Le 6 août 2018 : annonce d'une mesure d'amnistie

pour Simone Gbagbo

et pour 800 prisonniers ou condamnés politiques

 

 

 

 

 

 
L'Association des Amis de Laurent GBAGBO
 
regroupe des personnes de toutes origines et sensibilités
souhaitant faire connaître la personnalité et l'oeuvre de Laurent GBAGBO
 

 

L'onde de choc qui a fait suite au dénouement violent de la crise postélectorale de 2010 en Côte d'Ivoire et le transfèrement tout aussi inattendu du Président Laurent GBAGBO à la Haye ont suscité une vague d'émotion qui s'est exprimée à travers de vives protestations en Côte d'Ivoire, en Afrique et quasiment partout dans le monde. Cela a donné lieu à des initiatives nombreuses et variées d'amis et d'associations patriotiques ou panafricaines.

Tous ceux qui se reconnaissent dans les idées et l'action de Laurent GBAGBO se sont organisés pour réclamer sa mise en liberté. Scandalisés par l'image sordide et volontairement haineuse véhiculée à son encontre, mais aussi par la négation éhontée et caricaturale des efforts inlassables qu'il a déployés pour maintenir la paix dans son pays dix années durant, ils ont décidé de mutualiser leur volonté d'agir pour faire découvrir ou redécouvrir l'homme, l'intellectuel et le dirigeant politique.

Cette volonté a donné naissance à l'Association des amis de Laurent GBAGBO. Elle se propose de sensibiliser l'opinion publique partout dans le monde sur le caractère injuste et infamant des accusations portées contre sa personne et de rétablir la réalité des faits sur son oeuvre, mais aussi sur son rôle, pour aboutir à sa réhabilitation par-delà sa libération.

Un examen, même rapide, de son action politique montre que rien n'a jamais été assez cher pour Laurent GBAGBO lorsqu'il s'est agi de faire triompher par la voie démocratique le respect de la pluralité des opinions dans son pays. De la même façon, rien n'a été trop cher à cet humaniste de conviction quand il s'est agi d'associer les Ivoiriens de toutes origines à la construction d'un destin national commun. Visionnaire dans une Afrique qu'il souhaite ne plus être, pour le monde, une simple variable d'ajustement politique et économique, il a proposé une intense coopération à l'échelle du continent pour intégrer les économies et accélérer l'émergence d'une identité africaine qui manque aujourd'hui.

L'Association, par la voix de son bureau, de son comité d'honneur et de l'ensemble de ses adhérents, agit pour que soit rétablie la vérité sur la personnalité et sur l'oeuvre de Laurent GBAGBO, fort éloignée de l'image qu'on a désespérément tenté d'imposer.

Au regard de ce qui précède, il est évident que la place de Laurent GBAGBO n'est pas à la Cour Pénale Internationale. Le maintenir en détention comme c'est actuellement le cas demeure le plus sûr moyen de faire obstacle à la réconciliation en Côte d'Ivoire. Celle-ci ne peut en effet se construire que sur la confiance mutuelle.

Laurent GBAGBO est sans doute la chance de la Côte d'Ivoire actuelle, mais aussi de l'Afrique. Pourquoi ? Parce qu'à l'évidence il semble être le seul anticonformiste qui croit à un apport typiquement africain dans ce monde qui s'interroge sur son futur.

Dès lors, atteindre nos objectifs, à savoir sa libération et sa réhabilitation, contribuera à défendre les idéaux de dignité humaine et de vérité.

 

Raphaël DAGBO
Président de l'Association des amis de Laurent GBAGBO

 

 
 

Adhérer à l'Association des Amis de Laurent Gbagbo

 
 
 

Depuis différentes villes d'Europe, des convois partiront le 30 septembre en direction de La Haye

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L'enjeu des audiences prévues à la CPI à partir du 1er octobre 2018 est particulièrement important, puisqu'à leur issue la Chambre devra se prononcer sur la demande de non-lieu formulée par les équipes de la Défense.
 
Des convois sont actuellement mis en place depuis Paris, depuis des villes de province, ainsi qu'au départ d'autres pays.
 

Départ de Lyon

 

 

 

Des organisations politiques et associatives lyonnaises préparent un voyage en car pour La Haye.
Prix d'un aller-retour : 40 €.
 
Départ
Dimanche 30 septembre à 21h00
Lieu de départ : Lyon
Point de rencontre : 64 avenue Leclerc, 69007 Lyon
Arrivée à La Haye: 1er octobre à 8h30
 
Retour de La Haye
Lundi 1er octobre à 18h00
Arrivée à Lyon à 4h30 - 64 avenue Leclerc, 69007 Lyon

 
Contact : 0650323410 / 0614166202 / 0613252553
 
Les personnes adhérentes à l'association des Amis de Laurent Gbagbo souhaitant participer à ce voyage sont invitées à se faire connaître.
 
 
 

Pétition pour la libération de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé
 
Une nouvelle pétition au texte court et actualisé (compte tenu de l'étape où en est le procès) a été lancée sur "change.org" par la Jeunesse Panafricaine (JEPA). Elle sera adressée à "la CPI et à la communauté internationale".
 
Pour lire et signer la pétition :
 
 
 
La Fondation "Pax Africana" a transmis à la presse ivoirienne et africaine un Communiqué réclamant la libération de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé
 
"Un élargissement de l’ancien dirigeant ivoirien, indique Edem Kodjo, ancien Secrétaire Général de l'OUA, aura le mérite de décrisper durablement l’atmosphère politique en Côte d’Ivoire, réduire les séquelles de la crise post-électorale d’avril 2011 et de redynamiser le prestige bien entamé de la fameuse CPI ».
En savoir plus
 
 
 

La presse ivoirienne et africaine a reçu communication d'une note signée de Charles Blé Goudé relative aux récentes visites à La Haye de militants des partis politiques RDR et PDCI-RDA.

 
"Avant tout propos, je voudrais faire la précision suivante :
 
Sans jamais avoir été associé ni s’être mêlé de nos discussions de quelque manière que ce soit, mais fidèle cependant à sa philosophie de générosité politique, le président Laurent Gbagbo a tout juste serré la main à mes hôtes comme il a toujours fait pour les autres Ivoiriennes et Ivoiriens qui ont souvent eu la chance de le trouver au parloir au moment où ils me visitaient et en éprouvent une fierté qu’ils expriment chacun selon son tempérament. Moi aussi, je suis ravi que des personnes d’obédiences politiques différentes soient fières d’être saluées par mon Président : Son excellence le président Gbagbo Laurent.
 
Pour le reste, sur mon chemin, je m’emploierai toujours à rassembler au-delà des différences et des différends. Cette ligne politique que je me suis librement imposée, je l’assume entièrement et elle sera mon leitmotiv au cours de toute ma carrière politique. Quelle que soit la violence des coups que j’aurais reçus de l’adversaire, je ne compte pas y renoncer. D’ailleurs, elle ne date pas d’aujourd’hui.
 
Même dans les circonstances les plus tendues et les situations les plus désespérées, je m’en suis toujours inspiré. Pour dire que je continuerai toujours d’aller vers l’autre quel que soit ce qui m’oppose à lui : telle est ma philosophie politique.
 
Ceux qui y adhèrent seront les bienvenus et ensemble nous travaillerons à rendre possible le modèle de société que nous souhaitons pour notre pays. Par contre, aux personnes sceptiques qui n’ont pas encore compris ma vision et ma démarche et qui sont très critiques à mon égard, je continuerai d’expliquer avec méthode et pédagogie, la nécessité de rassembler les Ivoiriens de nouveau.
 
Parce que je rêve d’une Côte d’Ivoire plurielle, je veux être le porte-étendard d’une politique qui rassemble au-delà des clans et qui transcende les clivages.
 
Il est vrai que les circonstances de l’histoire nous ont imposé une crise dont notre pays peine à se remettre, mais nous ne sommes pas obligés de prolonger ce conflit.
 
Il nous est encore possible de ramener notre pays sur les rails de la paix et de la réconciliation.
 
Une telle mission d’intérêt national appelle à des efforts mutuels et à un dépassement de soi.
 
Le pardon, qu’on le demande ou qu’on l’accorde, est une étape inévitable qui se dresse sur le chemin qui mène à la réconciliation que nous appelons de tous nos vœux.
 
Les plaies et les cicatrices causées par cette crise, elles font encore mal, très mal même, je le sais.
 
Et pourtant, il nous faut trouver les voies et moyens pour les panser afin qu’elles guérissent un jour : tel est le devoir des survivants à toute guerre.
 
Dans un silence bruyant, les populations expriment chaque jour un besoin d’oxygène à la classe politique et aux élites ivoiriennes.
 
À la veille des élections de 2020, la responsabilité de la classe politique envers le peuple s’avère très grande.
 
Personne, je dis bien personne au nom de ses ambitions personnelles et des intérêts de son clan, n’a le droit d’entraîner de nouveau notre pays vers des eaux troubles et dans une aventure à l’issue catastrophique.
 
Au contraire, parce que, ce que nous disons, ce que nous décidons, ce que nous faisons ou ce que nous faisons faire, selon les circonstances peut impacter positivement ou négativement la vie de millions de nos concitoyens qui ont placé leur confiance en nous du fait qu’ils nous considèrent comme leurs leaders et épousent les causes que nous incarnons, nous devons apporter l’unité là où il y a eu la discorde et semer l’espérance à la place du désespoir.
 
Lorsque nous faisons face aux questions qui engagent la vie de la nation, nos personnes, nos égos et nos ressentis se doivent de s’éclipser pour faire place à l’intérêt national, c’est-à-dire l’intérêt des populations aux noms desquelles nous prétendons parler.
 
Au vu du traumatisme dont notre pays peine à se remettre, les Ivoiriens ne pardonneront pas que la classe politique les plonge à nouveau dans une autre zone inondable. Alors, agissons pendant qu’il est encore temps. Car, comme je l’avais déjà dit avant les élections de 2010, l’atmosphère post-électorale est la fille de l’atmosphère pré-électorale. Mieux, il ne peut y avoir une Côte d’Ivoire où ne vivent que des pro-Ouattara, des pro-Gbagbo ou des pro-Bedié.
 
Agir dès maintenant, c’est renoncer aux retombées immédiates et éphémères des discours bellicistes dont le seul objectif populiste est de paraître brave face à nos partisans, de nous réjouir et de jouir de leurs applaudissements : là commence le sens de la responsabilité qui incombe à tous et à chacun.
En ce qui me concerne, de ma cellule de prison, je ferai toujours ma part.
 
C’est tout le sens que revêtent mes récentes démarches politiques et les visites que m’ont rendues les différentes délégations de jeunes nordistes militants du RDR et le délégué général du PDCI-RDA de France. En effet, après un message envoyé au Président Bédié par le truchement du COJEP reçu à Daoukro, qui a ensuite rencontré le Ministre Guikahué, secrétaire exécutif du PDCI-RDA, après avoir reçu ici à La Haye KKB à plusieurs reprises, Meambly Évariste, Wakili Alafé, tout récemment le Ministre Jean-Louis Billon, pour ne citer que ceux-là, j’ai reçu ce jour 22 août 2018, le délégué PDCI-RDA de France.
 
Parlant de la visite des jeunes nordistes du RDR, lorsqu’ils ont émis le souhait de me visiter ici dans mon lieu de détention à La Haye, je ne les connais pas physiquement et nos rapports politiques n’étaient pas des plus cordiaux avant que je les rencontre le 20 août 2018. Au cours de nos échanges, ils m’ont même avoué n’avoir jamais été tendres avec moi sur les réseaux sociaux.
 
Pourtant, je ne leur en ai pas voulu. J’ai plutôt loué ce courage qui pour moi a fait la beauté de cette rencontre, lui conférant ainsi une note de sincérité.
Dans tous les cas, pour moi, ce qui compte, c’est que des Ivoiriens ont demandé à me visiter pour qu’ensemble nous parlions de l’avenir de la Côte d’Ivoire notre bien commun.
 
Nous nous sommes parlés courageusement, par moment avec beaucoup d’émotions, mais in fine, nous avons tous admis que pour recoller les morceaux déchirés, la Côte d’Ivoire a besoin de tous ses fils et de toutes ses filles.
 
À la fin des visites, mes hôtes sont repartis chez eux sans que personne n’ait renoncé à ses convictions mais que l’amour de la Côte d’Ivoire ait triomphé.
 
C’est de cette Côte d’Ivoire là que je rêve. Ce rêve, je voudrais le partager avec le maximum de mes concitoyens pour un jour en faire une réalité vivante.

À Dieu nous demandons la sagesse.
 
Fait à La Haye, le mercredi 22 août 2018
Charles Blé Goudé
Homme politique en transit à La Haye"
 
(Source : NewsAfricaNow, 24 août 2018)

 

 


Il n'aura échappé à personne que les accusations rocambolesques et sans aucun fondement qui avaient fait florès contre Simone Gbagbo dans les colonnes de certains médias français, et ce dès l'élection de Laurent Gbagbo à la Présidence de la République de Côte d'Ivoire en octobre 2000, si elles étaient devenues plutôt discrètes depuis son emprisonnement en avril 2011, se sont réveillées dans des termes identiques dès sa remise en liberté.
 
La contribution qui suit est une demande de rectificatif envoyée par une amie au journal La Croix.
 
"Bonjour,

Je me résous à vous écrire après avoir lu l'article du 08/08/2018 signé par Justine Benoit ayant pour titre "En Côte d'Ivoire, la "Dame de fer" sort de prison".

Cet article est partisan et les seuls termes qui décrivent Madame Gbagbo sont "dame de fer", réputation de dureté, influente épouse, crainte, présidente à poigne ; tous trouvés dans les premiers liens proposés quand on "googlise" son nom.

La journaliste a écrit un article très orienté laissant croire au lecteur de votre journal que Madame Gbagbo serait amnistiée par le Président Ouattara malgré sa culpabilité. Ainsi elle écrit que l'ancienne première dame avait été condamnée en 2015 à 20 ans de prison, mais elle oublie de préciser qu'en 2017, la cour d'assises d'Abidjan l'avait acquittée après un jugement de près de dix mois pour crime contre l'humanité lors de la crise post-électorale 2010-2011. De même, elle ajoute qu'elle reste poursuivie par la Cour Pénale Internationale sans préciser que certains responsables des forces "rebelles" côté Ouattara le sont également.

La journaliste écrit aussi que son mari (Laurent Gbagbo) reste incarcéré au centre de détention de la CPI depuis 2011 laissant entendre qu'il est coupable alors qu'il n'a pas encore été jugé et que le dossier d'accusation s'est révélé être vide (lire les articles Médiapart sortis ces derniers mois). Cette journaliste semble méconnaître le principe de la présomption d’innocence par ses sous-entendus. Justine Benoit cite encore un spécialiste de la géographie politique qui parle à l'occasion de cette amnistie "d'une forme d'impunité" pour les pro Gbagbo. Pourquoi n'est-il pas évoqué alors également l'impunité de tous les crimes des chefs de guerre rebelles de Ouattara (Duekoué, Nahibly... ) ? De même, elle revient sur la rumeur d'un lien entre Simone Gbagbo et les escadrons de la mort, alors que le 3 mai 2006 la justice française a condamné le journal Le Monde pour diffamation envers le président ivoirien Laurent Gbagbo et son épouse pour un article alimentant cette rumeur.

La photo de Simone Gbagbo choisie pour illustrer l'article va dans le même sens.

Je suis assez étonnée et déçue de constater que votre journaliste a rédigé un article partial qui ne prend absolument pas en compte l'évolution de la situation suite aux procès et aux travaux des journalistes d'investigations de ces dernières années (Fanny Pigeaud, François Mattéi, Théophile Kouamouo, Charles Onana).

J'espère vraiment qu'il y aura un rectificatif dans un prochain numéro de la Croix."
 
 

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