Interview télévisée de Michel Larive par Ben Zahoui-Degbou

 

 

Vidéo mise en ligne par AGENCE GLOUZILET : BZD-TV
Le 20 avril 2018 - Durée : 45:28 mn
 
Au cours de ce numéro de l'émission « SCHEMA DIRECTEUR », le Député de la 2e circonscription de l’Ariège (France Insoumise) Michel Larive revient sur le voyage qu'il a effectué en Côte d'Ivoire au cours du mois de janvier 2018.
Les freins au processus de réconciliation du pays sont, selon lui :
- l'existence de prisonniers politiques ;
- l'acharnement contre la famille Gbagbo ;
- l'absence de représentation démocratique de la Commission électorale (CEI).
 
Au cours de l'entretien, Michel Larive fait référence aux deux documents suivants :
 
- Question écrite posée au Gouvernement :
Politique extérieure
Situation politique en Côte d'Ivoire
6910. - 27 mars 2018. - M. Michel Larive attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur la situation politique ivoirienne. La situation en Côte d’Ivoire, d’où il revient, est marquée depuis 2011 par une fracture de la société entre les vainqueurs et les vaincus, avec toutes les atteintes au respect des droits de l’Homme qu’elle a engendré. Selon les témoignages qu’il a recueillis, les opposants à M. Ouattara et leurs familles sont persécutés. Six ans après le changement de régime, près de 200 prisonniers politiques sont détenus dans des conditions avilissantes. Ils sont incarcérés dans une promiscuité insupportable. Plus de la moitié d’entre eux sont détenus, sans jugement. Selon ces témoignages, tortures et mauvais traitements sont monnaie courante dans les geôles de la Dst. En découlent des conséquences dramatiques : aux maladies s’ajoutent les morts, 7 en prison et 5 juste après des « libérations » précipitées. Ces faits lui ont été rapportés par les femmes et les enfants de prisonniers. C’est ainsi que la famille de l’ancien Président Laurent Gbagbo est régulièrement persécutée. Son épouse, très affaiblie, a été condamnée à une lourde peine de prison par une justice aux ordres. Son fils, Michel Gbagbo, a subi une pénible peine de prison à cause de son seul patronyme. Il est né à Lyon, il est donc ressortissant français. Mais il ne peut pas revenir en France, pour répondre à la convocation de juges français, parce que le gouvernement ivoirien lui interdit de quitter la Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo en est à sa septième année de détention. 82 témoins présentés par l’accusation n’ont pas suffi à certifier les charges qui pesaient contre lui. Les magistrats de la Cour pénale internationale ont enjoint au procureur d’abandonner ou de requalifier les charges contre l’ancien président ivoirien. La France est un partenaire privilégié de la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi il voudrait connaître la position du Gouvernement sur la situation politique et sociale ivoirienne, et sur la cohérence de l’incarcération de M. Gbagbo, au regard de la faiblesse des charges reconnues contre lui.
 
- N° 4481. Assemblée nationale. Rapport d'information
Déposé par la Commission des Affaires étrangères, 15 février 2017
En conclusion des travaux d'une mission d'information constituée le 27 avril 2016 sur la Côte d'Ivoire.

 

 


 

 

 



Réagir

CAPTCHA