La nouvelle est arrivée hier soir, 6 août 2018.
Dans son discours à la Nation prononcé à l'occasion de la 58e Fête de l'Indépendance (proclamée le 7 août 1960), Alassane Ouattara a annoncé la signature d'une ordonnance portant amnistie.
 
Extrait du discours :
"Cette amnistie bénéficiera à environ 800 de nos concitoyens, poursuivis ou condamnés pour des infractions en lien avec la crise postélectorale de 2010 ou des infractions contre la sûreté de l'Etat commises après le 21 mai 2011, date de ma prestation de serment en qualité de Président de la République.
Cependant une soixantaine de militaires et de membres de groupes armés ayant commis des crimes de sang ne seront pas concernés.
Je voudrais préciser que sur les 800 personnes concernées par cette amnistie environ 500 sont déjà en liberté provisoire ou en exil et verront leurs condamnations pénales effacées ; de ce fait il sera mis fin aux poursuites à leur encontre. Il en sera de même pour les 300 autres personnes détenues qui seront libérées prochainement".
 
A notre grande joie, Simone Ehivet Gbagbo, Moïse Lida Kouassi et le Dr Adou Assoa ont été nommément cités comme devant être concernés par cette mesure dont nous attendons maintenant la réalisation concrète.

 

 

 
Bientôt libre !
 
 
Bienvenue dans la civilisation !
 
En ce 06 août 2018, nous apprenons avec émotion la libération prochaine de plusieurs détenus politiques en Côte d’Ivoire. Ils croupissaient depuis plusieurs années dans des geôles sinistres sans que rien ne le justifie.
 
Nous garderons évidemment toute la lucidité qui sied à l’évènement pour ne rien céder au syndrome de Stockholm qui est malicieusement espéré de leur geôlier. Il convient simplement que l’on redonne aux mots leur sens véritable. Il ne s’agit évidemment pas ici d’une amnistie. Il n’y avait en réalité rien qui puisse donner matière à amnistie pour tous ces infortunés qui étaient simplement l’objet de détentions arbitraires. En effet, même le semblant de système judiciaire en place en Côte d’Ivoire n’a jamais indiqué le moindre fait justifiant la détention de ces personnes. Elles n’auraient simplement jamais dû être humiliées comme elles l’ont été dans des prisons de surcroît aussi indignes de l’espèce humaine que ces lieux immondes.
 
Au nom de l’Association des amis de Laurent Gbagbo aux destinées de laquelle j’ai la fierté de présider, je voudrais saluer de manière appuyée le retour à la civilisation de Mme la Première Dame Simone Ehivet GBAGBO, des ministres Moïse Lida Kouassi et Assoa Adou, mais aussi de tous les autres qui peuplaient injustement toutes ces prisons lugubres.
Je m’incline encore une fois devant la mémoire de ceux qui y ont trouvé la mort dans une indifférence visiblement inspirée par cette haine indécrottable que jamais rien ne justifiera.
 
Raphaël DAGBO
Président de L’association des amis de Laurent GBAGBO
 
 
 
 



Les réactions

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roselyne dre bi Le 07/08/2018 à 11:09:04

Merci de nous faire partager cet évènement d'une très grande importance pour le peuple ivoirien, et de redonner aux mots leur sens véritable concernant  cette "amnistie". Je souhaite bonne chance à tous les "amnistiés" et notamment à Mme Gbagbo. Et bien sûr, j'attends avec impatience la fin de la "mascarade" à la CPI et donc le retour de Mr le Président GBAGBO et de Mr le Ministre BLE GOUDE chez eux en Côte d'Ivoire. J'attends avec impatience la reconstruction de ce pays dans la paix et la douceur de vivre, pour qu'enfin, plus jamais, les Ivoiriens et au-delà les Africains, n'aient à subir les horreurs de l'exil, les noyades en Méditerranée, les séparations familiales, les parcours insécurisants des demandeurs d'asile en Europe et notamment en France dans des conditions matérielles qui laissent à désirer... 

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Evelynne Dessaudes Le 02/09/2018 à 18:59:13

Enfin quand la France et ses dites élites politqiues de droite comme de gauche seront elles jugées? A quand la libération de Laurent GBAGBO et Blé GOUDE???????

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