Articles et communiqués

2018-04-25
 
Motion aux députés français
 
Plusieurs associations de femmes ont appelé à un rassemblement devant l'Assemblée nationale française le mercredi 25 avril 2018. Objectif : interpeller les députés sur les choix de la France en matière de politique étrangère, en particulier à l'égard des pays d'Afrique avec lesquels, au-delà des déclarations symboliques, les rapports ne sont, sur aucun plan, égalitaires.
L'installation à l'aide de la force militaire française d'Alassane Ouattara en 2011 a meurtri profondément et durablement non seulement les Ivoiriens, mais aussi beaucoup d'Africains. Dans ce cadre, les Amis de Laurent Gbagbo se sont joints à cette action en déposant une motion auprès du Bureau de l'Assemblée.
 
 
Au nom des Droits de l'Homme et du Citoyen
 
LIBÉREZ Laurent GBAGBO et Charles Blé GOUDE !

Ce ne sont pas les performances économiques, encore moins la puissance militaire ou le rayonnement technologique qui viennent immédiatement à l'esprit lorsque l'on évoque la France hors de ses frontières. La France est connue, admirée et respectée parce qu'en 1789 elle a donné au Monde un exemple inimitable des vertus de la liberté. Elle est et reste dans l'Histoire le pays qui aura porté le plus haut possible la nécessité des droits humains à travers la déclaration universelle des droits de l'Homme et du citoyen que le Monde entier a adoptée.

Ces dernières années cependant, la préservation coûte que coûte de ses intérêts économiques, notamment en Afrique, a fait oublier cet héritage qui la distinguait pourtant et en faisait un exemple. Elle est intervenue en Libye, laissant derrière elle un chaos innommable. Elle est intervenue en Côte d'Ivoire en y installant un régime despotique qui condamne ses opposants à l'exil ou à la prison et muselant systématiquement la presse quand celle-ci s'autorise à porter la moindre critique sur sa gestion chaotique et népotiste. Le résultat, c'est que des centaines de prisonniers politiques végètent dans des conditions absolument épouvantables dans des endroits immondes qui tiennent lieu de prison. Certains y meurent sans avoir été présentés à un juge de ce système judiciaire ivoirien aux ordres. Le Président Laurent GBAGBO déporté à la Haye avec son ministre Charles Blé GOUDE, au mépris des principes élémentaires du droit, y séjournent depuis sept ans. Au procès qui se tient à la Haye, les dépositions des témoins à charge n’ont pas fait la preuve du caractère indiscutable des accusations alléguées contre eux ; bien au contraire…
 
De par le Monde, de nombreux journaux d'investigation ont montré à satiété la vacuité des accusations portées contre eux mais aussi la corruption des fondements mêmes de ce procès singulier. Ce qui est étonnant, c'est le silence incompréhensible de la France qui a pourtant été à la pointe de ces événements en installant, y compris par les armes, le régime qui sévit actuellement en Côte d'Ivoire.
La France inspiratrice des droits de l’Homme se mure dans un mutisme paradoxal et déroutant !

L'Association des Amis de Laurent GBAGBO invite la représentation nationale dont le rôle constitutionnel est de contrôler les actes de l'exécutif à revisiter la glorieuse Histoire du peuple qu’elle représente en œuvrant pour que les droits de l'Homme GBAGBO et Charles Blé GOUDE soient respectés. Nous demandons simplement que la France ressemble à son Histoire dans ce qu’elle a d’exemplaire en exigeant leur mise en liberté et l'arrêt de ce procès qui insulte l’HISTOIRE humaine.
 
Raphaël DAGBO
Président de l’Association des amis de Laurent GBAGBO
 

 

2018-03-23

 
Opposition réprimée, liberté d'expression bafouée en Côte d'Ivoire
 
Après la violente répression de la marche du 22 mars 2018 organisée par EDS (Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté) à Abidjan

Comme la critique est aisée et l’art difficile !

 
Pendant la campagne pour les présidentielles en 2010, l’un des slogans de l’opposition d’alors était la promesse faite aux ivoiriens « d’une bonne gouvernance ». Cela laissait supposer que le régime du Président Laurent GBAGBO au pouvoir ignorait ou méprisait les principes de ce mode de gestion de l’Etat. Il nous semble que ce qui caractérise l’humain, c’est la capacité qu’il a de s’exprimer pour signifier son approbation ou non lorsqu’il est face à une situation. Lui reconnaître cela, c’est reconnaître dans le même temps son appartenance à la communauté humaine. C’est pour cela, nous semble-t-il, que l’un des principes fondamentaux de la démocratie est la liberté d’expression. La bonne gouvernance d’une communauté humaine, quelle qu’elle soit, ne peut donc pas faire l’impasse sur ce constituant essentiel. Le Président Laurent GBAGBO qui en avait fait un comportement a garanti aux Ivoiriens la liberté d’expression quelle qu’en soit la forme. Le 22 mars 2018, le régime en place dans la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui a montré une fois de plus par la répression féroce d’une simple manifestation de l’opposition qu’il n’était pas capable de traduire dans les faits sa critique du non-respect des principes démocratiques. Comme la critique est aisée et l’art difficile !
 
C’est le lieu de nous joindre ici à l’écrivain malien Seydou BADIAN qui disait dans son roman Sous l’Orage, et nous le citons de mémoire : un chef qui n’a que la force pour se faire respecter est comme un tronc d’arbre qui barre le chemin. Les passants le contournent jusqu’à ce qu’un jour, fatigués de faire le détour, ils arrivent en grand nombre pour le dégager de leur passage.
 
Tout notre soutien aux Ivoiriens qui ont compris que leur liberté dépend d’abord et avant tout d’eux et d’eux seuls.
 
Raphaël DAGBO
Président de l'Association des Amis de Laurent GBAGBO
 
 
2018-02-15
 
Décès de Jean-Jacques Bechio
 
Ancien ministre du Président Félix Houphouët Boigny, puis Conseiller d'Alassane Ouattara alors Premier ministre, Jean-Jacques Bechio a pris ses distances avec le RDR à partir de 2007. Il soutiendra dès lors le Président Laurent Gbagbo et sera à ses côtés lors du bombardement de la Résidence présidentielle en avril 2011. Violemment battu par les hommes de Ouattara, il est emprisonné pendant 20 mois.
Après une détérioration de sa santé, Jean-Jacques Béchio est décédé dans la nuit du 11 au 12 février 2018.
 
MORT DIGNE et LIBRE !
 
Un autre serviteur de l'Etat, une autre grande voix qui a osé crier sa liberté, afficher ses convictions - et surtout pour cela je crois, vient de se taire définitivement.

Nous avons plus que le sentiment de plusieurs offensives contre tous ceux qui, depuis longtemps ou ces dernières années, ont revendiqué leur proximité avec le Président Laurent Gbagbo. Certains sont embastillés dans des conditions plus que crapuleuses, oubliés au fond de prisons insalubres au terme de décisions dignes d'une justice politicienne ; tout cela sous les yeux d'une certaine presse internationale jadis si loquace et donneuse de leçons d'humanisme ou de bonne gouvernance. D'autres sont inlassablement traqués. D'autres encore, comme Mamadou Ben Soumahoro, Paul-Antoine Bohoun Bouabré... et maintenant Jean-Jacques Béchio ont été condamnés quant à eux à mourir en "liberté", mais à mourir quand même. Il aura suffi de les paupériser impitoyablement, faute de ne les avoir pas éliminés physiquement au terme de tortures déshumanisantes.

Cette façon de faire de la politique devrait enfin réveiller la conscience de ceux qui attendent tout de rien dans la Côte d'Ivoire d'aujourd'hui. "Lorsqu'on est né, disait le philosophe, on est déjà trop vieux pour mourir." Mais il y a des morts dont les circonstances sont plus bruyantes que d'autres. Celle de Jean-Jacques Béchio en fait partie. Paix à son âme. L'association des amis de Laurent GBAGBO s'associe à la douleur de sa famille.

Raphaël Dagbo
Président de l'Association des amis de Laurent Gbagbo.
 
 
 
2017-12-31
 
2017-2018 La Vérité finit par se faire jour
 
Mes chers amis, chers adhérents,

2017 qui s'achève aura été singulière pour la raison d'être de notre association. En effet, lorsque nous dénoncions avec d'autres la vacuité et le caractère spécieux du dossier d'accusation du Président Laurent Gbagbo et du ministre Charles Blé Goudé, le scepticisme de quelques bien-pensants avait plus d'écho que notre indignation et notre conviction profonde. Nous pensions un peu comme Albert Einstein que "ce ne sont pas les méchants qui détruisent le monde mais ceux qui les regardent sans rien faire". Hélas, air du temps, nous étions considérés comme des inconditionnels aveuglément nostalgiques d'un passé coupable et perdu.

Mais avec des milliers d'autres de par le monde, vous avez patiemment su communiquer autour de vous votre détermination et votre confiance dans la Vérité. Vous avez acquis à la cause du Président Laurent Gbagbo et du ministre Charles Blé Goudé une opinion internationale qui fut volontairement abusée. Et puis, extraordinaire renversement de situation, la Vérité qui avait volontairement pris l'escalier de cette curieuse justice internationale semble inexorablement rattraper le terrible mensonge qui, lui, avait choisi l'ascenseur.

Il est vrai que les contorsions judiciaires qui se déroulent sous nos yeux nous empêchent encore aujourd'hui non pas bien-sûr de crier victoire mais de simplement célébrer l'éclat de cette vérité qui, de toute évidence, s'extirpe irrésistiblement de la boue des faussaires éhontés. Et ceci grâce à votre opiniâtreté. En réalité vous partagez cette qualité avec le Président Laurent Gbagbo qui disait qu'"à la vérité aussi, il arrive parfois d'attendre son heure".

Bonne et heureuse année 2018 à toutes et à tous en demeurant toujours mobilisés puis exigeants dans cette attente désormais très loin d'être une illusion.


Raphaël DAGBO
Président de l'Association des Amis de Laurent GBAGBO (2ALG)
 

 

2017-11-19

Remettre l'Histoire à l'endroit

 
Par Raphaël Dagbo
 
« On a sorti Laurent Gbagbo et on a installé Alassane Ouattara... » Voilà comment monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République française, célébrait son action dans la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Ces deux pays avaient pourtant signé un traité et des accords d’assistance militaire depuis le 24 avril 1961 et ceux-ci étaient bien en vigueur au moment des faits. Mais à y regarder d’assez près, c’est aussi le résumé de toute la diplomatie française dans ce pays entre le jeudi 26 Octobre 2000 et le 11 avril 2011. Il aura fallu pas moins de deux Présidents de la République (monsieur Jacques Chirac et monsieur Nicolas Sarkozy) pour atteindre ce funeste objectif. On remarquera que ce comportement est à mille lieues des principes démocratiques proclamés à tous les sommets franco-africains ou à travers la francophonie dans ses récentes compétences politiques. Sept ans après, force est de constater que l’alternative imposée par la France n’a pas fait la preuve de sa capacité à rassembler les Ivoiriens dans la paix, la sécurité, la prospérité et la bonne gouvernance promises.
D’abord l’improbable attelage constitué par M. Bédié, M. Ouattara et M. Soro, « le missionnaire de service », n’a réussi qu’à piloter une terrifiante campagne de plombs, de larmes et de sang. Nous en connaissons hélas le triste résultat. Il est d’au moins 15000 morts tous chiffres confondus au lieu des 3000 que l’on tente d’imposer à nos consciences comme si ce chiffre était plus acceptable à l’esprit humain. C’est avec tristesse que nous écoutons les propos d’une innocence désarmante de M. Soro quand il dit que son armée n’aurait pas massacré autant ses propres compatriotes si le Président Laurent Gbagbo avait accepté les résultats du scrutin présidentiel illégalement proclamés dans la retraite de son adversaire, plusieurs jours au-delà du délai constitutionnel. C’est d’ailleurs de cette façon qu’une bande de rebelles sanguinaires est devenue « Les forces nouvelles » dans les sombres et hypocrites intrigues de Linas Marcoussis. L’on essayait ainsi de faire oublier désespérément le passif insoutenable des horreurs criminelles de ces tueurs sans foi ni loi. Le flot de sang qui a coulé et qui continue encore aujourd’hui de couler en Côte d’Ivoire a conduit nombre d'Ivoiriens à se réfugier dans la léthargie par instinct de conservation.
C’est ce silence contraint que la désinformation consommée du régime de monsieur Ouattara et ceux qui l’ont installé confond à dessein avec une prétendue « paix retrouvée ». Et pourtant ce sang qui coule est tragiquement actuel soit épisodiquement à travers ces miliciens auteurs du carnage de 2011 qui se servent des armes pour réclamer leur part du butin de guerre, soit par les « microbes », de très jeunes gens, qui poignardent et égorgent en toute impunité qui bon leur semble dans les rues d’Abidjan. Voilà le régime que la communauté dite "internationale" a installé en Côte d’Ivoire sous les bombes françaises en lieu et place de celui du Président Laurent Gbagbo. Ce dernier ne demandait simplement qu’une délibération pour trancher en droit et dans la paix un banal conflit électoral à l’issue d’un scrutin pour lequel il a été déclaré vainqueur par le Conseil Constitutionnel de son pays.
Ainsi imposé aux Ivoiriens, Monsieur Ouattara s’est attaché à mettre en place un régime ethno-répressif et ouvertement népotiste qui est sans concession aucune dans l’application de son idéologie de « rattrapage ethnique ». Ce régime se gargarise régulièrement d’un taux de croissance qui pourtant ne concerne en rien les Ivoiriens dans leur vie quotidienne, et ils le disent. Il s’agit en réalité de cacher l’abcès purulent de son impopularité abyssale clairement traduite par l’indifférence de la majorité du peuple. En effet, les Ivoiriens sont loin d’être dupes du mépris et de la haine de cet homme qui condamne leurs enfants à l’exil et enferme d’autres sans procès digne de ce nom dans des prisons où ils meurent dans l’indifférence totale. Ne pouvant le manifester ouvertement par peur de représailles, la majorité du peuple refuse d’apporter une quelconque caution démocratique à ce régime. Les Ivoiriens restent donc ainsi massivement chez eux lors des consultations électorales qui s’empilent pour donner l’illusion d’un Etat qui fonctionne selon les standards universels.
Le résultat est que nous avons un régime illégitime. Cela ne l’empêche pas d’engager au forceps le pays dans des directions dont certaines peuvent être irréversibles. C’est le cas de la cession de pans entiers des terres avec les inévitables conflits mortels actuels ou à venir. La Côte d’Ivoire dont « l’indépendance » a été proclamée le 7 août 1960 est devenue un pays qui fonctionne en ce XXIe Siècle comme la colonie d’exploitation que la France s’est offerte officiellement le 10 mars 1893.
Face à ce rejet du greffon Ouattara par la majorité des Ivoiriens, il est temps de se rendre à l’évidence que nous sommes bien au bout de la forfaiture dont la réalité vient d’être confirmée par Mediapart en France même et de plus en plus d’organes de presse de par le monde. Dès lors, il devient urgent d’ouvrir une nouvelle page politique et sociale au risque de voir se produire une implosion du pays. Pour prévenir une telle catastrophe dont la simple idée nous glace le sang, tous les Ivoiriens doivent se souvenir qu’ils sont issus d’un pays de dialogue. Ils doivent se souvenir que dans ce pays, les conflits ont toujours trouvé leur solution dans la délibération et non par les armes qui sont une méthode étrangère récemment importée en Côte d’Ivoire.
Il convient maintenant de se remettre autour d’une table pour reprendre l’Histoire de ce pays là où elle a été violemment interrompue en 2011 par une guerre qui non seulement n’a servi à rien mais qui nous a laissés une terrible meurtrissure au cœur. Pour y parvenir sérieusement, il faut d’abord libérer le Président Laurent Gbagbo, le ministre Charles Blé Goudé ainsi que les prisonniers politiques qui croupissent dans les prisons ivoiriennes. Il faut également faire rentrer en sécurité tous les exilés politiques qui vivotent loin de leur pays. Il y a en effet à l'égard de la situation de ces femmes, ces hommes et ces enfants une indifférence aussi inhumaine que trois fois coupable : culpabilité devant l’Humanité ; culpabilité face à l’Histoire du pays, enfin culpabilité devant la mémoire des milliers de morts que toute conscience humaine refusera définitivement d’oublier. Pour ne pas en être passivement comptables, les Hommes épris de Justice et de Vérité ont un devoir : celui de remettre à l’endroit l’Histoire de la Côte d’Ivoire en quête de sa souveraineté.
Raphaël DAGBO
Enseignant-chercheur en relations internationales
Spécialité études stratégiques et politique de défense.
Président de l’Association Les Amis de Laurent GBAGBO.
 

 

 

2017-10-08

LA CPI juge et partie : une imposture inacceptable !

 
Dans une enquête extrêmement fouillée et documentée, le journal Mediapart vient de révéler que la diplomatie française a été en intelligence avec la Cour Pénale Internationale pour écarter le Président Laurent GBAGBO du pouvoir en Côte d’Ivoire. Ce qui n’était qu’un secret de polichinelle éclate ainsi au grand jour. Cela remet gravement en cause cette Cour Pénale Internationale. Elle est clairement juge et partie dans ce procès qu’elle a suscité, organisé, et qu’elle conduit contre le Président Laurent GBAGBO et Charles Blé GOUDE. L’on peut se demander si ce n’est pas cette Cour Pénale qui a besoin d’un vrai procès pour le coup justifié sous la qualification de faux, usage de faux et détournement de procédure aggravé par un délit de corruption active... ? La CPI a accepté d’être un instrument politicien dans une compromission d’opération néocoloniale.
 
Avec l’Etat français, elle a contribué à installer en Côte d’Ivoire un régime illégitime avec un président de la république plutôt installé qu’élu...
 
L’on aura remarqué que nous ne prenons même pas la précaution d’usage qui oblige à l’utilisation du conditionnel dans une telle affaire. Nous constatons en effet que ni l’Etat français ni la CPI n’ont à cet instant déposé plainte en diffamation contre l’organe de presse qui les met si gravement en cause. Seule la CPI aurait timidement l’intention d’ouvrir une enquête sur les révélations hautement compromettantes du journal. Mais nous savons que Mediapart affirme rarement des informations non vérifiées et recoupées. Il est d’ailleurs bien connu que les enquêtes diligentées par des organismes si gravement mis en cause sont quasiment toujours des fuites en avant dont le but est de distraire l’opinion qui pourrait s’émouvoir à juste titre. Elles sont comme les commissions d’enquête destinées à enterrer les affaires gênantes.
Notre préoccupation est ailleurs. Elle concerne le silence troublant des Etats partie au traité de Rome dont la CPI est l’émanation, en particulier de la France qui s’est toujours présentée comme pays démocratique aux institutions fortes. A ce titre son parlement dont c’est la compétence devrait au minimum demander des comptes à l’exécutif qui s’est rendu coupable de cette barbouzerie de plus. Nous nous demandons plus sérieusement pourquoi ce silence des pays africains. L’Afrique va-t-elle encore longtemps se murer dans ce silence assourdissant qui pourrait devenir très vite une complicité coupable contre elle-même ? L’Union Africaine en tant qu’institution continentale va t elle enfin réclamer un peu de respect pour la dignité et la souveraineté des pays qu’elle représente ?
 
En attendant, nous demandons instamment que soit mis un terme à cette détention injustifiée et injustifiable du Président Laurent GBAGBO, du Ministre Charles Blé GOUDE et de tous ces prisonniers qui croupissent dans les prisons ivoiriennes par décision d’un régime qui apparaît clairement aujourd’hui comme illégitime.
 
La Côte d’Ivoire a besoin de paix et de vérité ; l’Afrique du respect de sa souveraineté. C’est juste ce que nous réclamons.

 

Raphaël DAGBO

Président de l’Association des Amis de Laurent GBAGBO

 

 

2017-06-20

 

Pour l'anniversaire de Simone Gbagbo

 

A Simone Gbagbo qui a eu 68 ans le 20 juin 2017

 

Vous savez, chère Madame, que la Liberté est toujours un peu de ce miel que l'on cueille sur des ronces. Au côté de Votre illustre époux le président Laurent GBAGBO, vous avez montré votre détermination à faire de la souveraineté de la Côte d'Ivoire une exigence non négociable. Ce choix dont vous payez actuellement le prix politique vous honore et vous inscrit dans la mémoire vivante de la revendication de l'identité des Ivoiriens d'où qu'ils viennent.
 
L'association des Amis de Laurent Gbagbo salue ici vos convictions légitimes et vous souhaite un joyeux anniversaire en attendant votre retour parmi nous.
 
Raphaël DAGBO, président de l'Association des Amis de Laurent Gbagbo
 
 
2017-05-31
Aujourd'hui 31 mai 2017
 
Voilà 72 ans, le 31 mai 1945, que naissait sur cette terre Koudou Laurent Gbagbo.
La Côte d'Ivoire fut gouvernée successivement par plusieurs personnalités dont, pendant les premières années de son indépendance, le Président Félix Houphouët Boigny. Avec l'arrivée de Laurent Gbagbo, ce fut non seulement l'avènement d'un style nouveau qui a plu aux Ivoiriens, mais aussi la volonté de faire triompher la souveraineté pour son pays. C'est pour cela que nous sommes avec lui, c'est pour cela qu'avec d'autres très nombreux, en particulier en Afrique et en Côte d'Ivoire, nous ne sommes pas d'accord avec le sort qui lui est fait aujourd'hui à La Haye où il est détenu pour avoir défendu cette liberté et cette souveraineté que veulent les Ivoiriens.
 
Monsieur le Président, nous vous attendons parce que, si l'Afrique du Sud a eu Nelson Mandela, nous savons qu'en Afrique de l'Ouest nous avons Laurent Gbagbo qui va redonner sa dignité au peuple de Côte d'Ivoire et, à travers le peuple de Côte d'Ivoire, aux peuples d'Afrique. Car l'Afrique a son mot à dire à l'échelle des Nations, et c'est sa souveraineté qui peut lui permettre de le faire. Ses citoyens ne doivent pas être que des exécutants, mais, comme vous l'avez dit, aussi des inspirateurs, et le premier des inspirateurs, c'est vous.

Les Amis de Laurent Gbagbo ont choisi le jour de votre naissance pour vous témoigner leur affection et leur attachement en vous souhaitant :
Bon anniversaire, Monsieur le Président ! Bon anniversaire, Monsieur Koudou Laurent Gbagbo ! Bon anniversaire à vous !
 

 

 
2016-31
 

A tous nos amis pour l'année 2017

 
Cher(e)s ami(e)s,
 
Depuis cinq longues années, le Président Laurent GBAGBO est prisonnier d'un système judiciaire international qui heurte de plus en plus l'intelligence humaine.
 
Au sein de l'association qui porte son nom, vous avez décidé de dire non à l'humiliation qu'il subit et de rétablir la vérité sur sa personnalité et son action. Avec vous, nous sommes convaincus que cette citadelle d'intérêts coalisés est en train de se fissurer, laissant apparaître à tous l’innocence du Président Laurent GBAGBO et nous donnant une raison d'espérer, d'une façon ou d'une autre, un retour rapide à la liberté.
 
Les interrogations qui se font de plus en plus insistantes de par le monde, l'immense adhésion à l'idée de sa libération qui s'est largement exprimée à travers la campagne pour la signature de la pétition internationale à laquelle l'Association a naturellement contribué en votre nom... constituent autant de signes que notre lutte est non seulement entendue mais partagée.
 
Il faut maintenant que ce procès s'arrête parce que tout montre aujourd'hui qu'il est à la fois une révoltante injustice et une terrible impasse.
 
Avec votre soutien et votre confiance, ensemble nous continuerons à réclamer la mise en liberté du Président Laurent GBAGBO ainsi que de tous ceux qui sont détenus aujourd'hui parce qu'ils se reconnaissent dans ses idées.
 
A l'endroit de toutes et de tous, je formule les vœux de santé, de courage, de prospérité et, pour ce qui nous unit, de justice, en espérant que l'année 2017 sera celle du retour de Laurent GBAGBO à nos côtés.
 
Raphaël DAGBO
Président de l'Association des amis de Laurent GBAGBO
 
 
2016-08-07
 
Le 7 août 1960, la Côte d'Ivoire proclamait officiellement son indépendance

7 août, de quelle indépendance parle-t-on ?

 

 

Le 7 août 1960, la Côte d'Ivoire proclame officiellement son indépendance. Ce que l'on sait moins, c'est que cela s'est fait dans le cadre de la communauté française et c'est cela qui est en réalité l'essentiel. En fait d'indépendance, il s'agit d'une simple autonomie octroyée par la France qui, en plus, s'est donné les moyens de la contrôler jalousement.
 
Tout le combat politique de l'historien Laurent GBAGBO consiste à essayer de faire passer son pays de cet état de territoire autonome à un pays véritablement souverain dont les relations avec les autres pays seraient régies par des règles normales de coopération, non de subordination ; où le gouvernement ne serait pas tenu de soumettre l'ordre du jour de son conseil des ministres à quelque puissance tutélaire que ce soit. Il s'agit pour lui de ne pas accepter le contrôle de son action par des commis sournoisement intégrés dans son administration..., bref, le Président Laurent GBAGBO est aussi à la Haye aujourd'hui pour avoir voulu donner du contenu et un sens à l'indépendance de son pays.
 
Alors peut-on parler sérieusement d'indépendance de la Côte d'Ivoire en ce 7 août 2016 ?
 
En effet l'indépendance c'est au minimum la capacité que l'on a de faire librement des choix d'orientation économique, politique et stratégique mais aussi des partenaires les plus efficients pour engager les actions pouvant contribuer à améliorer la vie quotidienne des citoyens, tous les citoyens. L'indépendance, c'est la garantie pour chaque citoyen de dire librement ce qu'il pense sans risquer sa vie ou sans risquer d'être jeté en prison dans l'indifférence. L'indépendance, c'est le respect des institutions que l'on se donne et le fait d'accepter qu'elles soient plus fortes que chacun des citoyens, y compris les plus hautes autorités, pour qu'elles protègent efficacement tout le monde. Bref, l'indépendance n'est pas simplement un mot et quelques feux d'artifice ici et là ; c'est une exigence de tous les instants.
 
Avons-nous aujourd'hui cela dans cette Côte d'Ivoire où le délit d'opinion constitue le premier motif d’incarcération ? Avons-nous cela aujourd'hui dans cette Côte d'Ivoire où l'on parle de croissance à deux chiffres alors que les denrées alimentaires y sont introuvables ? Avons-nous cela aujourd'hui dans cette Côte d'ivoire où ceux qui ont la chance d'être connectés à l’électricité croulent sous les factures injustifiées ?... 
 
Les Ivoiriens savent qu'ils recommenceront à parler très bientôt d'indépendance avec la libération du Président Laurent GBAGBO qui a montré et prouvera encore, avec le soutien de son peuple, qu'il sait ce que signifie ce terme.

 

Raphaël DAGBO
Président de l'Association des Amis de Laurent GBAGBO 

 

2016-06-27

Procès de Laurent Gbagbo à la CPI

Ensemble réclamons l’arrêt du procès du mépris du peuple Ivoirien !

Contribution
Ce procès contre le Président Laurent GBAGBO et le Ministre Charles Blé GOUDE qui était déjà un non-sens avéré s’enfonce chaque jour dans le ridicule et humilie comme jamais les Ivoiriens, la Côte d’Ivoire, voire l’Afrique et les Africains.
En ordonnant l’inacceptable déportation de ces deux personnalités, le pari qui avait été fait en pensant aux Ivoiriens était celui de dire : « ILS S’Y FERONT A LA LONGUE ! ». Cette stratégie a atteint ses limites comme il fallait s’y attendre. Nous redisons donc qu’il est encore temps d’ARRETER CE PROCES et tous ceux qui ont cours en Côte d’Ivoire. Il s’agit de sortir de cet autre mensonge du « refus de l’impunité » dont chacun constate qu’il n’a jamais été qu’une vulgaire incantation à l’adresse de ceux qui faisaient semblant d’y croire.
En effet, dans ces procès, à la Haye comme à Abidjan, les accusations formulées à l’encontre de tous ceux que l’on tente d’humilier ont largement montré leur caractère fantaisiste et strictement haineux. Il faut se rendre à l’évidence, ces accusations ne reposent sur aucun fait avéré. Les preuves fabriquées de toutes pièces sont si puériles qu’elles ne résistent à aucune analyse. Les audiences tournent à vide. Elles mettent en scène des témoins d’accusation qui montrent chaque jour qu’il n’y avait pas matière à procès ; et surtout à procès pour crimes contre l’humanité s’agissant de ceux qui sont aujourd’hui mis en accusation.
Entendons-nous bien ; des milliers d’Ivoiriens ont été exécutés à la suite d’un incompréhensible refus de dialoguer. Le dialogue constituait pourtant en Afrique la marque de fabrique de notre pays. Cette stratégie foireuse du « ILS S’Y FERONT A LA LONGUE ! » connaît naturellement ses limites parce qu’elle est non seulement irresponsable et dangereuse mais précisément parce que personne ne se fait à un tel mépris ; bien au contraire.
La Côte d’Ivoire est traumatisée pour très longtemps encore. Elle a enregistré pour la première fois de son existence des milliers de morts innocents à cause d’une psychorigidité que rien d’autre ne peut expliquer en dehors du simple désir d’occuper un fauteuil présidentiel et de jouir des prébendes qui s’y rattachent. Dans cette histoire sombre, la fameuse communauté internationale, c’est-à-dire la très souveraine France, la très respectable Grande Bretagne et les non moins démocratiques ETATS-UNIS ont aidé activement à construire les conditions et l’exécution du pogrome ivoirien. Ces « Grandes démocraties » ont instrumentalisé des personnes pour qui un fauteuil présidentiel est au-dessus des vies de milliers d’Ivoiriens. Elles ont donc sacrifié des populations qui, jusque-là, vivaient ensemble sans se faire la guerre.
Ceux qui se faisaient encore des illusions sur cette construction machiavélique ont compris le cynisme de ce projet hideux ourdi contre la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens. Les Ivoiriens, et plus largement les Africains, doivent réclamer hic et nunc l’arrêt de ces procès, de La Haye à Abidjan. Ils constituent en effet une insulte grossière à l’intelligence et à la dignité de tout un continent quant à son appartenance à l’espèce humaine. Comment comprendre en effet qu’après plus de cinq mois d’audience à la CPI et les simulacres de procès en Côte d’Ivoire, l’on n’ait pas trouvé un seul fait patent qui montre l’implication de Laurent GBAGBO ou de Charles Blé GOUDE dans des actes criminels. Il en va de même pour les prisonniers d’opinion Simone Ehivet GBAGBO, Hubert OULAYE, Moïse Lida KOUASSI, Assoa ADOU, DAHI Nestor, SAMBA David… et j’en passe qui croupissent ou qui meurent dans l’indifférence tonitruante du monde dit civilisé.
Ce huis clos décrété contre toute attente, en dernière heure par la CPI contre les usages de cette cour, est une illustration de plus qui s’ajoute à la liste révoltante des tentatives pour cacher la honteuse vacuité de ce procès artificiel. Il y a mieux ! Nous devons redevenir des Humains. Ne cherchons pas à dissimuler ce qui ne peut plus l’être en ce siècle de verre où tout se passe désormais au grand jour qu’on le veuille ou non…, arrêtons maintenant ce procès de l’injustice au rebours du bon sens qui est pourtant « la chose la mieux partagée » comme disait le cartésien René DESCARTES.
Une contribution de Raphaël DAGBO
Président de l’Association des Amis de Laurent GBAGBO
 
2016-05-31

 

Cher Président, 
Cher ami,
Cher frère,
 
Nous te souhaitons à l'occasion de ce nouvel anniversaire de garder le moral et la santé, malgré la tristesse des lieux et les contraintes quotidiennes qui sont les tiennes !
 
En attendant ta libération prochaine,
qui sera aussi celle de ton peuple
 
Le 31 mai 2016
 
Le 8 mai 1945, l'Allemagne nazie capitule. Le Monde se libère ainsi d'une idéologie qui a fait couler tant de sang et larmes. Exactement dans le même mois de la même année, Laurent GBAGBO voit le jour en Côte d'Ivoire. Il est ainsi des hasards qui, avec le recul dans le temps et l'enchaînement des évènements, prennent soudain une signification symbolique particulièrement forte...
 
Devenu plusieurs années après l'homme d'Etat et le panafricain sans concession que l'on connaît, Laurent GBAGBO épouse l'histoire de la lutte pour la souveraineté pleine et entière de son continent là où d'autres font le choix de la collaboration pour exister. Quand il affirme que "Les Africains ont peur d'être libres", c'est pour mieux incarner ce combat pour la dignité du dernier continent en lutte pour sa véritable souveraineté... Sa détention à la Haye ou le ridicule procès de la CPI ne sont rien moins qu'une étape vers cet idéal de souveraineté au rendez-vous de laquelle il invite tous les Africains et tous ceux qui, de par le monde, sont épris de justice, d'aspiration à l'égalité des peuples et de paix.
 
     Au nom de l'Association de vos amis mobilisés pour obtenir votre libération, je vous dis:
                           Bon anniversaire, Monsieur le Président ! 
 
     Raphaël DAGBO
  Président de l'Association des Amis de Laurent GBAGBO 

 

 

2016-05-27

 

Contribution

Les dérives d'un pouvoir personnel

Michel GBAGBO, pour qui la question des prisonniers politiques, donc plus largement celle des droits de l’Homme sous le régime d'Alassane OUATTARA, est une préoccupation majeure, a été interpellé en Côte d’Ivoire ce mercredi 25/05/2016. Pourquoi ?
 
Ce professeur de psychologie de son Etat a cru devoir exercer son droit à l’expression bien moins que ce que faisait dans l’opposition un certain Dramane OUATTARA qui parcourait le pays en menaçant de le mettre à feu et à sang s’il n’était pas candidat aux présidentielles. Il s’agit du même pays dont tous les responsables gouvernementaux affirment sans sourciller qu’ils sont à la tête d’un « Etat de droit ».
 
Mais qu’a dit exactement Michel GBAGBO ? Il a simplement démenti : il y a bien plusieurs prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, contrairement aux contre-vérités du chef de l’Etat qui semble ne pas vivre dans le même pays que lui. La nature a pourtant conféré ce privilège à l’Humain qu'il est le seul à disposer de la parole pour en user. Mais tout porte à croire que cela n’est pas reconnu aux Ivoiriens par ceux qui les « dirigent ». De toute évidence, lorsque « le chef de l’Etat » installé est pris en flagrant délit de mensonge, cela constitue en plein XXIème siècle comme un crime de lèse-majesté.
 
Nous réaffirmons ici que Madame Simone GBAGBO, le Professeur Hubert OULAÏ, le jeune DAÏ Nestor, le Ministre LIDA Kouassi, le jeune SEMBA David, M. ASSOA Adou et des dizaines d’autres infortunés sont bien tout, sauf des prisonniers de droit commun. Bien entendu nous savons parfaitement que le régime de Monsieur Dramane Ouattara est expert dans l’invention des atteintes à la sûreté de l’Etat ou toute autre hallucination du même genre qu’il s’empresse de requalifier en accusations pour essayer de les présenter sous un jour qui le satisfait mais dont personne n’est dupe.
 
Nous rappelons qu’au XXIème et dans tous les pays qui se respectent, l’opposition a des droits. Parmi ceux-ci il y a - hélas pour Monsieur Dramane et les siens -, celui de porter la contradiction au pouvoir lorsque, comme ici, cette contradiction est fondée dans les faits. Il est vrai que se précipiter devant les micros pour dire la démocratie est plus facile à faire que la traduire en actes. Mais ici, nous sommes bien au-delà de tous les excès imaginables en matière de dérives dictatoriales. Et dire qu’il s’agit du régime de celui qui, dix ans durant, s’est proclamé l’apôtre des droits de l’Homme et des principes démocratiques. Comme c’est terrible de voir que la critique soit si aisée là où l’art est hélas difficile.
 
Jamais personne ne pourra condamner les Ivoiriens au silence. Personne ne pourra empêcher les Ivoiriens de dire que le régime de Monsieur Dramane OUATTARA est une officine à fabriquer des prisonniers d’opinions, de la Haye à la Côte d’Ivoire. C’est en effet ce qui correspond à la réalité d’aujourd’hui. Nous n’entendons pas la fameuse communauté internationale si active en d’autres temps et qui s’enferme aujourd’hui dans un silence complice. Mais là aussi nous savons que les tenants de cette opinion internationale ne se font que l’écho de leurs intérêts. En réalité les Ivoiriens ont goûté à la parole libre avec le Président Laurent GBAGBO. Que les tenants de l’omerta se rassurent, les intimidations n’y feront absolument rien. Il y a cependant une seule action à faire : libérer tous les prisonniers politiques et cesser de croire à une réconciliation illusoire et molle sans eux.
 
Raphaël DAGBO
 
 
 
2016-02
 
L'autorité n'est pa  l'autoritarisme

 

Contribution de Raphaël DAGBO

 

Au cours de la campagne pour l'élection présidentielle d'octobre 2010 en Côte d'Ivoire, Monsieur Alassane Dramane OUATTARA déplorait que, selon lui, le régime du Président Laurent GBAGBO ne soit "pas démocratique". Il promettait alors aux Ivoiriens une république démocratique où le droit de tous serait non seulement garanti mais respecté. Pourtant, en bonne logique républicaine, il nous semble que pour un chef d'Etat, la démocratie c'est entre autres le respect de son opposition, celle-ci étant constituée, par principe, de femmes et d'hommes à qui il peut arriver de penser différemment de la "majorité" au pouvoir et d'exprimer librement cette différence. Voici pour les principes démocratiques.
 
Le 20 octobre 2016, l'opposition ivoirienne que quelques députés indépendants ont rejointe a voulu exprimer légitimement son refus du projet de nouvelle constitution dans la rue, à travers une manifestation que le préfet d’Abidjan avait préalablement autorisée. Il est vrai que, paradoxalement, ce préfet avait assorti son autorisation du refus de sécuriser cette manifestation comme cela aurait dû l'être dans un pays véritablement démocratique où la sécurité de tous est une exigence régalienne.
 
Non seulement cette manifestation a été sauvagement et brutalement réprimée, mais les leaders politiques qui la conduisaient et qui ne s'étaient rendus coupables d'aucun délit ont été violentés avant d'être interpellés.
 
Ces pratiques qui relèvent d'un autre temps confirment bien que depuis la déportation du Président Laurent GBAGBO, son pays est entré dans une ère où l'on confond à dessein autorité et autoritarisme. L'Association des Amis de Laurent Gbagbo condamne vivement ce qui n'est rien d'autre qu'un vain mélange de mépris et d'intimidation. Nous assurons de notre soutien toutes les actions qui, comme celle entreprise le 20 octobre par l'opposition, se fixeront l'objectif ferme de dire non à l'autocratie.
 
Le Président Laurent GBAGBO a fait entrer les Ivoiriens et la Côte d'Ivoire dans l'ère de l'expression libre et du débat contradictoire. N'en déplaise à ce régime, les Ivoiriens entendent bien cultiver cet attribut démocratique qu'est la liberté de dire non quand l'on pense non et tourner ainsi le dos à cet anachronisme du diktat utilisé aujourd'hui dans leur pays comme principe de gouvernement.
 
La constitution est par définition la loi fondamentale d'un pays qui inspire toutes les autres lois ; c'est pourquoi elle constitue le socle de l'identité démocratique ou non d'un pays. Elle procède donc d'une constituante et d'un débat ouvert à toutes et à tous. Elle ne peut pas être le résultat d'un petit arrangement entre amis, fussent-ils des experts. S'opposer à un tel mépris du peuple par une manifestation paisible n'a rien de subversif qui mérite ce traitement sauvage, avilissant autant qu'il est arrogant et anachronique.
 
Raphaël Dagbo
Président de l'Association des Amis de Laurent GBAGBO
 
Le 22 octobre 2016

 

 

2016-02

 

Le 11 février 2016, honneur à Bernard Dadié !

 

Message de Raphaël Dagbo

 

à Bernard Binlin Dadié, au nom des Amis de Laurent Gbagbo

 

 
Cher Bernard Dadié,
 
Au nom de l'Association des Amis de Laurent Gbagbo, ce grand homme dont l'engagement a rejoint le vôtre pour se confondre dans la vision que vous avez de la souveraineté de l'Afrique et de votre pays, je vous prie d'accepter que cette plume mal assurée traduise la fierté que nous avons de saluer votre talent et votre engagement.
Merci d'honorer aujourd'hui tous ceux qui, comme nous, admirent votre oeuvre et se réjouissent de pouvoir vous exprimer, à cette occasion, leurs sincères félicitations.
 
Raphaël Dagbo
Président des Amis de Laurent Gbagbo

 

 

2016-01-28

 

L'appel du Président de notre association, Raphaël Dagbo :

 

Tous à la Haye… Ensemble, allons jusqu’au bout !

 

Par tous les temps, qu’ils soient pluvieux, neigeux, venteux, vous avez marché pour crier votre indignation à voir le Président Laurent GBAGBO et le Ministre Charles BLE GOUDE injustement détenus à la Haye.

Le Président Laurent GBAGBO dont chacun sait l’attachement inébranlable à la justice vous a toujours répondu en écho à vos légitimes protestations :

 

« NOUS IRONS JUSQU’AU BOUT pour rétablir la Vérité. »

 

Le chemin aura été long, très long…, mais nous savions tous que nous étions bien sur ce chemin qui conduit à ce « au bout » dont parle le Président GBAGBO.

Vous qui êtes attachés à ce que la justice soit rendue, celle qui est l’arme des moins fortunés, celle qui fait de la preuve le glaive de la décision, l’Association des Amis de Laurent GBAGBO vous appelle aux côtés de Charles BLE GOUDE et du Président Laurent GBAGBO à l’ouverture de ce procès qui leur est fait à partir du 28 janvier 2016 à la HAYE.

 

Rassemblons-nous à la Haye pour prouver au Monde que ce que la haine et le mensonge ont grossièrement échafaudé, la Vérité et la détermination peuvent le défaire. Réclamons que la justice se fasse enfin respecter par ceux qui l’ont instrumentalisée pour la tourner en ridicule en l’amenant à détenir des innocents alors que les coupables sont en liberté !

 

Tous à la Haye pour « ALLER JUSQU’AU BOUT ! »

 

Pour L’Association des Amis de Laurent GBAGBO
Le Président, Raphaël DAGBO

 

 

 

2016-01-01

Les voeux du Président de l'Association

 

En 2016 continuons ensemble pour la libération du président Laurent Gbagbo

 

Mes chers Amis,

 

L'année qui s’achève aurait bien pu n'être simplement que la quatrième de trop où son Excellence le Président Laurent GBAGBO est au centre de détention de la cour pénale internationale à la Haye. Il se trouve que le calendrier judiciaire fait de 2016 l'année où tous nos cœurs battent à l’unisson de ce procès que la haine gratuite des hommes a construit avec les fibres du mensonge politique.

 

Mais comme le jour met fin à la nuit, la seule limite du mensonge est la Vérité. C'est cette vérité que s’apprête à dire le Président Laurent GBAGBO, parce que le moment est certainement venu pour qu'il regagne son pays où l'attendent ses compatriotes afin de retisser les fils du vivre ensemble. Votre souhait qui est aussi le mien est donc que 2016 soit l'année de la Vérité pour laquelle le président GBAGBO a gardé constance et courage, et dont la conséquence logique sera sa Liberté que vous et moi attendons tous impatiemment.

 

Chers amis, en attendant, permettez-moi de formuler pour vous et vos familles respectives, mes vœux de bonheur et d'excellente santé mais également de mobilisation maximale pour soutenir le Président Laurent GBAGBO dans ce que je crois être l'ultime ligne droite vers la fin de ce cauchemar..., il n'a que trop duré !

 

Bonne année à toutes et à tous.

 

Pour l'Association des Amis de Laurent GBAGBO
Le Président, Raphaël DAGBO

 

 

2015-11

Déclaration de Raphaël Dagbo le 29 novembre 2015, quatre ans après le transfèrement du Président Laurent Gbagbo au centre pénitentiaire de Scheveningen

"Cette nouvelle épreuve n’est pas la fin de ma carrière politique… "

 

Lorsque ce 29 novembre 2011, à 13h45, le Procureur M. Simplice Koffi Kouadio notifie au Président Laurent Gbagbo le mandat d’arrêt au terme duquel il sera livré à la cour pénale internationale, ses avocats tentent de s’opposer à cette procédure. En effet, celle-ci était gravement attentatoire à l’orthodoxie des droits de la défense et du « prévenu ».

Mais le Président Laurent Gbagbo qui sait qu’ici le droit n’était qu’un habillage grossier cousu de fil blanc intervient, selon un de ses conseils présent, pour prononcer encore une fois ces mots : « Cette nouvelle épreuve n’est pas la fin de ma carrière politique… ». C’est une phrase qui résonne encore aujourd’hui comme une véritable prémonition.

 

Quatre longues années après, nous croyons aussi, et sans doute pas seulement nous, que sa présence en ces lieux lugubres de la prison de Scheveningen, près de la Haye, ne constitue qu’un passage pour que la vérité sur la haine qui a poussé à cette forfaiture éclate enfin au grand jour. Mais que de temps perdu ! Que de sang d’innocents versé ! Que de mensonges proférés, pour transformer la Côte d’Ivoire et une grande partie de son peuple en un pays et une communauté où les uns croupissent dans des prisons sans jugement et les autres demeurent suspicieux entre eux !

 

Le temps, cet autre nom de la justice est passé. Ce que nous savions et qui nous a poussés à nous constituer en Association des Amis de Laurent Gbagbo est désormais de plus en plus partagé par delà les frontières ivoiriennes. Celles ou ceux qui avaient encore quelques doutes sur le pourquoi de ces bombardements assassins, des morts par milliers qui en ont été les victimes, des tentatives de fabrication de preuves a posteriori pour justifier le transfèrement nocturne du Président Laurent Gbagbo, sont désormais édifiés à satiété. 

 

L’on comprend donc pourquoi je n’appelle pas ici à commémorer cette triste date du 29 novembre 2011. Dans la commémoration en effet, il y a l’idée de célébrer, de fêter…, or il n’y a rien à célébrer ici, à fêter… J’appelle simplement mais fortement à ne pas oublier que cette date restera dans l’Histoire de la Côte d’Ivoire, voire de l’Afrique et du Monde, comme une trace indélébile de ce que le mensonge politique peut façonner de pire quand il est mû par la collusion d’intérêts financiers à peine voilés. Ce 29 novembre n’est pas seulement l’aveu le plus éclatant de la peur de ceux-là mêmes qui ont  construit dans le sang l’illusion d’une victoire électorale là où ce fut en réalité un échec retentissant. Ce 29 novembre est devenu aujourd’hui le symbole calendaire et historique de la force d’un homme que son peuple espère profondément pour retisser sa cohésion sociale perdue dans le rattrapage ethnique que l’on a osé affirmer et assumer. Les Ivoiriens savent, comme vient encore de le montrer leur indifférence retentissante à l’égard de « l’élection présidentielle » récente, que seul Laurent Gbagbo est aujourd’hui capable d’insuffler cette cohésion sans haine et sans ressentiment pour qui que ce soit.

 

Comme il est facile de détruire ! Dans la démolition en effet, il n’y a nul besoin d’art... ; l’autoritarisme et la brutalité y suffisent. Mais ce dont la Côte d’Ivoire a besoin, c’est l'urgence de son unité sociale. La reconstruction matérielle n’en sera que plus facilitée parce qu’elle sera alors partagée par tous. Il faut à la Côte d’Ivoire des artistes ; de vrais artistes qui aient une connaissance profonde de son peuple. C’est aussi ce profil de leaders que demande aujourd'hui l'Afrique pour être pleinement l’espoir économique de ce Monde qui attend ce continent. Le Président Laurent Gbagbo fait sans doute partie de ces hommes qui correspondent à ce portrait et nous le savons tous maintenant parce que l’obscurité a montré la nécessité de la lumière.

 

La Cpi qui s’apprête à le juger et qui dispose de toutes les preuves du mensonge et des falsifications de faits le concernant n’a plus aujourd’hui de raison de ne pas le libérer. Cette cour doit se souvenir que, même si elle est d’inspiration politique, elle porte aussi l’attribut de cour de justice ; une justice qu’elle n’a pas le droit de trahir faute de quoi…

 

Mes chers Amis, je crois que l’épreuve est terminée. La carrière politique du Président Laurent Gbagbo doit maintenant se poursuivre, pas pour lui, mais pour que les Ivoiriens, d’où qu’ils viennent, redeviennent des frères fiers de leur pays. Il ne s’agit plus en effet seulement de diriger un pays mais de construire une Nation.

 

Raphaël DAGBO

Président de l’Association des Amis de Laurent Gbagbo

 

 

2015-08-28

 

Presque 5 ans après le renversement de Laurent Gbagbo, la Côte d'Ivoire à la croisée des chemins
 
Contribution de Raphaël Dagbo à l'analyse de la situation en Côte d'Ivoire
 
Sortir d’une Présidence d’exception par une transition apaisée
 
Dans les pays dignes de ce nom, l’élection présidentielle est toujours le moment où les citoyens sont appelés à faire un choix de société. Sans faire l’exégèse de ce syntagme nominal (choix de société), disons simplement que tout choix suppose à minima un contexte. Quel est donc celui dans lequel les Ivoiriens seraient censés se prononcer en octobre 2015 ?
Une CEI toujours présidée par M. Youssouf Bakayoko ; celui-là même qui a encore sur la conscience la mort atroce de milliers de jeunes ivoiriens pour avoir proclamé des résultats contraires au choix de la majorité du peuple en 2010. La récente publication d’une liste électorale de six millions d’électeurs recensés dans un pays de vingt-deux millions d’âmes au moins, soit le tiers de ce peuple. Un chef d’Etat qui s’est déclaré candidat alors même que l’article 35 de la constitution dont il est censé être le gardien institutionnel le disqualifie sans appel. Quatre cents prisonniers politiques, chiffre déjà effroyable et paradoxalement en augmentation régulière … Des prisonniers détenus dans des conditions inhumaines où ils subissent les affres de traitements dégradants régulièrement dénoncés par les organisations humanitaires en tout genre…
 
Au-delà de ce contexte honteux et indigne de notre pays, quel est le projet de société ?
 
En 2010, le slogan du chef de l’Etat actuel était : « Donnez-moi cinq ans et je transforme le pays !». Sur cette promesse, les Etats français, britannique et américain se sont accordés pour installer dans le sang le régime actuel au mépris des véritables résultats du scrutin présidentiel de 2010. Ces parrains d’hier doivent regarder le fonctionnement de la justice ivoirienne qui condamne aujourd’hui à tour de bras des opposants politiques sans être capable d’indiquer les faits qui leurs sont reprochés. C’est le signe d’une nation en insécurité sociale très avancée quand on sait que la justice est dans un pays normal, l’arme qui protège les plus faibles.
Le projet de société se trouve-t-il dans le mimétisme servile de ce que faisait hier le colonisateur dans les colonies d’exploitation à savoir un bout de bitume par ici, un bloc de béton par là, quelques infrastructures pour assurer son approvisionnement…
Ce projet est-t-il à rechercher dans cette provocation puérile de « rattrapage ethnique » que les Ivoiriens, toujours bien avisés, ont fort bien compris comme la tentative d’installer entre eux une guerre fratricide sans fin… Le projet de société est-il enfin à trouver dans l’angoisse permanente de se voir assassiné par des tueurs armés à dessein, lâchés ensuite dans la population et qui tuent indistinctement dans une impunité aussi révoltante que déconcertante…
 
Face à cet échec mais pas seulement, un échec dont la communication n’arrive plus à couvrir la pestilence, nous appelons à un sursaut pour mettre en place UNE TRANSITION NON POLITIQUEMENT INTERESSEE et apaisée. Elle s’attellera entre autres à recoudre le tissu social ivoirien totalement détricoté parce que notre pays n’est pas juste un vulgaire super marché qui a simplement besoin d’un gérant. Le temps est venu de remettre l’économie à sa juste place ; celle d’être un moyen et non une fin. Le moment est venu de mettre fin à la présidence d’exception pour que la Côte d’Ivoire sorte de cet état d’exception que l’on tente de rendre désespérément permanent.
 
Raphaël Dagbo

 

 

 

2015-05

Déclaration de Raphaël Dagbo suite à l'arrestation en Côte d'Ivoire des Professeurs Hubert Oulaye et Sébastien Dano Djédjé ainsi que du jeune Justin Koua.

Non à l'intimidation !

 

Nous apprenons avec stupeur et dégoût l'arrestation des Professeurs Hubert Oulaye et Sébastien Dano Djédjé ainsi que du jeune Justin Koua, membres de l'opposition au régime au pouvoir en Côte d'Ivoire. Précisons que tous revenaient de la fête de la Liberté qui s'était déroulée dans le village de Mama.

 

Cette vague d’arrestations que rien ne peut justifier nous ramène plus de cinquante ans en arrière aux moments les plus sombres des complots politiques imaginaires des premières heures des indépendances en Côte d'Ivoire. En son temps, Laurent Gbagbo, éternel combattant de la liberté, les avait irrémédiablement condamnés. Il y avait joint l'action par la seule force des idées pour engager résolument son pays dans la consécration de la liberté d'expression et de conscience. Ces arrestations qui interviennent aujourd'hui achèvent de montrer à ceux qui en doutaient encore que la Côte d'Ivoire replonge dangereusement dans la pire tradition des autocraties pour lesquelles la seule opinion qui doit avoir droit de cité ne peut être que la leur.

 

Une trentaine d'années durant, Laurent Gbagbo a patiemment posé le sous-bassement de la démocratie dans son pays à travers la sacralisation de l'expression libre qu'il a imposée et fait partager. En arrêtant ces cadres de l'opposition, c'est la cristallisation du refus d'une Côte d'Ivoire où, comme le disait Laurent Gbagbo, personne ne doit être embastillé pour ses opinions.

Ce message lumineux par sa justesse doit triompher de la brutalité et de l'intimidation que l'on tente d’ériger en principe de gestion publique. 

Mais personne n'a jamais pu construire un barrage contre l'océan !

Soyons tous réunis pour défendre nos libertés, au premier rang desquelles la liberté d'expression et le triomphe de la justice, celle qui ne fait aucune différence entre les justiciables.

Nous les Amis de Laurent Gbagbo joignons notre voix à celle de tous ceux qui exigent la mise en liberté immédiate et sans condition des Professeurs Sébastien Dano Djédjé et Hubert Oulaye ainsi que du jeune Justin Koua injustement détenus.

 

A Paris le 7 mai 2015

 

Raphaël DAGBO

Président des Amis de Laurent GBAGBO

 

La déclaration en version imprimable (PDF)

 

 

2015-02

Hommage des Amis de Laurent Gbagbo à Désiré Porquet

Le 05/02/2015
 

Si la fidélité en amitié et la conviction dans l'idéal d'une Côte d'Ivoire souveraine, démocratique, paisible, réconciliée avec elle-même et prospère pouvait s'incarner dans une figure, Monsieur Désiré PORQUET en serait sans doute une des matérialisations les plus achevées dans sa relation avec l'Homme et le Président Laurent GBAGBO.

Avec sa disparition, Laurent GBAGBO et avec lui notre Association pleurent un Ami de ceux pour qui ce mot amitié ne signifiait bassement pas le partage d'intérêts matériels ponctuels mais bien une véritable complicité pouvant parfois tutoyer le don de soi y compris dans les pires moments de l'existence.

L'Association des Amis de Laurent GBAGBO, par ma voix, présente à son épouse, à ses enfants et à tous ses proches, nos condoléances les plus attristées.

Raphaël DAGBO
Président de l'Association des Amis de Laurent GBAGBO

 

 

2015-01

Les voeux du Président de l'Association

Notre espoir pour 2015

Cher(e)s ami(e)s,

 

Au nom du bureau de l'Association des Amis de Laurent GBAGBO, permettez-moi de souhaiter à chacune et à chacun d'entre vous ainsi qu'à tous ceux qui vous sont chers une excellente année 2015.
C'est par notre détermination à travers la multiplication de nos actions ainsi que notre insistance à montrer concrètement à l'opinion publique internationale l'homme de paix qu'a toujours été le Président Laurent GBAGBO que nous pourrons convaincre du caractère injuste de sa détention.

 

2015 doit ainsi nous servir à inscrire davantage dans le réel notre espoir de voir le Président Laurent GBAGBO recouvrer enfin la liberté mille fois méritée dont il n'aurait jamais dû être privé.
 

A toutes et à tous bonne année !
 

Raphaël DAGBO
Président de l'Association des Amis de Laurent GBAGBO

 

 

 

2014-10
 

Message de condoléances envoyé au Président Laurent GBAGBO
à l'occasion du décès de sa mère, Gado Marguerite, le 15 octobre 2014

Monsieur le Président, cher ami,

 

Nous avons appris avec beaucoup d'émotion le décès de madame votre maman dans des circonstances éprouvantes.
A cet instant à la fois particulier et unique, le bureau de l'Association de vos amis voudrait partager la douleur qui vous étreint et dont nous pouvons aisément deviner l'intensité ainsi que la violence.

Nous vous prions de trouver dans ces termes l'expression de notre indéfectible attachement et de notre soutien affectif.

 

Pour le bureau de l'Association des amis de Laurent GBAGBO
Le Président, Raphaël DAGBO

 

 

2014-07

Adresse à François Hollande à l'occasion de sa visite en Côte d'Ivoire

le 17 juillet 2014

 

Monsieur le Président,

 

Vous voilà en visite d’Etat sur le Continent africain et plus particulièrement ce jour en Côte d’Ivoire, terre aujourd’hui de sévices et de non-droit.

 

Vous avez été le premier destinataire de notre tribune « Pour l'exigence d'une vérité » où nous avons condamné la venue en France de Monsieur Hamed Bakayoko qui vous aura probablement « vendu » un Etat de droit, voire un pays de cocagne où tous les voyants étaient au vert. Sachez, Monsieur le Président, qu’il n’en n’est rien, bien au contraire ! (...)

 

Texte intégral en PDF

 

 

 

2014-06

 

Tribune signée par des personnalités mobilisées pour la libération

du Président Laurent GBAGBO

 

 

Tribune

 

Mise à jour du 13 juin 2014

 

 

POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU PRESIDENT
 LAURENT GBAGBO !

 

 

Depuis son élection en 2000, le président Laurent Gbagbo a été la victime d’attaques répétées - médiatiques, politiques, puis militaires -, qui ont culminé après sa réélection confirmée par le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, avec son arrestation le 11 avril 2011 par les forces spéciales françaises aidées par leurs supplétifs africains.
 
Après 10 jours de bombardements de la capitale économique ivoirienne, Abidjan, et particulièrement de la résidence présidentielle, suivis d'une répression impitoyable par les forces coalisées, provoquant des milliers de victimes parmi les partisans civils du président Gbagbo, ce dernier a été incarcéré hors de toute légalité dans le Nord du pays, dans des conditions de détention scandaleuses, ainsi que sa famille et l’ensemble de son gouvernement.

 

La justice des vainqueurs a ensuite organisé, en complicité avec le procureur de la Cour pénale internationale, les puissances néocoloniales et le nouveau régime qui leur est inféodé, son transfèrement à la Haye dans des conditions juridiquement plus que contestables.

 

Pour que la force des armes ne devienne pas un droit, nous, responsables politiques et intellectuels d’Afrique et du monde :
 
- Exigeons la libération immédiate du président Laurent Gbagbo ;
 
- Demandons sa réhabilitation judiciaire pleine et entière.

 

Seules cette libération et cette réhabilitation créeront les conditions du rétablissement d'une confiance mutuelle entre les populations de Côte d'Ivoire et d'une véritable réconciliation nationale.


 

SIGNATAIRES


Association des Amis de Laurent GBAGBO


Albert BOURGI /  Robert CHARVIN / Bernard Binlin DADIE / Amath DANSOKHO


Mireille FANON MENDES‑FRANCE / Patrice FINEL / Michel GALY


Joseph Kokou KOFFIGOH / Guy LABERTIT / Malick NDIAYE


Jean-François PROBST ( † ) / Denis PRYEN / Paul Bert RAHASIMANANA / Aminata TRAORE


Jean ZIEGLER / Kofi YAMGNANE / Boubacar Boris DIOP


Massa KONE (militant pour la défense des droits des démunis au Mali)


Félix TANO (ancien membre du Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire)


Les anciens Ministres de Côte d'Ivoire Adou ASSOA, Ahoua DON MELLO, Bertin KADET,


Lazare KOFFI KOFFI, Douayoua LIA BI, Clotilde OHOUOCHI, Hubert OULAYE //


Bernard HOUDIN / Hanny TCHELLEY / Calixthe BEYALA / Jean-Paul VANHOOVE


Alain CAPPEAU / René EMEH ELONG (U. P. C. en France – Cameroun) ( † )


Jean Paul TCHAKOTE (S. D. F. en France - Cameroun) / Djamal BENMERAD (Belgique)


Gadji CELI (Président en exil de l'Union nationale des artistes de Côte d'Ivoire, et du Bureau ivoirien du Droit d'auteur)


Didier ORSOT (Londres) / Prince SERRY dit JAH PRINCE

 


Contact Presse :
Raphaël DAGBO, président de l'Association des Amis de Laurent GBAGBO

 

Texte en PDF

 

 

2014-06

 

Courrier à l’occasion de la visite d’Hamed Bakayoko en France, 30 juin 2014

 

à l'intention de :

 

M. François HOLLANDE,
M. Manuel VALLS,
M. Bernard CAZENEUVE,
M. Jean Yves Le DRIAN,
Mme Anne HIDALGO,
M. Alain JUPPE,
M. Jean-Claude GAUDIN,
M. Alain ROUSSET

 

Le 30 juin 2014,

Manifeste,

pour l’exigence d’une vérité

 

Madame, Messieurs,

 

Vous allez vous apprêter à accueillir dans les ors de la République Hamed BAKAYOKO, lui rendre honneurs, hommages et distinctions ! Mais à quels titres ?
Sachez qu’en procédant ainsi vous allez cautionner un régime totalitaire qui a déposé, en avril 2011, l’Etat de droit démocratique installé par le Président Laurent GBAGBO, et qu’à cet égard, vous allez légitimer tout ce qui se passe aujourd’hui dans l’omerta la plus totale (...)

 

 

Texte intégral en PDF

 

 

2014-05

Campagne "Bring Back Our Gbagbo"

E-mail du 15 mai 2015
Objet : Pour la libération de Laurent Gbagbo

 

Chers amis,

La campagne «Bring back our Gbagbo », initiée par plusieurs cyberactivistes et responsables de mouvements animés par la volonté d'obtenir maintenant la libération de Laurent Gbagbo prend de l'ampleur, et nous en sommes heureux. Le mot d'ordre est simple et s'adresse à tous : afficher ces mêmes mots, « Bring back our Gbagbo », parfois avec quelques variantes, sur des panneaux que l'on fera circuler sur Internet ou que l'on brandira haut lors des rassemblements.

L'Association des Amis de Laurent Gbagbo se reconnaît pleinement dans cette initiative et invite ses adhérents et sympathisants à la soutenir et à s'en faire l'écho.

Bring back our Gbagbo !

 

Pour le Bureau de l'Association,

Raphaël Dagbo

 

Quelques liens aux photos publiées sur Internet dans le cadre de cette campagne :

 

http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2014/05/campagne-bring-back-our-gbagbo-now.html

La page Facebook portant le nom "Bring Back Our Gbagbo" :

 

 

 

Lors du lancement de l'Association

Pourquoi nous créons l'Association des Amis de Laurent GBAGBO

Présentation diffusée lors de la Journée du lancement officiel de l'Association

 

le 31 mai 2014

 

 

Pourquoi nous créons l'ASSOCIATION DES AMIS DE LAURENT GBAGBO ?

 

Pour dénoncer une injustice, contribuer à restaurer la vérité et soutenir un homme, Laurent GBAGBO, dont l'œuvre et le rôle doivent être reconnus à leur juste valeur.

 

Alors qu'il n'a cessé de lutter, tout au long de sa vie, pour la restauration du multipartisme et pour faire triompher la démocratie en Côte d'Ivoire, Laurent GBAGBO est aujourd'hui enfermé au Centre de détention de la Cour Pénale Internationale, à La Haye.

Parce qu'il a défendu de toutes ses forces la souveraineté de son pays, tout en portant haut les valeurs du panafricanisme, il est privé de liberté et sommé de se justifier face à une instance judiciaire dont la légitimité est sujette à caution.

 

Cette situation inconcevable de prime abord est l'aboutissement d'une intense campagne de calomnies initiée par une partie de la presse française dès l'élection de Laurent GBAGBO, en octobre 2000, à la tête de l'Etat ivoirien. Amplifiée par le pouvoir politique à partir de mai 2002, sous la présidence de Jacques Chirac, elle connut son paroxysme sous le mandat de Nicolas Sarkozy qui entraîna derrière lui l'ONU, l'Union Européenne, de nombreux pays et de larges franges de l'opinion française.

 

Cette campagne s'est attachée sans relâche à présenter le Président GBAGBO comme un ennemi de la démocratie et de la cohésion sociale dans le but de justifier aux yeux de la Communauté internationale les manoeuvres de déstabilisation entreprises contre la jeune démocratie ivoirienne : tentative de coup d'état de septembre 2002, appui militaire à une rébellion armée en avril 2011.

 

Dans cette guerre, rien n'a été épargné à Laurent GBAGBO : bombardements par l'armée française sous couvert de l'ONU, enlèvement et actes de violence contre sa personne et ses proches, séquestration prolongée dans le Nord de la Côte d'Ivoire, et pour finir incarcération par la Cour Pénale Internationale, sur la base d'accusations aussi fallacieuses qu’ignominieuses.

 

Après trois ans d'incarcération, aucune charge n'a pu être apportée contre Laurent GBAGBO, tout simplement parce que ces accusations sont contraires à la réalité. Son action dans l'opposition, comme celle qu'il mena ensuite en tant que chef d'Etat n'a jamais été entachée de la moindre tentation criminelle – et encore moins génocidaire ! – à l'égard des différentes composantes du peuple ivoirien.

 

Bien au contraire, il a toujours prôné le dialogue et le respect mutuel entre adversaires politiques, et favorisé toutes les initiatives visant à préserver la paix et l'unité nationale.

 

Cette vérité doit être rétablie, et Laurent GBAGBO libéré.

C'est le but que se fixe l'Association des Amis de Laurent Gbagbo, tel que défini dans ses Statuts.

 

Paris, le 31 mai 2014

Pour le Bureau de l'Association des Amis de Laurent GBAGBO

Raphaël DAGBO

 

Extraits des statuts

 

 

L'«Association des Amis de Laurent GBAGBO» a pour objet social de :
Contribuer à la libération et à la réhabilitation de Laurent GBAGBO en mettant en œuvre et en soutenant les actions visant à informer et interpeller l'opinion nationale et internationale, les médias et les responsables politiques sur :
- l'œuvre de Laurent GBAGBO ;
- le caractère injuste de sa détention ;
- la nature infamante des accusations portées contre lui ;
- l'importance décisive de sa libération pour une paix durable en Côte d'Ivoire.

Sensibiliser l’opinion publique nationale et internationale sur la vie et la situation actuelle de Laurent GBAGBO ;
Lutter contre la désinformation et toutes les formes de diabolisation au sujet de Laurent GBAGBO ;
Rassembler toutes les personnes physiques souhaitant contribuer à cette libération et réhabilitation en menant, notamment, une réflexion sur ces enjeux.
(…)
Elle n'est rattachée à aucune organisation politique.

 

Elle rassemble des personnes de toutes nationalités et de toutes opinions politiques, philosophiques ou religieuses approuvant les objectifs de l'Association et souhaitant contribuer à leur réalisation.
(…)

 

Texte en PDF


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

 

 

 

 




Les réactions

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Georgette Nekalo Le 07/04/2015 à 00:53:22

voici bientôt un an que l'association les amis de Laurent Gbagbo est crée. En une année, elle a fait pas mal d'activités. Il est important pour toutes les personnes qui croient au combat du Président Laurent Gbagbo de soutenir cette association

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