L'arrêt des poursuites contre Laurent Gbagbo, seule alternative Posté le 03/12/2017 - Par Sangaré Abou Drahamane Actualité judiciaire

Dans un texte s'appuyant à la fois sur l'histoire de son pays et sur des données d'ordre juridique, le Président par intérim du Front Populaire Ivoirien, Abou Drahamane Sangaré, expose les raisons pour lesquelles l'arrêt des poursuites contre le Président Laurent Gbagbo est la seule solution s'imposant aujourd'hui à la CPI.
 
L’ARRÊT DES POURSUITES CONTRE LAURENT GBAGBO : SEULE ALTERNATIVE POUR LA CPI APRES LES REVELATIONS DE MEDIAPART SUR LE PROCUREUR OCAMPO

 

 

Selon Médiapart, une collusion politico-judiciaire indéniable s’est établie entre la diplomatie française et le Procureur de la CPI, dès le 11 avril 2011, relativement au sort du Président Laurent Gbagbo qui venait ce jour même d’être renversé et arrêté par les forces françaises suppléant les forces rebelles d’Alassane Ouattara et de Guillaume Soro. En effet, alors même qu’il n’existait pas à cette époque de mandat d’arrêt ni d’enquête à l’encontre du Président Laurent Gbagbo, le procureur de la CPI, Moreno Ocampo, va demander aux autorités françaises et à Alassane Ouattara de le garder prisonnier, ainsi que cela ressort du mail adressé par Stéphane Gompertz, responsable de la direction Afrique du ministère français des affaires étrangères, à plusieurs diplomates à l’Elysée et au Quai d’Orsay : « un collaborateur français du procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo, vient de m’appeler. Le procureur souhaite que Ouattara ne relâche pas Gbagbo et qu’un Etat de la région renvoie l’affaire à la CPI au plus vite. Ocampo va essayer de joindre Ouattara ou un de ses proches ».
 
Ainsi, l’intervention directe du procureur dans le dossier Laurent Gbagbo démarre-t-elle, dans la précipitation, la collusion et en totale violation du statut de la CPI, laissant apparaître dès cette étape le parti-pris manifeste de celui-ci en faveur du camp Ouattara, lequel n’a jamais été inquiété à ce jour par la Haute Cour en dépit des nombreux crimes documentés depuis septembre 2002 et pendant la crise postélectorale. Par la suite, le transfèrement du Président Laurent Gbagbo, dans l’illégalité totale et dans la précipitation, de même que le déroulement des audiences à la Haye, tant au stade de la confirmation des charges que du procès en cours, révèlent aux yeux de l’opinion internationale une procédure judiciaire fortement biaisée, aux relents politiques de plus en plus apparents au fur et à mesure que l’audition des nombreux témoins à charge qui se succèdent au prétoire, confirme la vacuité du dossier « le procureur de la CPI contre Laurent Gbagbo ».
 
Le mérite des révélations de Médiapart est de confirmer le fait que le procès du Président Laurent Gbagbo devant la Cour Pénale Internationale n’est que le prolongement de la collusion politico-industrialo-militaire internationale conduite par la France qui l’a chassé du pouvoir et qui s’évertue par CPI interposée de l’éloigner durablement de la Côte d’Ivoire en vue de permettre à Alassane Ouattara de gouverner à sa guise.
Il convient pour mémoire de rappeler à grands traits la phase politico-militaire de ce vaste complot (première partie), afin de mieux démontrer que le procès en cours n’en est que la phase judiciaire logique (deuxième partie).
(...)
 
Table des matières :
 
PREMIERE PARTIE-LA PHASE POLITICO-MILITAIRE DU COMPLOT
1-LE COMPLOT DIPLOMATIQUE : MARCOUSSIS-KLEBER
2-LE COMPLOT ELECTORAL : DES ELECTIONS SANS DESARMEMENT
3-LE COMPLOT MILITARO-DIPLOMATIQUE : LA RESOLUTION 1975 DES NATIONS UNIES
 
DEUXIEME PARTIE- LA PHASE POLITICO-JUDICIAIRE DU COMPLOT
1ère étape - La collusion politico-judiciaire en dehors de toute procédure
2ème étape- la collusion politico-judiciaire au stade de l’engagement des poursuites
3ème étape- La collusion politico-judiciaire au stade de la confirmation des charges
4ème étape- La collusion politico-judiciaire au stade du procès
 
CONCLUSION
 
 
 
 
 
 
 
 

 



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