toutes mes prières. Pour elles et pour tous nos compatriotes, nous ne devons reculer devant aucun sacrifice pour porter jusqu’à son terme, l’idéal qui a justifié notre engagement politique et qui a fondé leur confiance en nous. Il s’agit d’un idéal de liberté totale pour notre peuple. Cet idéal de liberté auquel tous les peuples du monde aspirent doit être incorruptible pour nous. Rien ne doit pouvoir l’altérer. 

Notre conviction de départ n’a jamais changé. Malgré la violence de l’adversité, nous devons continuer de croire à la démocratie comme axe médium qui porte la liberté à son accomplissement total et renforce notre souveraineté en tant que composante de l’humanité. 
Seule la solidité de notre engagement fondée sur la foi en un avenir meilleur pour notre peuple peut cicatriser les blessures profondes que les différentes forces contraires nous ont portées. Nous avons le devoir moral de soulager les souffrances de nos compatriotes et d’activer leur espérance. Chaque fois que nous nous rassemblons dans la sincérité autour d’un idéal commun, nous renforçons le crédit de notre combat politique, et, ainsi, nous soulageons nos compatriotes. C’est pourquoi, j’en appelle à la compréhension et au bon sens de tous ceux qui s’identifient en nous et qui croient à l’idéal de notre combat politique afin qu’ils rejoignent ce mouvement de rassemblement.
Certaines valeurs constituent des référents solides de notre parcours politique commun. De toutes ces valeurs, l’humilité nous a permis de surmonter toutes les épreuves que nous avons traversées ensemble. Que chacun tire le maximum de notre expérience commune pour trouver à la fois les raisons et l’énergie du dépassement de soi. Les combats justes sont toujours difficiles à mener, mais ils se gagnent toujours pour peu que ceux qui les mènent ne se départissent jamais de l’idéal qui a qui justifié lesdits combats. Nous sortirons vainqueurs de cette épreuve. 
Ce n’est pas seulement une conviction, c’est une certitude que je voudrais partager avec chacune de vous et chacun de vous. Courage à vous hommes et femmes de bonne volonté. Bonne chance au mouvement « Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté.
 
QUE DIEU BÉNISSE LA CÔTE D’IVOIRE .
Pour le Président Laurent GBAGBO"
 
(Source de la transcription : Le Combattant, avril 2017)
 
 
 

Questions aux candidats Posté le 26/02/2017 - Par Admin 1 Actualité politique

A l'origine de cette adresse aux candidats, la Plateforme Panafricaine est un "collectif d’organisations de la Diaspora africaine qui entend prendre à bras le corps les questions vitales pour les Africains afin de contribuer à peser sur le nécessaire rééquilibrage des relations futures de la France avec le continent africain".
Laurent Gbagbo a été écarté du pouvoir par la force, parce qu'il a toujours défendu une politique de souveraineté pour son pays, la Côte d'Ivoire, dans le cadre d'une coopération interafricaine. C'est pourquoi les Amis de Laurent Gbagbo soutiennent les initiatives telles que celle-ci.
 
 
Adresse de la Plateforme Panafricaine pour la présidentielle en France
 
A l’attention de :
Mesdames, Messieurs, Honorables candidates et candidats à la magistrature suprême,
 
Notre démarche citoyenne part d'un constat récurrent et tenace : combien de fois n'a-t-on pas entendu telle actrice ou tel acteur de premier plan de la classe politique française affirmer, avec faits et chiffres à l'appui, que "l'Afrique, c'est le continent d'avenir !"
 
La traduction en actes d'une telle phrase devrait conduire à des initiatives fortes pour redonner à la politique africaine de la France un nouveau souffle, des axes concrets de réflexion et d'action avec et en faveur des peuples africains.
 
Mais rien de tel ne s'est jamais produit ! Car, toujours, ces bons mots se sont noyés dans le marécageux marigot de la Françafrique.
 
Très vite, cette affirmation péremptoire disparaît toujours du logiciel des comités de rédaction des programmes de la campagne présidentielle quand l'heure arrive de dessiner une politique étrangère française, qui regarde et prend en compte les pays africains, notamment les anciennes colonies françaises, comme des alliés et des partenaires, avec qui on peut/on doit discuter et signer des contrats de coopération gagnant-gagnant, pour ensemble faire face aux nombreux défis de la mondialisation et du réchauffement climatique.
 
Très vite, chaque candidat à l'Elysée renoue avec les mêmes promesses farfelues et autres "déclarations d'amour à l'Afrique" qui sont vite oubliées... et remplacées par des circonvolutions d'allégeance aux régimes liberticides d'Afrique, au nom de la realpolitik !
 
En effet, une fois installés à l'Elysée, après avoir pris connaissance, avec faits et chiffres à l'appui, "des réalités, des jeux et enjeux d'alliance assurant la pérennité de la Grandeur de la France dans le Monde", tous les locataires de l'Elysée, de De Gaulle à nos jours, ont repris à leur compte la célèbre formule gaullienne suivant laquelle "La France n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts".
 
Face à ce constat, notre démarche citoyenne reste cependant empreinte d'un vif optimisme qui se fonde sur les combats acharnés et toujours plus vigoureux des masses fondamentales africaines et des acquis de grande portée historique engrangés (certes encore fragiles) de ces luttes populaires, qui préfigurent, à un horizon pas si lointain, la fin de la Françafrique.
 
Nous voulons agir résolument, à travers les nombreuses activités de la Caravane Panafricaine 2017 (*), afin que l'affirmation selon laquelle "l'Afrique, c'est le continent d'avenir de la France" ne reste pas un simple slogan de campagne d'Hommes ou de Femmes politiques en manque d’idées alternatives, mais devienne une revendication politique, portée par une large opinion démocratique auprès de tous les candidats de la Présidentielle Française 2017, qui exige, ici et maintenant, l'élaboration et la réalisation d'une Politique Française de Coopération respectueuse de la Dignité et des Intérêts Fondamentaux des Peuples Africains.
 
A cet effet, le message de ralliement de toutes les citoyennes et de tous les citoyens qui adhèrent à notre initiative c'est "Mon candidat, c'est l'Afrique", pour bien afficher notre volonté collective de faire de l'Afrique, l'un des thèmes majeurs de cette campagne 2017, et non comme toujours, une question marginale, vite traitée par quelques vagues promesses humanitaires et/ou sécuritaires.
 
Face à ce statu quo de la politique africaine de la France qui perdure depuis le système de domination néocoloniale pensé et mis en place sous De Gaulle (au prix de quelques ravalements de façade), nous initions ce Questionnaire pour ouvrir, avec vous, et avec tous les citoyens de ce beau Pays des Droits de l'Homme, le nécessaire débat (toujours occulté ou minoré) sur les visions et les ambitions des candidats à la Présidentielle Française de 2017 vis à vis du continent africain, et plus particulièrement la nature des liens à tisser avec les anciennes colonies françaises d'Afrique et leurs citoyens, là-bas sur le continent et ici dans l'Hexagone.
 
(*) consulter le programme de la Caravane Panafricaine sur le lien suivant : http://www.ppanafricaine.org/index.php/fr/
 
Ce questionnaire fait l’hypothèse que vous soyez élu(e) Président(e) de la République le soir du 7 mai 2017.
 
 Q1. Le libre choix des dirigeants africains
 
Choisir leurs dirigeants est un droit universel et inaliénable des peuples. En Afrique, les dirigeants sont imposés aux peuples au prix d’innombrables vies humaines. Les forces vives africaines pointent du doigt la responsabilité de la France (au vu du déroulement des élections jusqu’à la période récente en Afrique francophone notamment au Tchad, au Gabon, au Congo Brazzaville, en Djibouti, Mauritanie…) ; le mode de tricherie est multiple et varié : la manipulation du corps électoral, la non publication des résultats en temps réel et par bureau de vote, la distribution sélective des cartes électorales, les différentes techniques d’inversion de résultats mises en place, etc.). Dans les autres pays de l’espace anglophone ou lusophone, les élections se passent mieux. Quelles dispositions prendriez-vous pour que cesse cette dérive si vous êtes élu(e) président(e) ?
 
Q2. La « dette » des pays africains
 
Les citoyens bien informés savent pertinemment que la prétendue « dette» des pays africains, notamment francophones, est la résultante d’actes engagés par des personnes imposées de force aux peuples africains comme dirigeants. Et ceci, dans une étroite collaboration entre le bailleur instructeur et le débiteur « bon élève ». Qu’envisageriez-vous, pour ce qui est du ressort de la France, afin de mettre un terme définitif à ce non-sens qui étouffe les peuples africains ?
 
Q3. La monnaie, un outil de souveraineté
 
Le franc CFA est, depuis sa création, un outil de domination des pays africains aux mains des autorités françaises. Sans monnaie indépendante, l’économie africaine ne pourra jamais décoller et devenir réellement concurrentielle. Les peuples africains francophones revendiquent la mise en place d’une monnaie commune souveraine. Qu’en pensez-vous ?
 
Q4. Les accords de défense, la coopération militaire et le terrorisme
 
Des accords de défense signés entre la France et ses anciennes colonies au lendemain des indépendances ont connu récemment, pour certains d’entre eux, quelques retouches, sans pour autant modifier fondamentalement la donne. En outre, ils restent toujours inconnus du grand public. L’armée française est omniprésente aux quatre coins de l’Afrique, dans des bases militaires et par le biais de la coopération militaire. Son rôle réel a toujours été et demeure, selon les situations, soit de veiller sur les dirigeants impopulaires et dictateurs imposés, « amis de la France » (Idriss Deby, Sassou N’Guesso, Ali Bongo, Alassane Ouattara, Aziz ...), soit d’évincer du pouvoir les dirigeants jugés insoumis aux intérêts de la France (Sylvanus Olympio, Thomas Sankara, Laurent Gbagbo,…). Aujourd’hui, au nom de la lutte contre un certain terrorisme instrumentalisé, la présence militaire française se propage un peu partout en Afrique et se pérennise. Et pourtant, parmi ces « amis de la France », un terrorisme d’Etat massacre la population civile dans un silence assourdissant. Quand et comment comptez-vous en finir avec ces accords de défense léonins et cette prétendue coopération militaire qui fait des forces françaises en Afrique une armée d’occupation et de déstabilisation ?
 
Q5. La coopération économique, les Accords de Partenariat Economique (APE)
 
 Des multinationales françaises font des bénéfices colossaux en Afrique (Bolloré, Total, Areva, Orange, etc.) pendant que les populations sombrent dans la misère. Au travers de multiples accords inégaux, la même exploitation économique continue : on cite les Accords de Partenariat Economique (APE) qui sont pour l’Afrique le pendant de TAFTA (traité de libre-échange transatlantique) pour l’Europe. Quelles dispositions prendriez-vous pour l’instauration de rapports économiques plus équitables et humains ?
 
Q6. La Justice climatique et les migrations
 
La pollution industrielle au Nord crée une instabilité climatique à l’échelle du monde, avec des conséquences dramatiques au Sud (désertification, sécheresse, etc.). Ceci est une des premières causes de la pression migratoire. De façon plus globale, la responsabilité des nations riches vis-à-vis de cette pression migratoire, quelles qu’en soient les raisons économiques, politiques et climatiques, est engagée. La moindre des choses pour ces nations, si promptes à mettre en avant les Droits de l’Homme lorsque la défense de leurs intérêts géostratégique est en jeu, serait de s’appliquer ces principes à eux-mêmes pour l’accueil des migrants. Quelles décisions mettriez-vous en œuvre pour apporter des réponses adéquates à cette question ?
 
Q7. La France, l’Afrique et les Institutions internationales
 
Dans la configuration de notre monde du XXIème siècle, les pays vainqueurs de la seconde guerre mondiale continuent de faire mains basses sur la gouvernance mondiale sans vraiment prendre en compte les autres, notamment l’Afrique, qui a pourtant sa part dans la victoire. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies reste un instrument aux mains de quelques pays, dont la France, qui se sont arrogés le droit de veto et l’utilisent comme bon leur semble. Le droit international et les instruments qui sont érigés pour l’incarner, notamment la Cour Internationale de Justice, pour ne citer que cet exemple, sont à géométrie variable. L’Afrique aspire légitimement à être membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. Qu’en pensez-vous ?
 
Q8. L’image de l’Afrique, les discriminations raciales et les médias
 
Les discriminations frappent très singulièrement en France les personnes d’origine étrangère et plus particulièrement celles issues de l’Afrique ou d’ascendance. Une certaine légèreté de traitement des questions africaines par les médias y compris d’Etat, en est sans doute pour beaucoup dans cette déconsidération envers ces personnes. Entendez-vous y remédier et comment ?
 
Q9. Les pays africains traités encore comme des colonies
 
Plus d’un demi-siècle après les déclarations officielles d’indépendance des pays africains, les relations entre la France et ces pays sont empreintes d’un paternalisme qui rappelle le temps des colonies. En témoigne cette sorte de messe célébrée tous les deux ans que constitue le « Sommet Franco-Africain ». Dans l’actualité, on peut citer le rendez-vous de Bamako en janvier 2017, après celui d’Antananarivo en novembre 2016 sur la Francophonie. Ce dernier pose la question de l’évolution et l’émancipation culturelle de l’Afrique. Pour lever cette ambiguïté, seriez-vous prêt à changer de telles pratiques ?
 
Q10. La nécessaire intégration de l’histoire coloniale dans le récit national français
 
Alors qu’une partie de la République est toujours marquée par les stigmates de la traite des Noirs et de la période coloniale, l’Ecole de la République n’a toujours pas intégré cette dimension didactique historique dans le récit national. De même, l’appui de l’Etat fait défaut à un véritable travail de mémoire, à la recherche et à la diffusion de travaux scientifiques ainsi que la facilitation de l’accès aux archives nationales. Quelles mesures comptez-vous prendre pour rétablir la vraie histoire de la France ?
 
Merci d’avoir bien voulu répondre à nos questions.
 
Paris, le 07/01/17
 
Pour La Plateforme Panafricaine, 
Raymond AYIVI
Référent
E-mail : ppanafricaine@gmail.com. 
 
Les premières Organisations signataires sont :
 
Collectif Contre la Confiscation de la Démocratie au Burkina Faso (CCCDB), BurkinaComité Culturel pour la Démocratie au Bénin (CCDB), Coordination de la Diaspora Africaine de Bretagne (CDAB), Les Forces de Libération Africaine de la Mauritanie (FLAM), Togo Education Culture (TEC-France), Rassemblement National Républicain du Tchad (RNR), Agenda des Actions Africaines, Association Halte Génocide Côte d’Ivoire, Les Amis de Laurent Gbagbo, le Front Populaire Ivoirien (FPI, Côte d’Ivoire), Union pour le Salut National (USN),Djibouti, Ligue Panafricaine UMOJA. 
 
Pour toute correspondance postale, SVP : La Plateforme Panafricaine c/o M. Raymond AYIVI - 3, rue Dr Rouques 95870 Bezons
 
 
 

DECLARATION de la FIDHOP (Fondation Ivoirienne pour l’observation et la surveillance de la Démocratie, des Droits de l’Homme et de la vie Politique)
 
1. DU RAPPEL DES FAITS.
Les 6 et 7 Janvier 2017, les soldats de l’ex-rébellion ivoirienne de 2002 reversés dans l’armée républicaine de Côte d’Ivoire se sont mutinés en tirant des coups de feu dans plusieurs villes du pays, notamment à Bouaké et à Abidjan ; troublant l’ordre public et traumatisant les populations.
Outre les revendications liées à des questions de grades, le principal motif de ce énième soulèvement des soldats reste le paiement « d’une dette » qu’ils réclament au Chef de l’État Alassane OUATTARA, pour avoir combattu en 2010-2011 pour le porter au pouvoir, contre les Forces de défense et de sécurité (FDS) demeurées loyales à la République, selon le verdict électoral prononcé par le Conseil Constitutionnel en faveur du Président Laurent GBAGBO.
Selon l’accord (demeuré secret) conclu le vendredi 13 janvier, où les tirs avaient encore été entendus dans le pays, les 8400 soldats ex-rebelles et mutins auraient obtenu de M. OUATTARA représenté aux discussions de Bouaké par son Ministre en charge de la Défense, de percevoir chacun une somme de 12 Millions de francs CFA, payable comme suit : 5 Millions, le lundi 16 janvier ; 2 Millions le mercredi 18 janvier ; et 5 Millions sur la période des trois prochains mois.
 
2. DE LA REVELATION DES SECRETS SUR LE DEAL OUATTARA - EX-REBELLES.
Malgré une paix apparente dans cette Côte d’Ivoire en pleine « Emergence » ; malgré la réélection de M. OUATTARA à la présidentielle du 25 octobre de 2015, avec un score soviétique ; malgré le référendum pipé et la proclamation de sa 3ème république le 8 novembre 2016 ;
Cette mutinerie des 6, 7 et 13 janvier 2017 révèle le vrai visage et la nature réelle du régime-Ouattara parvenu au pouvoir le 11 avril 2011, par les armes.
Ainsi, cette mutinerie impose les vérités suivantes :
En revendiquant et en assumant publiquement leurs liens et leurs actes criminels en faveur de M. Alassane OUATTARA, les ex-rebelles confirment ainsi que M. OUATTARA est bien le ‘’père’’, sinon le ‘’parrain’’ de la rébellion de 2002.
• L’élection présidentielle de 2010 n’a donc jamais été ni libre, ni démocratique : les ex-rebelles des Forces nouvelles, proches de M. OUATTARA, ont bel et bien entravé et empêché la tenue d’un scrutin démocratique dans le Nord du pays qu’ils contrôlaient toujours, et ils ont certainement bourré les urnes en faveur de M. OUATTARA. Ce qu’a confirmé le Conseil Constitutionnel dans son arrêt du 3 décembre 2010.
• En réclamant une « prime de l’Ecomog » dans leurs revendications, les mutins révèlent au monde le rôle que leur ont fait jouer la CEDEAO et la Communauté internationale, dans leur guerre de 2010-2011 contre la Côte d’Ivoire sous le Président GBAGBO.
• Mais surtout, les mutins prouvent ainsi que les (fameuses) marches dites pacifiques des « femmes d’Abobo » et celle du 16 décembre 2010 sur la RTI et la Primature n’avaient rien de pacifiques ! C’étaient plutôt des scènes d’une guerre armée déguisée !
 
3. DES CONCLUSIONS A TIRER DE CETTE MUTINERIE.
La FIDHOP (la Fondation Ivoirienne pour l’observation et la surveillance de la Démocratie, des Droits de l’Homme et de la vie Politique), au regard de ce qui précède, s’adresse donc au Chef de l’Etat Alassane OUATTARA et à la CPI.
La FIDHOP demande à M. Alassane OUATTARA d’assumer ses engagements personnels vis-à-vis de ses ex-rebelles et mutins ; puisqu’au moment de contracter cette « dette », il n’engageait aucunement l’Etat de Côte d’Ivoire !
La FIDHOP s’oppose catégoriquement à ce que les contribuables ivoiriens, en proie au quotidien à la cherté de la vie, paient pour des ex-rebelles qui furent leurs bourreaux en 2002 et en 2011.
La FIDHOP demande à M. Alassane OUATTARA d’assumer ses engagements personnels vis-à-vis de ses ex-rebelles et mutins ; puisqu’au moment de contracter cette « dette », il n’engageait aucunement l’État de Côte d’Ivoire !
La FIDHOP demande enfin aux Juges de la Cour pénale internationale (CPI) de trouver en cette mutinerie les raisons valables et irréfutables de délivrer des mandats d’arrêt contre M. OUATTARA et les criminels présumés de son camp ; puisque la justice ivoirienne pro-Ouattara ne les poursuivra jamais.
A défaut, la FIDHOP demande que le Président Laurent GBAGBO et le ministre Charles BLE-GOUDE soient libérés !
 
Fait à Hambourg, Allemagne, le 15 Janvier 2017
 
Dr BOGA SAKO GERVAIS
•Enseignant-Chercheur à l’Université de Côte d’Ivoire ;
•Ex-Membre de la Commission Nationale des Droits de l’Homme
de Côte d’Ivoire (CNDHCI) ;
•Président de la Fondation Ivoirienne pour la Démocratie,
Les Droits de l’Homme et la vie Politique (FIDHOP) ;
•Ecrivain-Essayiste.

 

 


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