Refus réitéré d'une mise en liberté provisoire du Président Laurent Gbagbo par la Chambre de Première Instance de la CPI (à 2 voix contre 1) !

 

Y a-t-il démonstration plus claire de la volonté de ne pas le laisser sortir des chaînes de la détention, même en semi-liberté ?
En effet, voici un homme présumé innocent qui croupit en prison depuis 7 ans, alors que la Procureure Fatou Bensouda n'a apporté aucun témoignage permettant de l'incriminer ; sans compter les manoeuvres secrètes dénoncées par un consortium de journalistes d'investigation et reprises par Médiapart (cf : "Les secrets de la Cour").
Aujourd'hui, la CPI est confrontée à la pression de l'opinion africaine et des personnes qui, au sein même de l'institution, défendent le respect des droits de l'homme à travers celui de la présomption d'innocence, pression à laquelle s'ajoute l'incapacité à apporter une quelconque preuve aux accusations avancées.
A cette croisée des chemins, nous pouvons nous poser la question : alors qu'aucune inculpation ne fut jusqu'aujourd'hui prononcée à l'encontre des forces proOuattara coupables, rappelons-le, de massacres de masse très précisément documentés à Bouaké, Duékoué, Nahibly, Anonkoua Kouté entre autres, la CPI serait-elle prête à poursuivre les auteurs de ces très graves exactions pour ne pas se trouver dans l'obligation de libérer Laurent Gbagbo ?
A cette croisée des chemins, ne relâchons pas nos efforts pour obtenir la libération de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé !
 
La Décision de la Chambre en date du 20 avril 2018 (en anglais) :
 
La position divergente du Juge Président Cuno Tarfusser :
 
Maître Habiba Touré a répondu par téléphone aux questions de la BBC sur cette décision :
 
 
 


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