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Conférence
"Qui a peur de Laurent Gbagbo ?"
 
Samedi 16 juin 2018
75 Boulevard Vincent Auriol, 75013 PARIS (Métro Chevaleret, ligne 6)
 
Intervenants : Maître Habiba Touré, pour le regard juridique, et François Mattéi, journaliste et écrivain, auteur d'un livre d'entretiens avec le Président Laurent Gbagbo, "Pour la vérité et la justice".
 
13 h 30 : Accueil des participants
 
14 h précises : Début de la conférence
 
Cette conférence est ouverte à tous, y compris à des personnes en quête d'informations sur la genèse des évènements ayant conduit au renversement du Président Laurent Gbagbo et à son transfert, ainsi qu'à celui du ministre Charles Blé Goudé, à La Haye.
 

 

 

 

 

 

JOYEUX ANNIVERSAIRE MONSIEUR LE PRÉSIDENT
JOYEUX ANNIVERSAIRE PAPA
 
31 Mai 2014, 31 mai 2015, 31 mai 2016, 31 mai 2017, 31 mai 2018 ; c’est la cinquième fois consécutive que les circonstances de la vie et de l’histoire me contraignent à te souhaiter joyeux anniversaire derrière les barreaux.
Tes adversaires qui t’ont enfermé dans l’optique de te faire oublier, ont plutôt ouvert les portes aux peuples du monde, qui au fil du temps, découvrent ta philosophie politique dans toute sa grandeur.
Ils t’ont enfermé dans le but de t’éloigner de ton pays, mais réalisent au contraire que ton éloignement te rapproche de ton peuple. Même loin, tu demeures dans le cœur des Ivoiriens.
Le nier serait faire preuve d’une myopie politique.
 
À y voir de près, papa, tu es même plus libre que Sarkozy, celui qui t’a livré aux forces Pro-Ouattara. Il a abusé de son pouvoir pour porter le glaive dans le sein de la jeune démocratie ivoirienne qui était en voie de construction. Chaque jour qui passe, l’opinion française et internationale découvre comment ce monsieur a rabaissé la grande France de Charles de Gaulle et de François Mitterrand. Dégoûtés par ce président impopulaire indigne de la grande France, les Français ont rejeté Nicolas Sarkozy en 2012. Lors des primaires de la Droite en 2016, sa propre famille politique «Les Républicains» (LR) l’a aussi vomi de la manière la plus honteuse et la plus abjecte : ça, c’est plus que la prison !
 
Si les français se sont débarrassés de Nicolas Sarkozy, malheureusement nous, Ivoiriens, continuons de payer cher les conséquences des actes et des choix de ce monsieur qui a toujours regardé l’Afrique de haut .
Aujourd’hui, son patronyme s’arrime à des affaires sales que la justice française ne finit pas d’instruire.
Mais toi, malgré les vaines tentatives des propagandistes qui brigandent l’histoire pour lui tordre le cou, ton nom est définitivement gravé en lettres d’or dans l’histoire de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.
En ce qui me concerne, tes idéaux, ton courage en faveur du petit peuple vulnérable, ont nourri ma jeunesse.
Et comme de nombreux jeunes de ma génération, j’ai toujours rêvé de te ressembler.
Ton humanisme, ton esprit d’ouverture, ta générosité, même envers tes adversaires les plus endurcis ; toutes ces valeurs que tu incarnes m’ont séduit.

Me voici maintenant dans un univers carcéral avec toi depuis maintenant 5 ans.
5 ans que tu me transmets tous les matins ta bonne humeur et tes enseignements sur l’histoire et le fonctionnement du monde.
Le meilleur hommage que je puisse te rendre ce jour de la 73ème année de ta vie consacrée à nos vies, c’est de te promettre papa, que les enseignements politiques et les leçons de la vie que j’ai reçus de toi, je tâcherai de les garder précieusement en moi pour qu’elles me servent de boussole dans ma vie.
En plus de les mettre en pratique, je les partagerai avec le maximum d’Ivoiriens et d’Africains.

Pour finir, j’ai l’intime conviction, que le jour viendra où nous retournerons chez nous, auprès de nos familles et de tous les ivoiriens qui ont aussi hâte de te revoir.
 
Merci professeur, merci Président, merci papa, car de ta vie tu as fait don !
Que Dieu te garde encore longtemps sur cette terre des hommes.

Joyeux anniversaire
Ton fils Charles Blé Goudé
 
(Source : presse)
 
 

 


Côte d'Ivoire : Ouattara réprime et verrouille
 
Déclaration  de la Commission Afrique du Parti de Gauche
 
La coalition Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), avait appelé à une manifestation pacifique pour demander la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) ; les autorités l’ont dispersée violemment. Plus de 40 personnes, dont Jean Gervais Tcheidé, vice-président du Front patriotique ivoirien (FPI, opposition) et Oula Anselme du même parti, ont été arrêtées. Dans la soirée, une partie des manifestants a été libérée, cependant 18 personnes demeurent encore en détention. La manifestation n’avait pas été autorisée, nonobstant les discussions entre l’opposition et les autorités pour décider de son itinéraire. Ce n’est que la veille, assez tard dans la soirée, que l’interdiction a été communiquée.
 
C’est la composition de la Commission électorale indépendante (CEI) qui est dans le collimateur des opposants à Alassane Ouattara et il n’existe plus de consensus autour de la formation de cette instance déséquilibrée. Sur les dix-sept personnes qui composent cette instance, quatre représentent des membres du gouvernement – dont le président de la République – et quatre autres le parti au pouvoir. Et comme les quatre membres supposés représenter l’opposition ne sont pas reconnus par elle, les autorités emportent mécaniquement la majorité. Ouattara  a une volonté manifeste de tout verrouiller. Cette commission est tout entière au service de l’exécutif. Aucune élection juste et crédible ne peut se tenir dans ces conditions.
 
Ajoutons à cela le fait que président de la CEI, Youssouf Bakayoko, en place depuis plus de six ans alors que la loi l’interdit formellement est celui qui est à la base de la crise de 2010 en ayant annoncé les résultats proclamant Ouattara vainqueur de la présidentielle depuis son QG et hors du temps imparti à la commission électorale.
 
Les pressions internationales se sont pourtant intensifiées depuis la dernière élection présidentielle en 2015. Dans un arrêt daté du 18 novembre 2016, la Cour africaine des droits de l’Homme a ainsi estimé que « l’organe électoral ivoirien ne présente pas les garanties d’indépendance et d’impartialité ». Récemment, les représentants de plusieurs partenaires internationaux, dont l’Union européenne, la Belgique et les États-Unis, ont fait part de leur préoccupation. Mais rien n’y fait.
 
Ces manœuvres visant à mettre sous contrôle du régime le processus électoral, sont-elles les préparatifs d’une future présidentielle truquée ou d’un troisième mandat  illégal ?
 
Dans l’immédiat, l’élection de sénateurs ressemble à une pantomime dénuée de sens, sauf à considérer l’intérêt qu’a Ouattara à fidéliser sa clientèle en créant ce Sénat inutile et budgétivore.  Un tiers des sénateurs est en effet choisi directement par le président, les deux autres tiers par un collège de grands électeurs, acquis à la coalition au pouvoir. Le résultat de l’élection n’est donc pas surprenant : la coalition au pouvoir Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) remporte 50 des 66 sièges en jeu aux premières sénatoriales de Côte d’Ivoire, en l’absence de l’opposition qui boycottait le scrutin. Cependant, la surprise est venue de Bouaké, fief de la rébellion qui soutenait Ouattara, et de Yamoussoukro, la capitale administrative, patrie de l’ancien président Félix Houphouët-Boigny dont le RHDP se réclame. Dans les deux cas hautement symboliques, le RHDP y a été battu par la liste des indépendants, les ADOrateurs de la première heure sont aussi les premiers à lui signifier son inanité.
 
Le Parti de Gauche dénonce les restrictions systématiques au droit à la manifestation pacifique, droit garanti par la constitution ivoirienne, car elles montrent la détermination des autorités à réduire au silence toute voix dissidente.
Le Parti de Gauche soutient le peuple ivoirien dans sa volonté de défendre la démocratie contre un régime qui révèle au grand jour sa vraie nature.
 
Le Parti de Gauche proteste contre le maintien en détention des 18 personnes arrêtées le 22 mars, pour avoir simplement participé à une manifestation pacifique et exige leur libération.
 
Pierre Boutry
 
 

 


Le 23 février 2018, le professeur Albert Bourgi répondait par téléphone aux questions du journal "Le Temps" sur l'évolution du procès de La Haye et sur la récente visite qu'il a rendue à son très proche ami Laurent Gbagbo.
 

 

Albert Bourgi

 

Propos recueillis par Yacouba Gbané
Pour Le temps
 
« Depuis son incarcération à la Cour pénale internationale, je lui ai rendu visite à plusieurs reprises. Les premières fois, quand je sortais de La Haye, j'avais plutôt le cœur serré. Lors de mes dernières visites, je suis plutôt en paix. Il y a désormais plus que de l’espoir. Et très bientôt, il fera jour. Les clignotants désormais sont au vert.
Le procès de Laurent Gbagbo est dans sa dernière phase. Les trois juges ont demandé à la procureure Fatou Bensouda des compléments d’information qu'elle a du mal, en ce moment, à réunir. De toute évidence les juges veulent vite en finir avec ce procès. Ils veulent accélérer la procédure.
Aujourd’hui, comme d’habitude, Laurent Gbagbo est en grande forme. Il est serein et surtout conscient de n’avoir rien fait pour être là où il est aujourd'hui. Il s’en remet toujours à la justice. Et surtout il reste convaincu d’avoir mené le combat pour son pays et pour l’Afrique. A chaque rencontre avec Laurent Gbagbo, on parle de tout. Notre dernière conversation a tourné autour de l'actualité africaine et nous avons notamment échangé sur la personnalité de Mugabe. Il est resté toujours le même, égal à lui-même. Il n’a pas changé. Toujours les mêmes convictions. Toujours jovial.
Laurent Gbagbo m'est cher. J’ai un lien ancien et extrêmement fort avec lui. C'est un engagement politique qui m'a marqué, et surtout jalonné mon parcours personnel.
Tout le monde sait que c’est Ocampo qui a mené toute cette cabale pour traduire au pas de course Laurent Gbagbo devant la Cpi. C'est ainsi qu'on vit l'ancien Procureur Moreno Ocampo brandir en guise de preuves contre Laurent Gbagbo des simples coupures de presse ! Et tout cela s'est fait avec la bénédiction de certaines puissances. Notamment de la France de Sarkozy. C’était la volonté de ce dernier de le casser et faire en sorte qu'à sa place s'installe Ouattara. C'est tout simplement cela. Et je le dis ouvertement et fortement, c'est par la volonté de Sarkozy et sa seule volonté, qu'il y a eu tout ce qu'on sait en Cote d'Ivoire.
Le retour de Laurent Gbagbo à Abidjan drainera, j'en suis convaincu, des foules immenses. Et c'est de ça dont le pouvoir actuel a peur. J’espère être parmi les témoins privilégiés de ce retour. Je suis convaincu que cela se passera beaucoup plus vite qu'on ne l'imagine.
La leçon à tirer est que le soutien de l'opinion publique, ce qui est le cas aujourd'hui en Côte d'ivoire, a souvent une force beaucoup plus importante qu'on ne le croit. La Cour pénale internationale reste sur la sellette. Quoi qu'il en soit, l'espoir est réel de voir rapidement Laurent Gbagbo revenir dans son pays. »
 
Source : Letempsinfos, 27 février 2018
(Titre et chapeau de la Rédaction)

 

 


Considérant que le Président Gbagbo est otage d'un système d'oppression et d'exploitation qui, pour se maintenir, brisa les vies et les projets de dirigeants tels que Thomas Sankara ou Patrice Lumumba ainsi que de nombreux militants africains anonymes engagés dans la lutte pour l'indépendance réelle de leur pays, une coalition de plusieurs mouvements politiques s'est constituée autour du mot d'ordre :
"Libérez Gbagbo-Libérez l'Afrique","Free Gbagbo-Free Afrika".
 
Voici quelques extraits de la plate-forme de lancement de cette campagne :
 
"Le président Laurent Gbagbo, puisque c'est de lui qu'il s'agit, est depuis le 11 avril 2011, le nouveau visage de la résistance africaine et mérite de notre part toute la solidarité des dignes fils de l'Afrique".
 
"Pour ce qui nous concerne, nous n'attendrons pas l'irréparable pour faire des célébrations à titre posthume et des commémorations tout azimut. Laurent Gbagbo a besoin de nous ici et maintenant, et sa libération constitue pour nous la contradiction principale de toutes nos analyses et de tous nos combats. A tous ceux qui continuent d'être dubitatifs concernant son immense combat, nous conseillons toute la littérature que ce chercheur en histoire et passionné des valeurs de gauche nous a léguée. Pour nous qui avons fait cet exercice, il n'y a l'ombre d'aucun doute, cet homme est un africain décomplexé, un illustre panafricaniste qui rêvait grand pour son peuple et pour l'AfrIque.
Refonder la Côte d'Ivoire fut son rêve et justifie son long séjour à la CPI. Le budget sécurisé, le financement effectif de la décentralisation, l'Assurance Maladie Universelle, la rétrocession de la filière café cacao aux planteurs, la rupture effective avec le franc CFA (...) En demandant un élan de solidarité avec Laurent Gbagbo, nous ne quémandons la pitié de personne, mais nous rappelons aux frères du continent et de la diaspora un devoir d'humanité et de solidarité envers un digne fils de l'Afrique qui est au front en notre nom à tous".
 
"Qu'il vous souvienne que tous les héros résistants ont été caricaturés comme des sanguinaires, de ennemis de la paix et du développement et qu'il ne nous appartient pas d'être des relais de ces clichés savamment entretenus".
 
 

 

 
Le 15 octobre 2017 est le jour du souvenir de l'assassinat du Président Thomas Sankara, il y a 30 ans, le 15 octobre 1987.
 
Mariam Sankara, sa veuve, a publié pour cette l'occasion une déclaration dans laquelle elle rappelle l'apport de son époux à la lutte pour l'émancipation du peuple burkinabé : 
 
“A travers sa politique, Thomas a défendu, en donnant lui-même l’exemple, les valeurs essentielles telles que l’intégrité, l’honnêteté, l’humilité, le courage, la volonté, le respect et la justice. En mobilisant les différentes composantes de la société, il s’est battu, de façon acharnée, contre la dette, pour le bien-être de tous les Burkinabè, la promotion du patrimoine culturel burkinabè et l’émancipation de la femme. Il a incité ses concitoyens à se prendre en charge pour vivre dignement. Bref, il a refusé la soumission au diktat des plus puissants de ce monde, a pris la défense des plus faibles et des plus défavorisés”.
 
Source : thomassankara.net, 15 octobre 2017
 
 
Thomas Sankara
Thomas Sankara (source : comptoir.org)
 
 
 
 
 
 
 

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