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Le 8 juillet à Montpellier

 

 

 

 

 

 
L'Association des Amis de Laurent GBAGBO
 
regroupe des personnes de toutes origines et sensibilités
souhaitant faire connaître la personnalité et l'oeuvre de Laurent GBAGBO
 

 

L'onde de choc qui a fait suite au dénouement violent de la crise postélectorale de 2010 en Côte d'Ivoire et le transfèrement tout aussi inattendu du Président Laurent GBAGBO à la Haye ont suscité une vague d'émotion qui s'est exprimée à travers de vives protestations en Côte d'Ivoire, en Afrique et quasiment partout dans le monde. Cela a donné lieu à des initiatives nombreuses et variées d'amis et d'associations patriotiques ou panafricaines.

Tous ceux qui se reconnaissent dans les idées et l'action de Laurent GBAGBO se sont organisés pour réclamer sa mise en liberté. Scandalisés par l'image sordide et volontairement haineuse véhiculée à son encontre, mais aussi par la négation éhontée et caricaturale des efforts inlassables qu'il a déployés pour maintenir la paix dans son pays dix années durant, ils ont décidé de mutualiser leur volonté d'agir pour faire découvrir ou redécouvrir l'homme, l'intellectuel et le dirigeant politique.

Cette volonté a donné naissance à l'Association des amis de Laurent GBAGBO. Elle se propose de sensibiliser l'opinion publique partout dans le monde sur le caractère injuste et infamant des accusations portées contre sa personne et de rétablir la réalité des faits sur son oeuvre, mais aussi sur son rôle, pour aboutir à sa réhabilitation par-delà sa libération.

Un examen, même rapide, de son action politique montre que rien n'a jamais été assez cher pour Laurent GBAGBO lorsqu'il s'est agi de faire triompher par la voie démocratique le respect de la pluralité des opinions dans son pays. De la même façon, rien n'a été trop cher à cet humaniste de conviction quand il s'est agi d'associer les Ivoiriens de toutes origines à la construction d'un destin national commun. Visionnaire dans une Afrique qu'il souhaite ne plus être, pour le monde, une simple variable d'ajustement politique et économique, il a proposé une intense coopération à l'échelle du continent pour intégrer les économies et accélérer l'émergence d'une identité africaine qui manque aujourd'hui.

L'Association, par la voix de son bureau, de son comité d'honneur et de l'ensemble de ses adhérents, agit pour que soit rétablie la vérité sur la personnalité et sur l'oeuvre de Laurent GBAGBO, fort éloignée de l'image qu'on a désespérément tenté d'imposer.

Au regard de ce qui précède, il est évident que la place de Laurent GBAGBO n'est pas à la Cour Pénale Internationale. Le maintenir en détention comme c'est actuellement le cas demeure le plus sûr moyen de faire obstacle à la réconciliation en Côte d'Ivoire. Celle-ci ne peut en effet se construire que sur la confiance mutuelle.

Laurent GBAGBO est sans doute la chance de la Côte d'Ivoire actuelle, mais aussi de l'Afrique. Pourquoi ? Parce qu'à l'évidence il semble être le seul anticonformiste qui croit à un apport typiquement africain dans ce monde qui s'interroge sur son futur.

Dès lors, atteindre nos objectifs, à savoir sa libération et sa réhabilitation, contribuera à défendre les idéaux de dignité humaine et de vérité.

 

Raphaël DAGBO
Président de l'Association des amis de Laurent GBAGBO

 

 
 

Adhérer à l'Association des Amis de Laurent Gbagbo

 
 
 
Contexte
Il se sera écoulé presque deux ans entre le dépôt du rapport final de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation présidée par Charles Konan Banny (décembre 2014) et sa diffusion par les autorités (en octobre 2016) auprès de la population ivoirienne et, plus largement, de tous ceux qui, dans le monde, en espéraient un éclaircissement sur les évènements qui endeuillèrent la Côte d'Ivoire depuis 2002 !
En revanche, et à titre d'exemples, on constate que :
- le responsable de la Coalition des Indignés de Côte d'Ivoire, David Samba, est maintenu illégalement en détention alors que la durée de la peine prononcée par le tribunal à son encontre est dépassée depuis plusieurs mois ;
- des militants politiques de l'opposition ont été emprisonnés peu de temps après leur retour d'exil (par exemple le Dr Adou Assoa), en dépit des "promesses" et autres appels à revenir au pays ;
- dès lors que des médias entreprennent de mettre ces faits en lumière, il n'y a plus de "liberté de la presse" qui tienne, et la "liberté d'expression" n'est pas de mise.
 
La négation de l'existence de prisonniers politiques
C'est ce dont témoigne le procès intenté actuellement contre Michel Gbagbo et contre le journal en ligne Koaci.com pour avoir diffusé de "fausses informations", à savoir qu'il y avait des prisonniers politiques en Côte d'Ivoire.
Pourtant, lorsque des personnes sont emprisonnées pour leurs opinions ou pour leur activité politique ou syndicale - avérées ou supposées -, elles répondent bien à la définition de "prisonniers politiques" ou "prisonniers d'opinion" ; sans compter les personnes disparues et recherchées en vain par leurs proches depuis le conflit postélectoral de 2010-2011. Tout ceci a d'ailleurs été constaté par des ONG et par des personnalités politiques et religieuses.
 
Michel Gbagbo
Rappelons que Michel Gbagbo, le fils franco-ivoirien du Président Laurent Gbagbo, n'a cessé depuis le 11 avril 2011, d'être l'objet de diverses formes de répression et de harcèlement judiciaire : violenté à l'Hôtel du Golf, emprisonné à Bouna sans notification d'aucune charge avant août 2011, à telle enseigne que la Cour de Justice de la CEDEAO a déclaré le 22 février 2013 sa détention arbitraire et illégale - ; puis il fut interdit de sortie du territoire ivoirien après sa mise en liberté provisoire le 5 août 2013 ; et condamné à 5 ans d'emprisonnement dans le cadre d'un procès collectif et politique concernant, à partir du 26 août 2014, plus de 80 personnes présentes dans le box des accusés pour leur proximité avec Laurent Gbagbo et/ou pour l'avoir considéré comme le président légitimement élu de la Côte d'Ivoire.
On a assisté pendant plusieurs mois à une succession d'audiences caractérisées par l'absence de faits étayant les chefs d'accusation et, conséquemment, une absence de preuves et la présentation de témoins non crédibles. Le déroulé des audiences dont la presse s'est fait l'écho a mis en évidence le caractère politique de ce type de procès.
 
Le procès de Michel Gbagbo et du directeur général de Koaci.com, Laurent Despas pour divulgation de "fausses informations" fixé initialement au vendredi 23 juin 2017 a été reporté au vendredi 30 juin.
 
 
Interview de Maître Ange Rodrigue Dadjé, avocat de Michel Gbagbo (à ses côtés)
L'avocat dénonce le "deux poids deux mesures" de ce type de poursuites
Vidéo mise en ligne par Citoyen media le 23 juin 2017 - Durée : 1:13 mn
 
 
 
 
 
 
 

 


Pour l'anniversaire de Simone Gbagbo Posté le 21/06/2017 - Par Dagbo Raphael Actions de soutien

A Simone Gbagbo qui a eu 68 ans le 20 juin 2017
 
Vous savez, chère Madame, que la Liberté est toujours un peu de ce miel que l'on cueille sur des ronces. Au côté de Votre illustre époux le président Laurent GBAGBO, vous avez montré votre détermination à faire de la souveraineté de la Côte d'Ivoire une exigence non négociable. Ce choix dont vous payez actuellement le prix politique vous honore et vous inscrit dans la mémoire vivante de la revendication de l'identité des Ivoiriens d'où qu'ils viennent.
 
L'association des Amis de Laurent Gbagbo salue ici vos convictions légitimes et vous souhaite un joyeux anniversaire en attendant votre retour parmi nous.
 
Raphaël DAGBO, président de l'Association des Amis de Laurent Gbagbo
 

(Source de l'image : Ivoirebusiness)

 

 

 

 

 

   


Ce lundi 19 juin 2017 a repris le scénario maintenant bien connu des audiences de la CPI, avec l'arrivée d'un nouveau témoin, un militaire, produit par l'accusation.
Le contre-interrogatoire de la défense (par Maître Altit) a débuté en fin de journée et devrait se poursuivre le mardi 20 juin à partir de 9 h 30 (donc avec le début de la retransmission à 10 h, soit 8 h GMT).
 

Dans le but de faire fructifier l'élan populaire exprimé à travers les résultats de la pétition lancée le 22 juin 2016 pour la libération du Président Laurent Gbagbo, ses initiateurs organisent des rencontres avec des institutions telles que la CEDEAO.
 
Rappel de quelques chiffres :
Nombre total de signataires : 26 767 611
dont 13 853 978 en Côte d'Ivoire, 4 290 608 dans les autres pays d'Afrique, 7 497 513 en Europe
 
Compte rendu de la rencontre par le journal Le Temps :
 
« La Cedeao n’est pas restée sourde au résultat de la pétition. Une pétition ayant enregistré plus de 25 millions de personnes partout dans le monde, ça interpelle ». Voici les propos rassurants de Se M. Babacar Carlos Mbaye le représentant permanent de la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) à Abidjan en Côte d’Ivoire à la forte délégation de membres signataires de la pétition internationale pour la libération du Président Laurent Gbagbo qu’il recevait en audience. Ce matin du vendredi 16 juin 2017, une forte délégation de membres signataires de la pétition internationale pour la libération du Président Laurent Gbagbo a en effet rencontré M. Babacar Carlos Mbaye le représentant permanent de la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) à Abidjan en Côte d’Ivoire. La rencontre a eu lieu à 10 [heures] précises, dans les locaux de ladite organisation sis[e] au plateau. Il était question pour les deux groupes de discuter des possibilités d’actions pour libérer l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo au terme de la pétition initiée conjointement par l’écrivain ivoirien Bernard Bélin Dadié et l’ancien Premier ministre togolais Joseph Kokou Koffigoh. Au cours des échanges, la délégation conduite par Franck Zingoua, représentant l’initiateur Bernard Bélin Dadié, a demandé à la Cedeao d’user de tout son poids pour obtenir la libération du président Laurent Gbagbo, de tous les détenus politiques ainsi que le retour sécurisé des milliers d’exilés politiques.
 
Elle (délégation) a informé le diplomate qu’il y a eu environ 15 millions de pétitionnaires originaires de la Cedeao qui se sont exprimés en faveur de la libération du président Laurent Gbagbo. Le représentant permanent de la commission de la Cedeao, l’ambassadeur Babacar Carlos Mbaye, a tout de suite rassuré ses hôtes. « La Cedeao n’est pas restée sourde au résultat de la pétition. Une pétition ayant enregistré plus de 25 millions de personnes partout dans le monde, ça interpelle », a affirmé le Représentant de la Cedeao en Côte d’Ivoire. Et le diplomate africain de poursuivre : « Il est donc temps pour la Cedeao d’œuvrer désormais à la libération du président Laurent Gbagbo. » Cet échange enrichissant s’est achevé autour de 11h. Faut-il le rappeler, la délégation de la pétition était composée de Franck Zingoua (porte-parole du doyen Bernard Dadié), Maurice Lohourignon (secrétaire exécutif du bureau de la coordination de la pétition), du professeur David Komono, Mme Odette Sauyet Likikouet, et César Étou pour le compte du Front populaire ivoirien (Fpi) le parti fondé par le président Laurent Gbagbo, et Paul Arnaud Bohui de l’UNG.
 
In : Le Temps, 17 juin 2017
Source : Le Combattant ; titre de la Rédaction
 
Rencontre avec la CEDEAO 20170616
(Source : Le Combattant)
 
 

 


Jean-Christophe Notin, auteur d’un livre de désinformation sur les relations entre la France et la Côte d’Ivoire

 

Par Théophile Kouamouo
 
(Je republie cet article paru le 18/06/2014 alors que ... Jean-Christophe Notin fait le beau à On n’est pas couché sur France 2).

 

C’est un bouquin dangereux pour les générations futures, qui tente de réécrire l’Histoire récente et multiplie les absurdités grossières et les contre-vérités. Ce qui ne l’empêche pas de s’imposer en  France comme un « livre de référence » dont on peuplera les bibliothèques et instituts spécialisés. Et pourtant !

 

Theophile Kouamouo

Théophile Kouamouo

 

A quoi cela sert-il donc de « faire de la publicité » à un ouvrage que l’on estime à la fois malhonnête, dangereux et souvent totalement à côté de la plaque ? Telle est la question que l’on peut se poser en s’engageant dans la lecture de cet article consacré au livre « Le crocodile et le scorpion » de Jean-Christophe Notin, sous-titré « La France et la Côte d’Ivoire (1999–2013) ». Pourquoi contribuer à rendre célèbre des écrits qui participent d’une entreprise de travestissement de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire, dans le but de dédouaner une ancienne puissance coloniale pourtant grandement responsable du chaos qui y a régné pendant une longue décennie ?
 
 
D’abord et avant tout parce qu’il est impérieux de déconstruire les techniques manipulatoires de ce qu’il faut bien appeler une « littérature des services ». Comme nombre d’ouvrages précédents dans la même veine, « Le crocodile et le scorpion » se caractérise par une série d’erreurs grossières, qui trahissent la méconnaissance grossière du sujet par son auteur, qui croit pallier son ignorance en se servant de fiches et d’entretiens avec des « sources » exclusivement issues de la diplomatie, de l’armée et des agences de renseignement hexagonales. Sans surprise, il se livre à un révisionnisme honteux et maladroit de l’histoire récente, en remettant en cause des faits désormais établis sans grand risque, dans la mesure où un grand nombre de ses lecteurs, qui ne savent pas, vont le croire sur parole. Et qu’un petit nombre d’entre eux, qui savent, vont se demander à quoi bon faire de la publicité à un livre qui ne le mérite pas…
 
Et pourtant. A ne pas démasquer l’imposture du livre de Notin, on court le risque de le laisser prospérer comme « ouvrage de référence », comme le considère déjà l’émission « Le Dessous des Cartes » diffusée sur la chaîne de télévision franco-allemande Arte et largement ventilée dans les bibliothèques universitaires du monde entier.
 
Comment être « spécialiste » d’un pays qu’on ne connaît pas du tout
 
Accabler Gbagbo, encenser Ouattara, dédouaner la France et saupoudrer le tout « d’ivoirité ». La recette utilisée par Jean-Christophe Notin aux fins de planter le décor ivoirien n’est pas nouvelle. Mais à vouloir expliquer un contexte qu’il ne maîtrise pas, l’auteur se couvre de ridicule. Petit florilège non exhaustif.
 
- En page 19, Notin écrit que Ouattara a pris « un peu plus d’étoffe » en 1994 en créant le RDR. Or, c’est Djéni Kobina qui a créé le RDR en question, dont Ouattara n’a pris la tête qu’en 1999.
 
- En page 20, il essaie d’expliquer qu’Alassane Ouattara a été burkinabé sans vraiment l’être dans un développement confus et sacrément inexact. Pour les besoins de sa cause, il va jusqu’à dire que Ouattara doit « sa nationalité burkinabée » qui n’a tenu qu’à « des circonstances particulières » à… Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir en 1987. Alors qu’Alassane Ouattara a été enregistré comme étudiant burkinabé aux Etats-Unis dans les années 1960 et a été vice-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) au titre du Burkina Faso dès 1983.
 
- En page 36, l’auteur écrit, sans sourciller, qu’un second tour a eu lieu lors de la présidentielle de 2000, ce qui est rigoureusement faux, et que c’est suite à ce second tour que Gbagbo a été élu. Or Gbagbo a été élu, en 2000, au premier tour face au général Guei.
 
- En page 37, il invoque un « entre deux tours » lors des élections législatives, ce qui est d’autant plus grotesque que les lois ivoiriennes prévoient que ce scrutin soit un scrutin à un tour.
 
- En page 38, il prétend que Simone Gbagbo a fait plus de prison que son mari, ce qui est flatteur mais faux.
 
Toujours à la page 38, il écrit que le couple Gbagbo était membre de l’église Foursquare, ce qui est faux (ils étaient membres de l’église Schékina Glory de Moïse Koré). Et que le fondateur de Forsquare, c’est… « Papa nouveau », qu’il confond manifestement avec Sévérin Kacou. A la page 211, — il confond le pasteur Moïse Koré et Koné Malachie.
 
- A la page 75, Christophe Notin apprend au lecteur médusé que Charles Blé Goudé est « souvent secondé » par Jeannette Koudou, la sœur de Laurent Gbagbo, qui a l’âge d’être sa mère… et qui n’appartient ni de près ni de loin au mouvement des Jeunes Patriotes.
 
- En page 123, il indique qu’en novembre 2004, Désiré Tagro était le directeur de cabinet de Gbagbo, alors qu’il était Conseiller spécial aux Affaires juridiques et porte-parole de la présidence.
 
- En page 236, il affirme doctement que Marcel Gossio, alors directeur du Port autonome d’Abidjan, était ministre de l’Economie dans le gouvernement Aké N’Gbo. En réalité, par méconnaissance des hommes et du contexte, il le confond avec Désiré Dallo, directeur du Port autonome de San Pedro devenu effectivement grand argentier dans le dernier exécutif de Gbagbo.
 
 
Un Français qui ne connaît pas le mode de scrutin lors des élections législatives américaines, qui se trompe sur les fonctions officielles des collaborateurs d’Obama, sur le nom de son pasteur, sur le parcours de son épouse et la genèse d’une des principales forces politiques en présence peut-il s’ériger en spécialiste des Etats-Unis ? Non. Mais quand il s’agit de l’Afrique francophone, toutes les impostures sont possibles. N’importe qui, actionné par les réseaux les plus glauques d’une diplomatie néocoloniale qui veut se faire passer pour une oie blanche et diffuser sa propagande, peut surgir et bénéficier, à Paris, d’une « respectabilité » refusée à des auteurs africains maîtrisant mieux leur sujet, où à des Français qui tentent de pousser leurs compatriotes à se poser les bonnes questions.
 
Une réécriture grotesque de l’histoire récente
 
Il faut croire que les livres d’auteurs comme Charles Onana, les documentaires engagés comme ceux de Sidiki Bakaba (« La victoire aux mains nues ») et Hanny Tchelley (« Un homme une vision ») ainsi que le patient travail journalistique exercé localement avec fort peu de moyens dérange la France officielle, qui n’a pas été habituée, au cours des crises africaines où elle est intervenue depuis les indépendances, à un tel répondant. Le Crocodile et le Scorpion (qui cite d’ailleurs Le Courrier d’Abidjan et Le Nouveau Courrier pour les diaboliser) est un livre de « riposte ». C’est un ouvrage qui tente, même s’il s’en défend mal, de réhabiliter une version officielle de l’Histoire dans laquelle la bonne France serait un crocodile qui aurait essayé de transporter le scorpion (la Côte d’Ivoire) d’une rive à l’autre du fleuve mais se serait vue piquer par son dard ingrat. La thèse épouse donc la matrice idéologique de la « négrologie », selon laquelle l’Afrique se suicide, prise de convulsions irrationnelles, en dépit de la bonne volonté de ses sauveurs mal récompensés. La France est gentille ; le Burkina Faso innocent ; Ouattara adorable ; Gbagbo méchant et manipulateur. On connaît la chanson ! Une chanson que l’interprète Notin ne parvient pas à mettre en musique. A vouloir raconter une histoire qui n’existe pas, il défend des mensonges que leurs auteurs initiaux ont déjà abandonné, dit une chose et son contraire, ment éhontément là où des images parlent d’elles-mêmes… Son échec à bâtir un mensonge solide est réjouissant : il nous indique qu’au match de l’Histoire, la grande, les révisionnistes à la petite semaine ont déjà perdu.
 
(...)
 
Lire l'article complet sur le blog de Théophile Kouamouo, 11 juin 2017
 
Version originale (18/06/2014)
 
(Surtitre de la Rédaction)
 
 

 


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